Extension. Le tribunal de Luxembourg vient de rendre un arrêt confirmant la possibilité pour un Etat membre de l’Union européenne de saisir la Commission pour évaluer tout type d’acquisition susceptible d’affecter la concurrence. Cette décision a été rendue dans le cadre du rachat de Grail par Illumina, deux biotechs américaines, une opération qui ne relève pourtant pas des règles nationales des Etats membres. Mais l’article 22 du règlement européen sur les concentrations, jamais appliqué jusqu’à présent, permet à une autorité nationale de saisir la Commission européenne pour évaluer n’importe quelle concentration. Le tribunal de Luxembourg a donc validé l’utilisation de cet article. Illumina, qui s’était vu imposer des mesures conservatoires par Bruxelles en octobre, a indiqué se pourvoir devant la Cour de justice de l’Union européenne.
Dans le cadre de son enquête sectorielle sur le fonctionnement concurrentiel du secteur de l’informatique en nuage «cloud» lancée en janvier dernier, l’Autorité de la concurrence soumet à consultation publique un document intermédiaire. L’enquête sectorielle est principalement centrée sur le cloud public ou hybride, et plus particulièrement sur les modèles IaaS et PaaS. Les parties prenantes sont invitées à se prononcer sur la délimitation des marchés pertinents et sur les pratiques mises en œuvre ou susceptibles d’être mises en œuvre dans le secteur. La consultation est ouverte jusqu’au 19 septembre 2022.
Dans le cadre de son enquête sectorielle sur le fonctionnement concurrentiel du secteur de l’informatique en nuage « cloud » lancée en janvier dernier, l’Autorité de la concurrence soumet à consultation publique un document intermédiaire. L’enquête sectorielle est principalement centrée sur le cloud public ou hybride, et plus particulièrement sur les modèles IaaS et PaaS. Les parties prenantes sont invitées à se prononcer sur la délimitation des marchés pertinents et sur les pratiques mises en œuvre ou susceptibles d’être mises en œuvre dans le secteur. La consultation est ouverte jusqu’au 19 septembre 2022.
La justice européenne confirme la possibilité pour la Commission européenne de se prononcer sur un rachat sous les seuils réglementaires en cas de menace sur la concurrence.
Le rapporteur général de l’Autorité de la concurrence a notifié le 23 juin 2022 dix griefs d’entente anticoncurrentielle à six entreprises dans le secteur de l’assainissement et du démantèlement nucléaire. Les infractions poursuivies concernent des pratiques d’échanges d’informations, d’offres de couverture et de répartition de lots dans le cadre de procédures de marchés publics. Cette notification fait suite à des opérations de visites et saisies inopinées le 11 février 2019. Cet acte d’instruction ouvre la procédure contradictoire et permet l’exercice des droits de la défense par les parties.
Le rapporteur général de l’Autorité de la concurrence a notifié le 23 juin 2022 dix griefs d’entente anticoncurrentielle à six entreprises dans le secteur de l’assainissement et du démantèlement nucléaire. Les infractions poursuivies concernent des pratiques d’échanges d’informations, d’offres de couverture et de répartition de lots dans le cadre de procédures de marchés publics.
L’office fédéral anti-cartels (Bundeskartellamt), l’autorité allemande de régulation de la concurrence, a annoncé mardi avoir approuvé le rachat de la société d’autopartage Share Now par Stellantis. Le groupe automobile issu de la fusion entre PSA et Fiat Chrysler avait annoncé début mai le projet d’acquisition, pour un montant non précisé, de cette société en vue de renforcer Free2Move, sa division spécialisée dans les nouvelles mobilités. Share Now est une coentreprise entre Mercedes-Benz Mobility et BMW, née en 2019 de la fusion de leurs services d’autopartage respectifs, Car2go et DriveNow.
Le Cigref, association des grands acteurs privés et publics pour le numérique, s’inquiète des effets du projet de rachat de VMware par Broadcom, pour 61 milliards de dollars. Avec d’autres associations professionnelles européennes, le Cigref a alerté la Commission européenne « sur les risques de pratiques abusives auxquels ce rachat pourrait conduire, compte tenu de la situation dominante de VMware sur les services de virtualisation, et des pratiques contractuelles et commerciales observées par les clients de Broadcom », précise le communiqué.
L'antitrust accepte les engagements de Google, fortement revus à la hausse. Cette décision aura force d’exemple en Europe et pour les autres plateformes.
Plus que sanctionner Meta (Facebook) pour pratiques anticoncurrentielles, l’Autorité de la concurrence a préféré négocier des engagements exigeants pour sauvegarder la concurrence sur le marché français de la publicité en ligne non liée aux recherches. Criteo, qui avait saisi l’Autorité en 2019, s’est félicité de cette décision qui «rétablit son statut de partenaire et son accès au Meta Ad Inventory».
Le Tribunal de l’Union européenne vient d’annuler intégralement la décision de la Commission européenne du 24 janvier 2018, qui avait infligé à Qualcomm une amende de près d’un milliard d’euros pour abus de position dominante sur le marché mondial des chipsets compatibles avec la norme Long Term Evolution (LTE), de février 2011 à septembre 2016. Le Tribunal « constate que plusieurs irrégularités procédurales ont affecté les droits de la défense de Qualcomm et infirme l’analyse menée par la Commission du comportement reproché à cette société », précise le communiqué.
Le gendarme allemand de la concurrence a annoncé mardi avoir ouvert une enquête sur le groupe américain Apple et son récent dispositif exigeant le consentement de l’utilisateur pour le suivi de leurs données par des applications tierces. Tout en disant «accueillir favorablement les modèles commerciaux respectueux des données privées», le régulateur allemand reproche à Apple de ne pas s’appliquer ses propres règles, introduisant ainsi une distorsion de concurrence. L’Office fédéral anticartel (Bundeskartellamt) entend donc examiner «le soupçon initial selon lequel ces règles pourraient privilégier les propres offres d’Apple ou entraver d’autres entreprises». Il a lancé son enquête en vertu d’une loi de 2021 étendant ses pouvoirs face aux grands groupes numériques. Sur cette base, le régulateur a au cours des derniers mois ouvert plusieurs procédures plaçant sous surveillance renforcée Meta, maison mère de Facebook ou Alphabet/Google.
L’autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) a annoncé vendredi qu’elle prévoyait d’ouvrir une enquête sur la position dominante détenue par Apple et Google sur le marché des navigateurs internet mobiles. Le régulateur entend également se pencher sur les restrictions apportées par Apple aux jeux vidéo dans le cloud à travers son App Store, ainsi que sur les modalités de paiement de la plateforme de téléchargement de la filiale d’Alphabet. Apple a réagi à ces annonces en affirmant qu’il ne partageait pas plusieurs des conclusions de l'étude réalisée. Google a indiqué de son côté qu’il étudierait le rapport du régulateur et qu’il continuerait de collaborer avec celui-ci.
L’autorité britannique de la concurrence et des marchés (CMA) a annoncé vendredi qu’elle prévoyait d’ouvrir une enquête sur la position dominante détenue par Apple et Google sur le marché des navigateurs internet mobiles. Le régulateur entend également se pencher sur les restrictions apportées par Apple aux jeux vidéo dans le cloud à travers son App Store, ainsi que sur les modalités de paiement de la plateforme de téléchargement de la filiale d’Alphabet.