SOLIDITE Alors que les banques françaises sont attendues début novembre sur leurs résultats, leurs concurrentes américaines ont globalement fait preuve de résistance au troisième trimestre. Bien qu’en recul de 9 % sur un an, le bénéfice net cumulé des six principales banques s’est élevé à 25 milliards de dollars (21,3 milliards d’euros), traduisant des performances toutes supérieures aux attentes, mais parfois disparates entre les acteurs. Ainsi, « Goldman Sachs a enregistré son meilleur trimestre depuis 2010 sur le plan de la rentabilité », avec un RoE de 17,5 %, souligne CreditSights. La banque a vu son bénéfice croître de 94 %, contre des progressions de 26 % chez Morgan Stanley et 4 % chez JPMorgan et un recul de 34 % pour Citi. Parallèlement, en dépit de perspectives économiques assombries, le secteur a nettement réduit ses provisions pour pertes de crédit (-60 % chez JPMorgan).
Le numéro un mondial de la gestion de fortune tire parti de sa faible exposition à la banque de détail. Sur le départ, son patron Sergio Ermotti donne des gages aux actionnaires.
UBS a fait état ce mardi d’un bond de 99% de son bénéfice au troisième trimestre marqué par le dynamisme de ses activités de trading et une hausse inattendue de ses profits dans la gestion de fortune. Le résultat net trimestriel de la première banque suisse a atteint 2,1 milliards de dollars (1,79 milliard d’euros), dépassant largement les attentes du consensus qui tablait sur 1,557 milliard de dollars.
Cotée à Hong Kong depuis 2015, la banque d’investissement chinoise China International Capital Corp (CICC) devrait lever 13,2 milliards de yuans (1,71 milliard d’euros), lors de son introduction à la Bourse de Shanghai. Le premier actionnaire de CICC est une filiale du fonds souverain chinois CIC, avec 44,3% du capital, suivi des conglomérats chinois Haier et Tencent, indique le site internet de la société. La banque a déclaré lundi qu’elle vendrait 458,6 millions d’actions A au prix de 28,78 yuans l’unité, et qu’elle utiliserait le produit de l’opération pour son fonds de roulement et la croissance de l’entreprise. CICC devrait prendre les ordres à partir de mardi et la cotation de ses actions A devrait commencer quelques jours après la fin de la vente des actions.
Cotée à Hong Kong depuis 2015, la banque d’investissement chinoise China International Capital Corp (CICC) devrait lever 13,2 milliards de yuans (1,71 milliard d’euros), lors de son introduction à la Bourse de Shanghai. Le permier actionnaire de CICC est une filiale du fonds souverain chinois CIC, avec 44,3% du capital, suivi des conglomérats chinois Haier et Tencent, indique le site internet de la société.
Le groupe sino-britannique va arrêter les dérivés et structurés de taux et réduire les financements structurés à Paris, où sa banque d’investissement a peu profité de l’effet Brexit.
Moody’s a offert à Morgan Stanley et à son directeur général, James Gorman, un premier relèvement de la note de crédit de la banque depuis plusieurs années. L’agence de notation a porté sa note de crédit long terme à A2, estimant que l’acquisition du courtier en ligne E*Trade, bouclée vendredi par la banque, permettrait à Morgan Stanley de faire croître ses revenus de façon plus régulière dans la gestion d’actifs et la gestion de fortune, ce qui en fait un placement plus sûr pour les créanciers. Morgan Stanley est notée A2, soit au même niveau que ses rivales JPMorgan et Bank of America et un cran au dessus de Goldman Sachs et Citigroup.
Morgan Stanley a bouclé vendredi le rachat du courtier en ligne E*Trade après avoir obtenu toutes les autorisations nécessaires, notamment de la Réserve fédérale (Fed). Le montant du rachat, entièrement payable en actions Morgan Stanley, atteint finalement 11 milliards de dollars (9,40 milliards d’euros) contre près de 13 milliards de dollars, au moment de la conclusion de l’accord en février en raison du recul du titre de la banque depuis. Avec cette acquisition, Morgan Stanley va ajouter 780 milliards de dollars d’actifs, à ses 2.700 milliards de dollars d’actifs sous gestion, et près de 30 milliards de dollars de dépôts excédentaires que la banque pourra utiliser comme source de financement moins onéreuse pour ses crédits.
Les principales banques d’investissement mondiales ont empoché sur les neuf premiers mois de 2020 davantage de commissions que pour n’importe quelle autre année depuis la crise de 2008. Les montants collectés par ces établissements ont atteint 64 milliards de dollars sur les trois premiers trimestres de l’année, établissant un record sur la période depuis 2007. Cinq banques - JPMorgan, Goldman Sachs, Bank of America, Morgan Stanley et Citigroup - ont représenté un tiers du total des commissions, avec 19,8 milliards de dollars empochés entre le début de l’année et la fin septembre, selon Dealogic. Les établissements bancaires ont joui depuis le début de l’année d’une activité nourrie d'émissions de titres alors que les craintes liées à la pandémie de coronavirus ont poussé de nombreuses entreprises à lever des fonds en urgence. Le montant des commissions lors des émissions d’actions a bondi de 73%, à 18,8 milliards de dollars, sur les neuf premiers mois de l’année, relève Dealogic.
Le courtier TP Icap a annoncé être en pourparlers avancés pour racheter le courtier et opérateur de plates-formes Liquidnet pour plus de 600 millions de dollars - le prix comprendra 550 millions en cash, 50 millions de paiement différé et un complément de prix pouvant atteindre jusqu’à 100 millions.
Bien que la hausse des transactions sur les marchés pendant la crise du Covid ait profité à de nombreuses banques d’investissement mondiales, toutes les banques d’investissement européennes n’ont pas aussi bien tiré parti de la situation. Ces dernières ont eu tendance à se comporter moins bien que leurs homologues américaines, constate une étude de S&P Global Ratings. Et ce même si certaines, comme BNP Paribas, ont su se démarquer dans cette activité. La part de marché mondial des six plus grandes banques d’investissement américaines, comparée au même nombre de banques européennes, est passée de 55% en 2013 à 67% au premier semestre 2020. Cette tendance se confirme même sur le sol européen où les banques américaines sont passées de 44% de parts de marché en 2013, à 58% au premier semestre 2020.
La partie est loin d’être gagnée pour les banques d’investissement européennes. Bien que la hausse des transactions sur les marchés pendant la crise du Covid ait profité à de nombreuses banques d’investissements mondiales, toutes n’ont pas aussi bien tiré parti de la situation.
La banque arrête ses activités de financement du négoce à partir de Genève, où 120 emplois seront supprimés. Epilogue d'une année noire pour le secteur.
Les fonds commercialisés en Suède ont enregistré des souscriptions nettes de 9,1 milliards de couronnes suédoises en août, soit 880 millions d’euros environ, montrent les dernières statistiques de l’association suédoise des fonds Fondbolagens Förening. La collecte s’est faite quasi entièrement sur les fonds actions, qui ont drainé 13,3 milliards de couronnes. Les investisseurs se sont principalement tournés vers les fonds actions suédoises (4,8 milliards de couronnes) et les fonds actions monde (+2,9 milliards). Dans le même temps, les fonds monétaires ont vu sortir 3,8 milliards de couronnes. Les autres catégories de fonds ont enregistré des collectes ou décollectes légères. Malgré ce mois d’août dynamique, le solde souscriptions/rachats reste négatif depuis le début de l’année, à -17,9 milliards de couronnes. A l’exception des fonds monétaires qui attirent près de 16 milliards de couronnes, toutes les catégories de fonds sont dans le rouge. Fin août, les encours des fonds suédois sont ressortis à 5.039 milliards de couronnes, soit 535 milliards d’euros, en hausse de 183 milliards de couronnes sur un mois.
... c’est la progression sur un an des revenus des 12 plus grandes banques d’investissement mondiales (Goldman Sachs, JPMorgan, Morgan Stanley, Citi, Bank of America, Deutsche Bank, HSBC, Barclays, Credit Suisse, UBS, BNP Paribas et la Société Générale) au premier semestre avec 101,6 milliards de dollars au total, selon le cabinet Coalition. Un record depuis 2012 ! Ces établissements ont tiré profit de la volatilité des marchés liée à la crise du Covid-19. Pour 2020, Coalition prévoit une croissance de 12 % en moyenne du RoE (return on equity) de ces banques, contre 7,5 % en 2019. Les activités de banque d’affaires ont progressé de 23 % sur le semestre à 24,5 milliards de dollars, la chute du M&A ayant été plus que compensée par les opérations de marchés de capitaux.