Franck Petitgas : « L’Europe est stratégique pour Blackstone »
Neuf mois après son arrivée chez Blackstone, Franck Petitgas, vice chairman Europe, souligne la convergence entre les besoins de financement du Continent européen et les capacités d’investissement du gérant américain, qui totalise 1.350 milliards de dollars d’actifs. « L’Europe est une région stratégique pour Blackstone », explique le dirigeant en marge de l’Ipem, le salon du capital-investissement qui se tenait du 8 au 10 septembre à Paris. « L’Europe a besoin de déploiement de capital important et aussi de mobiliser son épargne qui est énorme », estime Franck Petitgas.
Blackstone a déjà investi environ 400 milliards de dollars en Europe et vise 500 milliards supplémentaires au cours des dix prochaines années. Le groupe entend accompagner le « recâblage » de l’économie autour de l’intelligence artificielle. Les infrastructures, notamment dans les domaines de l’énergie et des data centers, figurent parmi ses priorités, tout comme les entreprises fournissant les « pelles et les pioches » nécessaires à cette révolution technologique. La défense constitue également une thématique d’investissement majeure.
En France, où Blackstone dispose d’un bureau de 16 collaborateurs à Paris, les opportunités reposent notamment sur l’importance de l’épargne, ainsi que sur la puissance des secteurs de l’assurance et de la gestion de fortune. « Les opportunités s’articulent également autour de l’IA, car la France a de grands atouts : une production d'électricité nucléaire enviée et beaucoup de talents dans le domaine scientifique », conclut Franck Petitgas.
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