Muriel Atias : « Nous sommes un accélérateur d’innovation pour L’Oréal »
C’est à l’occasion du Private Markets Day, événement organisé par L’Agefi qui s’est tenu le 8 avril au Shangri-La à Paris, que Muriel Atias a détaillé la stratégie de Bold Ventures, dont elle est directrice des investisselents. Lancé en 2018, le fonds de capital-risque de L’Oréal investit des tickets compris entre 1 à 30 millions d’euros dans quatre verticales spécifiques : les marques, les plateformes, les technologies et les biotechs. « Notre mission est claire : accélérer la feuille de route stratégique de L’Oréal en investissant dans des innovations de rupture sur la chaîne de valeur de la beauté », explique Muriel Atias.
Bold gère près de 400 millions d’euros et dispose d’un portefeuille composé de 26 participations directes et d’engagements dans 21 fonds partenaires, lui donnant accès à des opportunités de co-investissements. « Bold est un accélérateur d’innovation pour L’Oréal. Notre impact est avant tout stratégique avec une création de valeur extra-financière, même si la performance financière reste un impératif », précise la dirigeante. Au-delà du capital, « nous apportons aux start-up un accès à tout l’écosystème L’Oréal et à son expertise en beauté, en R&D ou en beauty tech », poursuit-elle.
Bold, qui est un fonds evergreen, a déjà réalisé trois cessions de participations, toutes reprises par L’Oréal. « Notre objectif n’est pas l’acquisition systématique. Nous visons des sorties vers l’extérieur pour prouver la solidité de notre modèle et créer un track record de CVC performant », conclut Muriel Atias.
Plus d'articles du même thème
-
Franck Petitgas : « L'Europe est stratégique pour Blackstone »
Lors de l’Ipem, le vice chairman Europe de Blackstone a évoqué pour L'Agefi les ambitions du gérant américain sur le continent et livré sa vision du marché français. -
Patrimoine Online à Bordeaux avec Yves Mazin (CNCGP & Version Patrimoine)
Le nouveau président de la CNCGP, également co-fondateur du cabinet Version Patrimoine, était l’invité de la rentrée. -
Michel Chabanel (Cerea) et Sophie Paturle (Demeter) : « La taille est devenue clé dans le private equity »
A l'occasion de l’Ipem, le président de Cerea et la cofondatrice de Demeter évoquent leur récente fusion, annoncée mi-janvier. -
Jean Raby (Astorg) : «Nous lançons cette année la levée de notre prochain fonds flagship»
A l’occasion de l’Ipem, le partner d’Astorg évoque les perspectives du groupe en 2025 et livre à L’Agefi sa vision du marché. -
Damien Brisemontier (France Invest) : « L’intégration de l’ESG s’améliore année après année »
Une marge de progression demeure, seuls 40% des fonds ayant une équipe dédiée à ces sujets, a expliqué le responsable de la finance durable chez France Invest, lors du forum ESG organisé le 16 octobre par L’Agefi. -
Actions, crédit, private equity : bilans et perspectives des gérants
L’heure du bilan approche pour les gérants ! Notre journaliste spécialisé en gestion d’actifs, Jean-Philippe Mas, en a interrogé trois sur les leçons qu’ils tirent déjà de 2024 et leurs perspectives pour les derniers mois.
ETF à la Une
Les ETF européens approchent des 4.000 milliards de dollars d’encours
- Mistral se valorise 21 milliards d’euros après une nouvelle levée
- Yves Desjardins rejoint Delta AM
- A l’Ipem, des punchlines optimistes font barrage à la menace d’une crise
- Antin digère mal l'effet des désinvestissements sur ses résultats semestriels
- La société d’Elon Musk, The Boring Company, lève 3 milliards de dollars
Contenu de nos partenaires
-
Pot de fleurPourquoi l'armée égyptienne ne réagit pas à la menace houthie sur le canal de Suez
Les Houthis, après leurs récentes avancées, ont plus que jamais la possibilité de perturber le trafic du canal de Suez, qui est une source majeure de revenus pour l'Egypte -
Vertige« On va dans le mur » : la France dans la tenaille des taux d’intérêt
L’ensemble des taux d’intérêt mondiaux grimpe depuis des mois. Mais ceux de la France plus vite encore, résultat de la méfiance qu’elle inspire aujourd’hui sur les marchés -
EditoDette française : la spirale fatale des marchés
La vitesse à laquelle dérapent les taux infligés à la France est le signe que nos prêteurs sont en train de perdre patience envers un pays qui ne respecte jamais ses engagements et qui entre dans l’inconnu d’une campagne présidentielle aux forts relents d’irrationnel