RSI : ce que veulent Emmanuel Macron et Marine Le Pen
S’il est un point qui a généré une quasi-unanimité lors de l'élection présidentielle c’est bien celui-ci : le Régime social des indépendants (RSI) ne fonctionne pas, il doit être transformé. C’est le cas des deux finalistes Emmanuel Macron et Marine Le Pen, c'était également le cas de François Fillon et de Benoit Hamon lors des débats du premier tour. Mais leurs recettes ne sont pas les mêmes pour parvenir à un régime plus efficace et qui ne suscite plus la colère de ses affiliés.
Emmanuel Macron : suppression et adossement au régime général
Le candidat d’En Marche !veut supprimer la caisse qui gère le régime des indépendants et adosser les adhérants de ce statut au régime général «afin que tous bénéficient de la même qualité de service et des mêmes droits». Concrètement un guichet sera créé au sein du régime général et s’ils le souhaitent, les affiliés pourront cotiser davantage pour bénéficier de la même couverture que les salariés, précise le programme d’Emmanuel Macron. Cette affiliation visera ainsi à éviter les erreurs de traitement et les délais et à préserver les réductions de cotisations dont bénéficient ces indépendants.
Emmanuel Macron veut également modifier d’autres caractéristiques du traitement des indépendants à l’image de l’ouverture des droits au chômage pour les indépendants, professions libérales et artisans en «universalisant» le droit au chômage.
Marine Le Pen : choix des assurés et amnistie des arriérés
Dans son projet, la candidate du Front National propose une refonte totale du RSI. Une fois celle-ci effectuée, elle imposerait «un bouclier social» pour les indépendants «en leur proposant le choix de s’affilier au régime général ou de conserver la spécificité de leur régime après une refonte totale du RSI qui fonctionnera sur la base de l’auto-déclaration trimestrielle des revenus».
Lors d’un metting en février, la candidate est allée plus loin, proposant «une amnistie générale des arriérés»si elle était élue. La raison : «Quand l'État commet une erreur aussi grave que le RSI et son fonctionnement, avec son cortège d’erreurs comptables», il «doit assumer ses responsabilités», expliquait-elle. La proposition a été évaluée à 2 milliards d’euros par l’entourage de la candidate. Si l’Etat décidait de mettre la main à la poche, cela ne règlerait en réalité qu’une situation temporaire, à savoir ceux qui ont des difficultés à cotiser.
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