Retraite supplémentaire : une part toujours marginale dans le dispositif français
L’inquiétude des français pour leur retraite est devenue presque proverbiale. Ils ont beau être conscients que le système collectif ne sera plus aussi généreux que par le passé et qu’une démarche individuelle est nécessaire pour assurer ses vieux jours, ils restent peu enclins à verser sur des contrats de retraite supplémentaires, qui procède d’une démarche individuelle et facultative. C’est ce qui ressort de la dernière enquête de la Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Dress). L’étude est parue fin avril 2016, mais comme souvent dans les travaux de la Dress, l’analyse porte sur des années antérieures. En l’occurrence l’année 2014.
L’étude constate que la place de la retraite supplémentaire reste «marginale» dans l’ensemble du dispositif français. En 2014, près de 12,4 milliards d’euros ont été versés sur des contrats retraite. Les contrats Madelin ont représenté 22 % de ces versements. Les contrats de type 83 (conclu dans le cadre d’une entreprise) ont représenté une part identique. Les autres dispositifs de type PERP, PERCO ou articles 39 ont pesé entre 13 et 15 % des versements. Au global «la retraite supplémentaire ne représente que 4,2 % de l’ensemble des cotisations acquittées au titre de la retraite».
En termes de montant, la majorité des versements sont restés inférieurs à 1.500 euros tous produits confondus. L’étude constate cependant que les versements inférieurs à 500 euros ont eu tendance à devenir marginaux. Ce sont les contrats Madelin ( uniquement réservés aux professions libérales et aux indépendants) qui ont recueilli «les cotisations les plus élevées (56 % sont supérieures à 1.500 euros)». Du coté des produits retraite ouverts à tous, c’est le PERP qui a enregistré la plus forte croissance (+ 18% par rapport à 2013) avec une «hausse du montant de la cotisation moyenne qui se traduit par davantage de versements supérieurs à 2.500 euros».
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