Professions indépendantes: fin de l’interlocuteur social unique
Le projet de loi de Financement de la Sécurité Sociale (PFLSS) pour 2017 indique la fin programmée de «l’interlocuteur social unique», qui consistait en pratique, depuis son instauration en 2008, en une répartition de compétences entre les réseaux du RSI et l’Ursaff.
Très critiqué en raison de nombreux dysfonctionnements, le gouvernement avait mis en place des mesures de correction en 2015: un calendrier de paiements qui permet de mieux ajuster le niveau des cotisations à la réalité du revenu perçu par les indépendants. Mais aussi une régularisation des cotisations définitives effectuée au titre des revenus de l’année précédente et un meilleur ajustement du montant des cotisations provisionnelles avec des échéances lissées sur 12 mois au lieu de 10.
Le PLFSS indique bien que les deux organismes Ursaff et RSI continueront de travailler ensemble mais «les règles complexes de fractionnement des compétences entre les deux réseaux seront supprimées pour établir leur coresponsabilité entière sur la totalité des missions de recouvrement des cotisations et contributions des artisans et commerçants». L’idée étant que le travail des deux entités, qui ont souvent du mal à dialoguer entre elles, soit piloté par une structure nationale unique «conduite par un directeur national, responsable de la qualité du service rendu aux cotisants». Toutefois, le partage des compétences semble inchangé: l’Ursaff est en charge du calcul des montants des cotisations ainsi que leur encaissement jusqu’au 30e jour après l’échéance. Le RSI est chargé pour sa part de gérer les cas litigieux.
Plus d'articles du même thème
-
Les assureurs se préparent à un été très chaud
Face à l’accroissement de la sinistralité climatique d’année en année, la solidité financière des assureurs est-elle suffisante pour permettre au secteur d’absorber un choc extrême ? C’est ce qu’ont voulu mesurer les analystes de S&P en modélisant les effets d’un événement extrême. L’arrivée d’un super El Niño cet été pourrait concrétiser certaines projections. -
La Bourse américaine plie sous le poids de la tech
Le rebond du Nasdaq a fait long feu. Mardi, l’indice à forte composante technologique a accusé une nouvelle chute, après celle de plus de 4% vendredi, la pire depuis avril 2025. L’euphorie sur le secteur des semi-conducteurs atteint ses limites mais la tech est aussi vulnérable aux taux. -
Les méga-IPO hypnotisent Wall Street
Alors que SpaceX sera coté à partir de vendredi 12 juin à Wall Street, et qu’Anthropic et OpenAI ont officialisé leurs projets de cotation, ces introductions en Bourse géantes soulèvent de nombreuses questions, tant sur les performances à venir que leur impact sur le marché.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree rejoint la course aux ETF spatiaux en Europe
- L’heure du «value for money» n’a pas encore sonné pour les produits structurés
- Les banques affûtent leur stratégie de conquête dans l’immobilier
- La stratégie d'investissement de détail européenne provoque une poussée de fièvre côté français
- Des manquements déclaratifs pourraient coûter 1,8 million d’euros à Bourse Direct
- L’Europe dégaine son plan de souveraineté technologique
Contenu de nos partenaires
-
Seul en scèneAffaire Lyhanna : Gérald Darmanin peut-il tenir ?
Sur la sellette depuis une semaine, le garde des Sceaux campe sur sa ligne de défense, pointant les responsabilités individuelles dans cet échec judiciaire. Mais la pression va crescendo, à la mesure de la colère des Français -
Comparaisons n'est pas (toujours) raisonJustice : le manque de moyens a bon dos
EN CHIFFRES. Malgré une hausse notable des crédits et des effectifs sous Emmanuel Macron, la justice française peine à rattraper son retard numérique et reste à la traîne en nombre de magistrats face à ses voisins européens -
StatistiqueDates de la présidentielle 2027 : Emmanuel Macron n'est pas encore en retard
Les Français voteront-ils le 11 avril et le 25 avril 2027 ? Ou bien le 18 avril et le 2 mai ? Emmanuel Macron n'a pas encore tranché, mais certains de ses prédécesseurs ont pris plus de temps que lui