L’activité de prévoyance individuelle augmente dans les cabinets
Aprédia a publié la deuxième édition de son livre bleu consacré au courtage en assurance.
«Les résultats de notre étude font apparaître pour l’année 2014, une légère tendance à la contraction des équipes et, même si cela reste minoritaire, une plus grande précarité des résultats qui se traduit par des problèmes de trésorerie. Les litiges avec les clients sont également plus nombreux. Les intentions d’embauches régressent. Néanmoins, cette profession multiforme montre aussi des signes de dynamisme réel. Le nombre de cabinets de courtage continue à progresser alors même que la concurrence, notamment de la bancassurance et d’internet, s’intensifie et que le cadre d’exercice des courtiers devient plus contraignant »note Aïda Sadfi, directeur général d’Apredia.
Un positionnement de généraliste confirmé. Les données collectées en 2014 confirment le positionnement généraliste des cabinets de courtage d’assurances qui reste largement dominé par la couverture des risques liés aux particuliers. Seule l’activité de prévoyance en personne individuelle augmente dans les cabinets de courtage en 2014. 92% des courtiers d’assurances indiquent l’intégrer à leur offre (soit + 7% par rapport à 2013). Parallèlement, le marché de la personne collective est abordé par plus de 7 courtiers d’assurances sur 10. Cependant, l’activité des cabinets par grandes catégories d’activités subit un très léger repli qui témoigne du choix des courtiers de ne pas se disperser sur un trop grand nombre d’activités tout en conservant leur positionnement généraliste.
Loi Hamon et ANI parfois sources de mauvais résultats. Les appréciations des courtiers d’assurances sur leurs activités en 2013 et 2014 fait apparaître une satisfaction relative. Elles sont en tout cas plus sereines que celles que recueillies l’année dernière pour l’édition du Livre Bleu 2013. Mais, les inquiétudes face aux conséquences de l’ANI ou de la loi HAMON, l’impact de la crise économique ou encore le renforcement de la concurrence restent présentes et sont les causes déclarées de certains mauvais résultats enregistrés. Cependant, toujours selon cette étude, on trouve aussi en 2014 plus de courtiers plutôt satisfaits de leurs activités qu’en 2013 (39% cette année et 33% l’année dernière). Ces courtiers expliquent leurs bons résultats par l’augmentation de la clientèle ou encore l’évolution des activités ou des méthodes, sujets centraux de l’adaptabilité des courtiers aux évolutions des marchés d’aujourd’hui et de demain.
Aprédia - Le livre bleu du courtage d’assurances, 2ème édition – contacter a.sadfi@apredia.fr
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Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse -
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