L'édito du rédacteur en chef de l’Agefi Actifs, Jean-François Tardiveau, paru dans notre dernière édition papier.
Publié le
Un grand cabinet de conseil en recrutement a récemment pointé dans l’une de ses études ce que l’on pouvait somme toute assez facilement deviner: les discussions politiques peuvent rendre les salariés moins productifs. Avec l’aide de deux-cents directeurs administratifs et financiers, le cabinet a relevé que pour 37% des responsables interrogés, les bavardages et autres rumeurs dans l’entreprise augmentent. Pour 33%, cette situation est responsable d’une baisse de productivité dans les jours qui précèdent et suivent les votes. Pis, pour 20% d’entre eux, les élections sont responsables d’une augmentation des désaccords sur le lieu de travail. Logiquement donc, beaucoup apprécieront que cette semaine ait apporté un peu de clarté dans notre vie politique –pour ne pas dire une vision puisque l’élection à la présidence de la République porte sur cinq années.
Les marchés financiers qui, à leur façon, votent aussi, sont clairement dans le mimétisme. Non pas que leurs évolutions soient depuis plusieurs mois très parlantes mais disons que la remontée nette de la volatilité depuis la mi-mars équivaut peu ou prou aux bavardages des salariés dans l’entreprise. Et cela devrait encore durer. Certes, la présence d’Emmanuel Macron au second tour les a rassurés, ce qui s’est traduit, notamment, par une progression de la Bourse française de plus 4% en séance le lendemain des résultats. Mais le mouvement a été éphémère. Qu’on le veuille ou non, la nature a horreur du vide et les marchés du risque. Ou de l’inconnu. Ou des deux. De fait, après la joute présidentielle –dont une seule issue est acceptable pour les places financières– se présenteront mi-juin des échéances législatives, déterminantes pour la mise en œuvre d’un programme politique. Autant dire que la nervosité des marchés –français en tête– sera clairement de mise pendant un temps.
Dans l’immédiat, la prochaine échéance n’est autre que le second tour de la présidentielle. Après avoir remisé neuf programmes électoraux sur onze, les électeurs, contribuables et autres épargnants peuvent d’ici là se pencher sur les plans de route des deux finalistes. Ils passeront en revue des propositions très différentes, tant sur les plans économique, fiscal que sociétal. A la croisée de ces trois domaines, l’immobilier, le logement en général, constitue un sujet clé. Suffisamment pour que L’Agefi Actifs lui consacre le 26 juin prochain une nouvelle journée de rencontres et d’échanges.
L’investissement immobilier, sa nature et ses performances, les produits et véhicules proposés et leurs caractéristiques, la réglementation et ses implications sont autant de sujets qui seront abordés. En attendant, comme nous l’avons fait à l’occasion du Forum de la Gestion Privée, afin de démontrer l’étendue des thèmes couverts, les articles se rapportant à la manifestation seront frappés d’un label spécifique (voir ci-dessus). Ces Assises ne devraient pas manquer de faire parler d’elles. Dure période pour ne plus bavarder…
En quinze ans, près de 9.000 milliards d’euros pourraient changer de mains en France. Derrière ce chiffre, devenu omniprésent, se trouvent une fondation et trois auteurs à l’origine d’une estimation désormais largement reprise dans les médias et le débat politique. Ce calcul est appelé à peser sur les discussions autour du patrimoine, de l’héritage et des inégalités à moins d'un an des présidentielles.
Le partenariat annoncé en 2024 est reconduit et élargi pour trois ans. Le groupe bancaire et la start-up se félicitent du succès de leurs travaux en commun mais insistent chacun sur le caractère non exclusif de l'union.
Le prestataire de tiers-payant qui travaille avec un grand nombre de complémentaires santé et de courtiers subit pour la deuxième fois en deux ans une attaque de grande ampleur sur ses données. Un épisode qui fragilise encore la chaîne de gestion des prestations de santé.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Les Etats-Unis ont procédé à des frappes dans la zone de Bandar Abbas, ville portuaire du sud du pays donnant sur le détroit d'Ormuz. Le gouvernement américain doit se réunir à Camp David pour évoquer les négociations.
Faute de moyens budgétaires, le Président s’est mis en scène comme fédérateur et catalyseur d’initiatives des entreprises pour accélérer l’électrification du pays, présentée comme la continuité de son discours de Belfort en 2022. Coup de com' ou émulation ?
Le président américain veut pousser Riyad et d'autres pays arabes à rejoindre les accords d'Abraham, au moment où un accord avec l'Iran semble imminent