Une victoire pour tous, l’essentiel est de participer
Le jeu du chat et de la souris entre la Grèce et l’Union européenne, les attentats barbares des groupes terroristes…, en cette période d’inconstance, il est bon de se rappeler qu’il y a aussi des points d’ancrage solides, que le monde n’est pas appelé à tourner à l’envers et qu’il y a même des motifs d’optimisme.
S’il en est un particulièrement réjouissant, c’est le Grand Prix du Patrimoine Jeunes Diplômés. Nous en relatons le bilan pour cette édition 2015 en pages 8 à 14, mais c’est un voyage à l’intérieur de cette aventure que nous vous proposons de partager. Lorsque nous avons eu l’idée de lancer ce prix à l’intention des troisièmes cycles en gestion de patrimoine, en 2003, l’intention était évidemment de pointer du doigt ce qui se faisait de mieux aux quatre coins de l’Hexagone pour former les élites de demain.
Il a d’abord fallu convaincre les responsables d’études, dont certains sont venus spécialement à Paris pour réfléchir à la faisabilité d’un concours compte tenu des impératifs propres à l’enseignement supérieur. Les intéressés ne se connaissaient alors que peu, voire pas du tout. Mais un début de carrefour est né alors, surmontant les risques d’une mise en compétition et devenant d’emblée un levier d’émulation.
Le démarrage fut modeste, avec une dizaine de cursus impliqués, mais très vite, la magie s’est opérée et les forces en présence sont passées à la quinzaine et désormais, régulièrement, ce sont une vingtaine d’universités et de grandes écoles qui relèvent le défi. Ce qui signifie que, peu ou prou, quelque 1.300 étudiants se sont investis depuis l’origine. Les précurseurs sont déjà –presque– de vieux brisquards…
Il y a évidemment du prestige dans tout cela, surtout lorsque les parrains et correcteurs font rêver les candidats: BNP Paribas Banque Privée, Cardif et la Compagnie des conseils et experts financiers, que du beau monde reflétant la variété des métiers du conseil… Mais il faut surtout en retenir, peut-être, l’implication d’une jeunesse enthousiaste, les échos répétés de la découverte du travail en équipe, la fierté de défendre «son» blason. Et, souvent, de remarquables prestations devant des professionnels très chevronnés que l’on entend dire, admiratifs: «Il ou elle a été excellent, d’un naturel déconcertant, empathique et d’une clarté limpide», relevant jusqu’aux pièges tendus par leurs espiègles aînés.
Alors une suggestion: observez les sourires de ces adultes en herbe qui, perdants ou gagnants, sont certains d’avoir parcouru un beau bout de chemin en commun. L’avenir leur est tracé.
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