L’UFF publie avec l’IFOP la 9ème vague de son Observatoire sur le comportement d’investissement des Français patrimoniaux et leur perception du risque. Réalisée en septembre 2017, soit quelques mois après les élections présidentielle et législatives, l’enquête souligne un puissant regain d’optimisme vis-à-vis de l’évolution des marchés financiers. En outre, les Français patrimoniaux semblent davantage ouverts au risque et disposés à faire évoluer leurs choix d’investissements vers le financement de l’économie.
Dans son communiqué sur cette étude, l’UFF souligne les points suivants:
Optimisme mais vigilance face aux mesures mises en place par Emmanuel Macron
L’embellie économique observée en 2017, associée sans doute à l’espoir qui a accompagné le changement de majorité suite aux dernières élections, a entraîné un très net regain d’optimisme parmi les Français patrimoniaux (+23 points en un an) pour atteindre 70%. Soit le score le plus important enregistré depuis la création de l’Observatoire, en 2009.
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59% des Français patrimoniaux déclarent que les réformes annoncées ou déjà réalisées par Emmanuel Macron affectent ou vont affecter leurs décisions de placement.
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Toutefois, 67 % d’entre eux déclarent faire davantage preuve de vigilance dans ce contexte de changement.
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Une ouverture au risque plus importante mais des motivations d’investissement classiques
Pour la première fois en 9 ans, la part des investisseurs ouverts au risque égale celle des investisseurs prudents (50% dans les deux cas), soit une hausse de 6 points de la part des Français patrimoniaux prêts à prendre des risques.
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Alors que la disponibilité des fonds arrivait en tête des critères de choix d’un investissement depuis 2009, cette dimension arrive maintenant au 2ème rang (49%, recul de 8 points), devancée par le niveau de rendement (54%), seul facteur recueillant un score majoritaire.
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Interrogés sur les principaux objectifs guidant leurs décisions d’investissements, 48 % des Français patrimoniaux placent toujours la constitution d’un complément de revenus pour la retraite en tête de leurs préoccupations.
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Deux autres facteurs restent importants dans leurs choix de placements : assurer l’avenir de ses enfants (38 %, +5 points) et disposer d’une épargne de précaution en cas de difficulté financière (35 %, +2 points).
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Un intérêt plus prononcé pour l’investissement productif
Les actions gagnent du terrain : 53 % des Français patrimoniaux estiment que c’est le bon moment pour investir dans les actions (+9 points par rapport à 2016) tandis que les assurances vie en euro sont en baisse de 12 points à 47 % ;
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Les actions font partie, avec les assurances vie, des produits financiers les mieux compris par les Français patrimoniaux (88 %, en hausse de 6 points).
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Des Français patrimoniaux partagés sur les effets de la réforme de l’ISF
Très peu de répondants sont directement concernés par cette réforme, 4 % seulement étant assujettis à l’ISF. Cependant, une courte majorité déclare ne pas l’approuver (54 %).
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La perception des effets associés à cette réforme s’avère contrastée. Certes, la finalité de la réforme de l’ISF avancée par le gouvernement est soutenue, 56 % estimant qu’elle va favoriser le financement des projets d’investissement des entreprises. Toutefois, une courte majorité (53 %) estime que cette réforme va freiner les investissements dans l’immobilier.
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Enfin, la perception de ses effets sur le nombre d’évadés fiscaux est plus unanime : plus de six Français patrimoniaux sur 10 (62 %) considèrent qu’elle ne va pas contribuer à leur diminution.
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Des exigences élevées en matière de conseil en gestion de patrimoine
Le rôle du conseiller bancaire généraliste s’érode (-13) au profit des conseillers spécialisés (+12) auxquels les Français patrimoniaux préfèrent faire appel : 58 % contre 21% pour le conseiller bancaire habituel.
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Près des trois quarts des Français patrimoniaux déclarent être disposés à effectuer l’intégralité de leurs opérations courantes en ligne (73%), et près de la moitié d’entre eux y aurait « certainement » recours (48%).
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En revanche, une minorité seulement (40%) pourrait réaliser intégralement ses choix d’investissement et de placement de cette manière et, à l’opposé, près d’un tiers (32%) ne le ferait « certainement pas ».
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62% des Français patrimoniaux pensent qu’à l’avenir les robots et applications sur smartphones vont prendre plus de place dans le conseil pour la gestion de leur patrimoine mais seule une minorité (18%) le souhaite.
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