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« Mutualiser pour permettre l’émergence d’une solution innovante pour les avocats »
« Mutualiser pour permettre l’émergence d’une solution innovante pour les avocats »
Melik Boudemagh, membre du bureau de l’association Open Law, souhaite mettre en lumière les très nombreuses initiatives en cours actuellement pour disrupter la pratique du droit
L’Agefi Actifs –Pouvez-vous présenter l’association Open law et donner un conseil aux avocats qui s’interrogent sur la marche à suivre pour innover ?
Melik Boudemagh - Open law est une association qui travaille sur l’ouverture des données juridiques et leur utilisation de manière innovante. Je suis en charge plus particulièrement de recenser les initiatives innovantes, afin que les professionnels du droit puissent se projeter plus aisément dans ce nouvel univers. Nous souhaitons qu’ils sachent qu’au-delà des legal start-ups dont la presse s’est largement fait l'écho et qui s’adressent à une clientèle de consommateurs, il y a de très nombreuses initiatives qui se développent. Je pense notamment aux solutions développées par les éditeurs juridiques et les sociétés dédiées à la legaltech de services.
Certains avocats développent eux-mêmes leurs outils. Qu’en pensez-vous ?
C’est une initiative qui leur permet de rester indépendant, mais qui requiert un investissement financier conséquent, non seulement au démarrage mais tout au long du process car une telle technologie doit constamment évoluer, être agile et apprenante. Cela signifie donc embaucher un ingénieur en interne ou faire appel à un prestataire externe. Ensuite, le marketing digital, à savoir le ciblage des clients potentiels par les canaux digitaux, est un poste budgétaire forcément significatif. Il n’est ainsi pas rare de voir de tels projets échouer faute de recrutements significatifs de clients. Les solutions offertes par les entreprises de la legaltech permettent souvent la mutualisation de ces coûts.
Notre idée forte est d’automatiser et systématiser l’ensemble des procédures administratives, qui sont extrêmement chronophages, afin que les professionnels puissent réaffecter le temps gagné sur des taches génératrices de réelle valeur ajoutée. Notre solution Contracteo permet par exemple de rédiger des contrats de travail simplement, en permettant l’intégration de l’ensemble des lois, décrets, règlements, conventions collectives via un système de contrôle à la saisie..., et ce grâce à des fonctionnalités intuitives et didactiques. Avec notre solution YOprocess, nous nous attachons à rationaliser toute la démarche d’embauche et de fin de contrat de travail. Déclaration préalable à l’embauche, contrat de travail, fiche de paie... : la liste des documents obligatoires à réaliser est longue, particulièrement lorsqu’il s’agit d’une embauche courte ! Et lorsqu’on sait que plus de 15 millions de contrats de travail signés chaque année concernent des missions de moins de 30 jours, on voit que le besoin existe. A terme, nous voulons nous attaquer à l’ensemble des procédures administratives, devenir le «Uber» de la paperasse en quelque sorte.
Spécialisé dans les technologies de prévention et de gestion des catastrophes, ce fonds de venture fondé par Bill Clerico, cofondateur de WePay, boucle un deuxième véhicule au-delà de son objectif.
Le système de réservation de la compagnie britannique empêche ses clients d’avoir une vision claire du prix payé pour le transport de leurs bagages, selon le régulateur transalpin.
Le groupe français de location de matériels s’apprête à prendre le contrôle du groupe brésilien Mills, en rachetant la participation de ses actionnaires de référence. Il lancera ensuite une OPA sur le solde du capital et espère retirer la société de la cote brésilienne.
S’exposer aux marchés américains ou spéculer contre l’économie tout en bénéficiant d’un avantage fiscal. Voilà la promesse faite depuis quelques années par les principaux fournisseurs d’ETF.
Un couple d’Allemands soupçonné d’avoir travaillé pour un service de renseignement chinois a été arrêté mercredi 20 mai à Munich. Cette affaire s’ajoute à une série de dossiers qui illustrent l’intensification des activités d’espionnage menées en Allemagne au profit de Pékin, mais aussi de Moscou
De nombreuses fausses informations diffusées sur les réseaux sociaux ne répondent pas seulement à des objectifs idéologiques ou géopolitiques. Elles s’inscrivent aussi dans une économie de l’attention particulièrement rentable