C’est un crescendo qui vient de s’inscrire au registre de l’orchestre patrimonial. Le décret ouvrant la voie aux alliances capitalistiques entre les professions du droit et du chiffre va paraître dans les deux mois qui viennent, après des décennies d’hésitation. Et, il faut bien l’avouer, de repli sur soi pour bon nombre de corporations. C’est la révélation qui a été faite, à l’issue des Rencontres Interprofessionnelles du Patrimoine du 11 février, par le haut fonctionnaire en charge du dossier, en la personne de Carole Champalaune, directrice des affaires civiles et du Sceau au Ministère de la Justice (voir la photo). L’attente est forte, due à cet effet de reports successifs (lire notre édition du 7février, p. 40), et deux sociétés de participations financières de professions libérales (SPFPL) multi-interprofessionnelles sont déjà dans les starting-blocks, selon nos informations, dont l’une concernerait un «grand» acteur.
Mais, reconnaissons-le, l’harmonie n’est pas unanime et laisse la voie ouverte à une grande variété de pianotages entre les métiers du patrimoine selon des tempos allant désormais du plus offensif au plus pragmatique. C’est d’ailleurs ce qui est ressorti de notre séance inaugurale en présence des représentants officiels des Ordres et associations professionnels (lire la liste en encadré et voir la photo p. 1). Dans la catégorie des chauds partisans d’alliances statutaires s’est exprimé le porte-parole des avocats, Edouard de Lamaze, tandis que, sans surprise, le notaire Jean-Michel Mathieu, a pris le parti d’une interprofessionnalité fonctionnelle, une position médiane étant défendue par Gérard Ranchon pour les experts-comptables. Quant aux indépendants, très actifs en région sur le croisement des expertises, ils ont regretté de n’être pas associés aux SPFPL, réservées à ce stade aux professions ordinales et non à celles simplement réglementées. Il est probable que les choses évolueront dans le temps. En attendant, c’est une chance que le champ des possibles soit désormais plus large.
AstraZeneca et Bristol Myers Squibb explorent le scénario d’un mariage. L’union du laboratoire britannique et de son homologue américain donnerait naissance à un titan de la santé de plus de 100 milliards de dollars de chiffre d’affaires et de 400 milliards de capitalisation. Or, les investisseurs sont circonspects.
L’acquisition d’Atkore pour une valeur d’entreprise de 3,8 milliards de dollars renforcera la présence du fabricant italien de câbles dans les équipements électriques.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps