Les verres et le verbe hauts
Du champagne, des petits fours, des babioles en tout genre… Ne vous méprenez pas… c’est la rentrée ! Celle des conseillers en gestion de patrimoine en l’occurrence. Coincée entre les coups d’envoi de l’année scolaire et universitaire, celle des CGP se fait à la fin du mois de septembre, à Lyon. A la convention Patrimonia précisément. Reconnaissons donc aux acteurs financiers qui y sont présents un évident savoir-vivre pour donner ce qui ressemble à un «top départ» de la profession pour l’année à venir, même si les agapes et douceurs variées n’ont pour autre objectif que de favoriser les contacts et entrevoir des collaborations. Bref, travailler.
Car il ne faudrait pas tout de même pas se tromper: la manifestation référence est tout sauf un endroit oisif. D’ailleurs, outre la présence de 280 exposants, pas moins de 66ateliers y sont organisés avec d’éminents spécialistes pour parfaire les connaissances de plus de 7.000congressistes. Si l’on y ajoute les quatre conférences plénières, dont une sera d’ailleurs assurée par L’Agefi Actifs sur le thème du métier de conseil et du digital, il va être difficile de ne pas trouver son compte dans ce marathon de l’information. Pour le reste, comme de coutume à Patrimonia, les sujets de conversation ne vont pas manquer. En se nourrissant d’événements exceptionnels ou en abordant des problématiques plus traditionnelles. Gageons que le Brexit aura sa part même si, pour les conseillers en gestion de patrimoine, les discussions sur la sortie programmée de la Grande-Bretagne de l’Union européenne auront une tournure plus politique qu’économique, l’entaille des premières heures sur les courbes des marchés d’actions ayant d’ores et déjà disparu. Les sujets traditionnels seront en revanche nettement plus débattus. Pêle-mêle, il sera question des lourdeurs administratives de la profession, du décret de l’été concernant l’Eurocroissance et les fonds en euros et, bien évidemment, de l’omniprésente réglementation.
Cela étant, il faut noter que l’étau s’est légèrement desserré début septembre avec la décision de la commission des affaires économiques du Parlement européen de rejeter les normes techniques Priip/DIC. Aux côtés des sociétés de gestions et des assureurs, les instances représentatives des conseillers en gestion de patrimoine ont donc réussi à se faire entendre et ralentir le plan de route de la Commission européenne. Un tel résultat méritait que nous consacrions notre enquête à ces associations qui prêchent pour la profession. Ce début septembre, leurs voix ont été entendues. Et à Patrimonia, leurs stands seront facilement repérables. Les verres et le verbe y seront également hauts.
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