Legaltech : SYK compte créer une large communauté d’experts du droit
Récemment lancé, la société Share Your Knowledge (SYK) propose un outil permettant d’échanger des informations en temps réel entre notaires, avocats et huissiers de justice. Une ouverture vers les métiers du chiffre et de la finance sera étudiée.
Les Legal Tech développées par des non juristes font l’objet d’une attention particulière des institutions représentatives des avocats qui cherchent un moyen d’encadrer leur existence (lire l’encadré). Cependant, certaines de ces sociétés innovantes bénéficieraient d’un regard plus favorable à l’instar de Share Your Knowledge (SYK) lancé le 20 septembre dernier. Il s’agit d’un réseau dédié à l’échange d’informations entre experts du droit, disponible sur ordinateur et mobile. Rémi Laurent, fondateur et CIO de la société, Augustin Douclet, avocat au barreau de Paris et consultant pour SYK, et Bérénice Doulcet, en charge de la communication et du marketing, en sont les fondateurs et actionnaires.
Un élargissement probable à des métiers non juridiques. Aujourd’hui, seule la force d’un réseau ou d’une association plus ou moins formelle permet l’échange d’informations entre professionnels du droit. SYK propose un outil qui crée une «communauté numérique sans frontières», précise Rémi Laurent, pour un échange entre experts d’une même profession ou entre experts relevant de métiers distincts, favorisant le cas échéant l’interprofessionnalité. Notaires, avocats et huissiers de justice font actuellement parti des métiers admis sur le réseau. Ils envisagent à terme d’y intégrer d’autres professionnels tels que les juristes ou encore les experts-comptables, une catégorie dont les avocats sont très demandeurs. « Concernant les professionnels de la finance, et notamment les conseillers en gestion de patrimoine, ce n’est pas à l’ordre du jour, nous étudierons attentivement cette évolution », précise Rémi Laurent.
Organisation des échanges entre experts. SYK est organisé par domaine de compétences et par métiers. «Ainsi, un notaire ne peut pas voir les questions qui s’échangent entre avocats », précise Rémi Laurent, ajoutant qu’« en matière d’interprofessionnalité, et par exemple lorsqu’un notaire interroge un avocat, les autres notaires ne verront pas la question posée».
A noter que les internautes pourront également mettre en avant leurs compétences et bénéficieront d’un fil d’actualité adapté à leur domaine d’activité. Pour l’heure, le service SYK est gratuit. Un abonnement mensuel devrait ensuite être mis en place. Depuis son lancement le 20 septembre dernier, le réseau compterait environ 800 utilisateurs, et comptabiliserait environ 25 nouveaux entrants par jour.
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