En abandonnant l’obligation de contracter des rentes, Londres accorde plus de libre arbitre aux retraités, et donc aussi plus de risques.,
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L'Agefi Hebdo, n°428, 3 juillet 2014
En annonçant en mars, lors de la présentation du Budget, la fin de l’obligation de souscrire des rentes individuelles (ou annuities), le chancelier de l’Echiquier George Osborne a entériné le changement le plus important du système de retraite outre-Manche depuis un siècle. A compter d’avril 2015, les retraités pourront, dès 55 ans, retirer des actifs de leurs fonds de retraite à discrétion et sans limite de plafond annuel. L’ensemble de ces retraits sera taxé à hauteur du taux marginal d’imposition des assurés, après un abattement fiscal de 25 %. Afin de les aider à choisir leurs placements, ils auront accès à un conseil gratuit (guidance).
Bien qu’ayant fait l’objet de longues périodes de consultation, l’initiative, qui a pour objectif d’octroyer plus de marge de manoeuvre aux retraités, a pris de court les principaux observateurs. Critiquée pour mener à leur perte des retraités peu rompus aux choix en matière d’investissement, l’annonce de la réforme a eu l’effet d’une douche froide pour les assureurs. L’agence de notation Moody’s, qui a changé fin mars sa perspective sur le secteur de l’assurance-vie britannique de « stable » à « négatif », a estimé que les volumes de ventes des annuités allaient se contracter de 50 % à 75 % au cours des prochaines années. Ce secteur, qui représente 10 % du marché de l’assurance-vie britannique, a vu ses primes reculer de 15 % en 2013.
Nouveaux produits de retraite
Cette initiative est en revanche accueillie à bras ouverts par les sociétés de gestion : « Si jusqu’à présent, le gérant intervenait durant la période d’épargne en laissant ensuite aux assureurs le soin de vendre les annuités, cette réforme nous permet d’étendre notre relation au-delà de la retraite », explique Jonathan Willcocks, responsable des ventes retail chez M&G. Pour le professionnel, l’industrie de la gestion, et M&G en particulier, possède déjà un certain nombre de fonds susceptibles de répondre aux nouvelles exigences des retraites, à l’image des fonds obligataires flexibles, des fonds actions internationales ou encore des fonds diversifiés : « Au niveau de l’industrie, cette réforme nous pousse à mieux communiquer sur nos produits et à mieux engager la conversation avec cette clientèle », poursuit Jonathan Willcocks. La réforme des retraites est également bien accueillie chez BlackRock. Le numéro un mondial de la gestion est en phase de réflexion sur l’offre à fournir : « A l’heure actuelle, nous sommes en discussion avec nos partenaires sur l’opportunité de lancer des produits similaires aux annuités, à l’image des annuités variables, qui incluraient des solutions diversifiées », explique Tony Stenning, directeur du retail au Royaume-Uni chez BlackRock.
A quelques mois de l’entrée en vigueur de la réforme, nombre de questions restent en suspens. « Avant de nous lancer, nous attendons d’avoir des indications supplémentaires sur la structure de frais attendue pour ces nouveaux produits », explique Jonathan Willcocks. Les interrogations vont bon train sur la forme finale que prendra la fameuse guidance, ou l’orientation donnée aux futurs retraités sur leurs possibilités d’investissement : « Nous supposons qu’il s’agira d’un processus continu, par lequel les retraités bénéficieront d’une orientation puis d’un conseil sur demande s’ils le désirent », estime Tony Stenning.
Autre volet attendu de la réforme, la création de fonds de pension collectifs, sur le modèle des Pays-Bas, fait aussi débat. A l’initiative de l’actuel ministre des Retraites Steve Webb, ce système, qui doit permettre d’assurer un meilleur partage des risques, est critiqué pour son incapacité à répondre aux spécificités du marché britannique. « A la différence des Pays-Bas où il y a une tradition de négociation collective, le Royaume-Uni a une culture beaucoup plus individualiste et les négociations se font au niveau de l’employeur », explique John Lawson, responsable des politiques de rémunération en entreprise chez Aviva. « Par ailleurs, nous n’avons pas constaté à l’heure actuelle de demandes de la part des employeurs pour des fonds de pension collectifs. » Le cabinet de conseil Mercer souligne que ce système pourrait convenir aux secteurs qui assurent la sécurité de l’emploi, typiquement le secteur public. De surcroît, la plupart des entreprises devraient continuer d’adopter le régime à contributions définies, jugé plus simple et pratique. Si la réforme des retraites est en marche, ses contours définitifs sont encore loin d’être dessinés.
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