Le robo-advisor Betterment mise sur le conseil humain
Le géant américain du conseil automatisé concurrence directement la gestion privée
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Le tout-technologique a ses limites dans la gestion de fortune, écrit L’Agefi. Dans l’environnement très concurrentiel des robo-advisors américains, Betterment a récemment choisi de mettre l’accent sur le conseil humain pour asseoir sa croissance. C’est notamment ce qu’est venu défendre Joe Ziemer, le vice-président de la communication de ce pionnier du conseil automatisé - avec Wealthfront - à l’occasion du forum Fintech Revolution qui s’est tenu à Paris le 28 mars. Créée en 2010, la société qui revendique 8 milliards d’actifs sous gestion et 225.000 clients à travers les Etats-Unis a affiné fin janvier son offre aux clients fortunés. Elle propose désormais un conseil humain illimité à tout souscripteur qui placerait 250.000 dollars sur sa gamme d’ETF et serait prêt à payer 0,5% de frais par an, sans retenue supplémentaire au-delà de 2 millions de dollars. La société américaine vise ainsi à élargir sa base de souscripteurs et à concurrencer la gestion d’actifs classique.
Le conseil humain auprès d’un panel d’experts financiers va «élargir les portes à une clientèle qui a une relation plus traditionnelle à la gestion mais commence à affluer sur les plates-formes automatisées. Les plus hauts profils investissent jusqu'à 10 millions de dollars chez nous», analyse Joe Ziemer qui promet des mesures «plus agressives» sur ce segment de clientèle dans un futur proche.
Betterment se place clairement dans un objectif de croissance sur le marché intérieur et n’envisage pas de s'élargir hors de ses frontières.
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