Label… de qualité
Elles vont mieux. Incontestablement mieux. Ne serait-ce qu’en observant leurs récentes performances boursières. Les grandes banques, puisqu’il s’agit d’elles, profitent également d’une période plus apaisée, dans des domaines clés comme celui de la réglementation, surtout depuis le report sine die des exigences de Bâle et de son Comité. Il serait pourtant hasardeux de penser que les défis de ces établissements n’existent plus, comme le rappellent nos confrères de L’Agefi Hebdo dans leur dossier publié la semaine dernière. Mais gageons que ces établissements peuvent mieux se préoccuper de leur activité commerciale à proprement parler. Quelles sont les (bonnes) pistes de développement ? Dans quels domaines et comment améliorer leur rentabilité? Parmi l’éventail de solutions, une activité s’affiche stratégique : la gestion privée. D’ailleurs, les grandes banques mais également des petites entités –françaises ou étrangères – et même des établissements issus d’horizons différents comme celui de l’assurance ne s’y sont pas trompés, qui se mènent sur le créneau une concurrence acharnée.
La gestion privée séduit donc par ses caractéristiques mais elle est tout sauf un terrain inexploré. Cette année de surcroît, tous les acteurs qui y évoluent devront répondre à des défis d’envergure. Au premier rang desquels on trouvera la… réglementation. Dans quelques mois, Mifid II sera effective et les établissements auront dû intégrer le bouleversement de la relation fournisseurs-distributeurs de produits avec, en point d’orgue, l’arrêt des rétrocessions. Dans un autre domaine, la digitalisation – qui est une technologie désormais incontournable dans le monde de la banque privée – est en passe de révolutionner à la fois les rapports entre la banque et son client, mais également l’organisation au sein même des établissements. Compte tenu des investissements à engager, il est probable que cette révolution conduira à un mouvement de consolidation dans le secteur. Mais sous quelle forme ? Et de quelle ampleur ?
Ces différents constats et les nouvelles interrogations qu’ils génèrent ont été autant de raisons de lancer l’an passé le premier Forum de la Gestion Privée. Lieu de débat et d’échanges sur des questions stratégiques, plébiscité par la profession, il était logique que L’Agefi Actifs persiste et signe en 2017. Le 27 mars donc, se tiendra la deuxième édition de l’événement qui devrait faire date tant les enjeux et les implications sont importants. Pour frapper les imaginations, nous avions à cœur, pour les deux prochains mois, de pointer dans nos pages ces domaines qui concernent la banque privée et dont il sera question d’une manière ou d’une autre lors de la manifestation. Dès ce numéro, et jusqu’au numéro précédant cette édition, au fil des rubriques, vous retrouverez dans votre quinzomadaire une estampille «Forum de la Gestion Privée » sur les articles concernés. A l’image d’un aide-mémoire dont l’objectif sera de mettre en évidence une autre richesse: celle des sujets traités.
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