La détention de patrimoine financier diminue en France
L’insee vient de publier les résultats de son enquête sur le patrimoine des ménages en 2018. D’où il ressort que depuis 2015, la détention de patrimoine continue de diminuer de façon importante pour l’épargne financière, et dans une moindre mesure pour l’immobilier.
Par ailleurs, les ménages français restent attachés aux produits financiers sécurisés. Les livrets d’épargne sont de loin les plus prisés puisque 83 % des ménages déclarent en posséder au moins un. L’assurance vie, choisie par 39 % des métropolitains, arrive juste derrière. Elle est en progression continue depuis 2004, et gagne 2,5 points entre 2015 et 2018. La majorité des contrats (63,5 % ) sont des monosupports, précisément des fonds en euros offrant une garantie. Toutefois, du fait de la baisse importante des rendements de ces fonds euros, « en repli continu depuis 2014 »¸ les ménages français, traditionnellement frileux, se tournent plus facilement vers des contrats d’assurance vie multisupports permettant notamment des investissements sur des supports à risques. En 2015, ils étaient 9,3 % a avoir opté pour ce type de contrats. Ils sont aujourd’hui 11,4 %.
Côté valeurs mobilières, le repli continue. Les crises financières et économiques ont probablement conduit les ménages à délaisser les valeurs risquées à partir de 2008, et dans une moindre mesure, depuis 2015. Leur part baisse de 0,9 points entre 2015 et 2018, contre - 2,8 points entre 2010 et 2015. Traditionnellement, ce sont les ménages dont la personne de référence est cadre ou profession libérale qui possèdent le plus souvent des valeurs mobilières(de 27,6 % à 35,6 %) contre moins de 10 % de détention pour les ménages dont la personne de référence est ouvrier ou employé.
L’accès à la propriété immobilière baisse également, mais très légèrement, avec un recul de 0,9 points seulement depuis 2015. En janvier 2018, 57,8 % des ménages sont propriétaires de leur résidence principale et 17,5 % possèdent un autre logement (résidence secondaire, logement vacant, loué ou mis à disposition gratuitement). Le taux de détention immobilière a le plus augmenté parmi les jeunes : « De + 6,4 points pour ceux dont la personne de référence a moins de 30 ans et + 4,7points pour ceux dont la personne de référence est trentenaire». Cela s’explique notamment par l’allongement de la durée d’emprunts et les taux d’intérêts favorables. Dans le même temps, l’investissement immobilier a baissé de 6,8 points pour les ménages dont la personne de référence a entre 50 et 59 ans et de 7,4 points quand elle a entre 60 et 69 ans. « Ces diminutions pourraient traduire un accès à la propriété plus difficile pour les générations nées au tournant des années 1960 et une désaccumulation plus précoce pour celles nées dans les années 1950 », conclut l’Insee.
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