Il en va du climat financier comme du climat politique, à la veille des élections départementales françaises: un mode d’emploi plutôt brouillé, peu d’orientations, des choix contraints, presque par défaut, et des résultats à terme ne prêtant pas à l’enthousiasme. Comment se repérer, en effet, lorsque les marchés d’actions sont très confortablement valorisés, que les produits obligataires délivrent des rendements au plus bas et que, par conséquent, la navigation doit se faire sur un cap à la fois flexible et susceptible de mettre à l’épreuve les réflexes du capitaine ?
Pourtant, la conjonction de facteurs positifs n’a pas été aussi favorable depuis fort longtemps. Avec bien sûr des conséquences variables suivant les zones, mais souvent des amortisseurs efficaces en contrepoint, la baisse des prix du pétrole comme celle de l’euro font respirer les industriels et les consommateurs. La politique très volontariste de la Banque centrale européenne complète ce panorama avec un assouplissement quantitatif qui, en mode yoga, doit permettre aux acteurs de respirer grâce à un effet de chaîne monétaire irrigant l’économie, et ce au moins jusqu’en septembre 2016. Ce faisceau d’éléments exceptionnels explique le choix de la plupart des investisseurs orienté vers les actions européennes, mais en raison de nombreuses fragilités restantes, ce choix s’opère finalement par absence d’alternative (lire p.24).
Dans ce contexte où, à bien y regarder, on ne peut se reposer –terme d’ailleurs inadéquat en matière boursière– ni sur une zone particulière, ni sur une catégorie de valeurs mobilières de manière apaisante, que doivent penser les investisseurs ou leurs conseils pour orienter la partie liquide de leur patrimoine ? Un peu à la manière du tourisme moderne avec ses destinations incertaines, voire à risque, la réponse est dans un ailleurs parfois plus proche, parfois plus lointain.
Dans une certaine proximité, les fonds diversifiés retrouvent des atouts et les SCPI maintiennent les leurs, elles qui, bon an mal an, continuent de délivrer un rendement supérieur à 5% (lire notre enquête p. 8). Plus exotiques et plus rémunérateurs, mais sans filet, le capital de proximité côtoie des niches comme le cinéma (lire p. 28) pour les amateurs de gros tickets. Enfin, citons dans le même registre l’achat d’œuvres contemporaines, sachant que sur ces chemins de traverse, le risque est parfois de perdre le nord.
Intention est donnée à MPS, objet des convoitises d'Intesa, de retourner la situation en lançant une offre sur Banco BPM. Dans tous les cas, la banque verte, premier actionnaire de Banco BPM avec une participation affleurant les 30%, reste discrète mais aura son mot à dire.
L’indice PMI manufacturier définitif confirme sa reprise en juillet à un plus haut depuis avril. Mais la croissance est surtout soutenue par les commandes passées. La dynamique reste faible notamment en France, en Italie et en Espagne. Point positif, les tensions sur les prix diminuent.
À Reims, la plus ancienne maison de Champagne a fait quelque chose d'inattendu : elle a planté des arbres, commandé des sculptures, construit un pavillon signé Sou Fujimoto — et invité Tadashi Kawamata à percher des cabanes dans les branches. Une visite qui se mérite, et ne s'oublie pas.
« Spider-Man : Brand New Day » réussit le titre de meilleur démarrage depuis la pandémie de Covid, et le deuxième dans l’histoire du cinéma. En face, « l’Odyssée » de Nolan devrait dépasser le milliard de dollars de recettes
Comme Olivier Faure, la candidate à l'investiture socialiste plaide pour un montant inférieur quand d’autres craignent que le scrutin soit perturbé par des militants insoumis.