Axa relaye les préoccupations des entrepreneurs
AXA Entreprises publie son premier baromètre sur les préoccupations des chefs d’entreprises.
Jad ARISS, directeur général d’AXA Entreprises souligne « nous avons une vision privilégiée des entreprises au quotidien puisqu’AXA Entreprises assure 1 PME sur 3. Nous voyons leurs difficultés et leurs réussites. À travers cette enquête, nous avons souhaité recueillir les préoccupations des entrepreneurs et les faire connaître. En effet, les chefs d’entreprise disent se sentir peu reconnus. Leur donner la parole, à travers cette enquête, est une façon, aussi, de relayer leur opinion et de lui donner une plus large audience.»
· 93% des chefs d’entreprise estiment que leur statut est insuffisamment valorisé.
· Pour plus de 90%, le poids de la fiscalité et la complexité de la réglementation sont des préoccupations majeures.
· 73% considèrent qu’il est difficile de recruter.
· 80% sont préoccupés par le risque de mise en cause de leur responsabilité et ses conséquences civiles ou pénales.
· Pour autant, seuls 9% considèrent que leur entreprise se porte mal.
Les PME, les oubliées. Premier constat, les entrepreneurs estiment que le statut de chef d’entreprise est peu valorisé et mériterait de l’être d’avantage .Pour 9 chefs d’entreprise sur 10, « les patrons de PME devraient être plus valorisés dans la société, compte tenu de leur rôle vis-à-vis de l’emploi ». De même, ils sont 92% à estimer qu’« on parle beaucoup des grandes entreprises mais que les PME sont souvent oubliées ». Enfin, 74% d’entre eux pensent qu’ils sont souvent vus, à tort, comme des « patrons bien payés ».
Le poids de la fiscalité. Avant même les difficultés liées à l’activité - trésorerie, impayés, concurrence, nouvelles technologies - la fiscalité est pointée comme la difficulté majeure en raison de son poids pour 92% d’entre eux, de l’incertitude qui la caractérise pour 90% et de sa complexité pour 85%. À celle-ci s’ajoute celle de la réglementation pour 9 patrons sur 10. Le manque de visibilité dans ce domaine et, plus largement, sur la situation économique, pèse tout particulièrement.
Difficultés de recrutement. Autre préoccupation majeure, l’emploi et la gestion des ressources humaines, d’où des souhaits d’assouplissement. La difficulté à recruter est considérée par 73% des chefs d’entreprise comme très importante ou importante, notamment en raison du manque de main d’œuvre qualifiée (66%). Le turnover des employés est également un souci pour 41% d’entre eux alors que 78% se sentent concernés par le nouveau rapport des jeunes au travail et 69% par le bien-être des salariés et la lutte contre le stress au travail.
Dans ce contexte, l’assouplissement du temps de travail ou des règles régissant les contrats sont au 1er rang des attentes. Ainsi, plus de 8 dirigeants sur 10 souhaitent une amélioration du statut fiscal des heures supplémentaires, une révision de la durée du travail et un assouplissement des CDD. De même, 2 sur 3 voudraient voir assouplies les obligations liées aux changements de seuils.
Autre piste pour faciliter le recrutement, 76% préconisent que les formations initiales soient plus opérationnelles.
Judiciarisation de la société. Interrogés sur les risques qui les préoccupent, les dirigeants mettent en tête, parmi 16 menaces identifiées, 2 points qui relèvent d’une « judiciarisation croissante de la société » : 8 dirigeants sur 10 se déclarent préoccupés (et même « très préoccupés » pour 3 sur 10) par une possible mise en cause de leur responsabilité civile et pénale. Et le risque de procédure prud’homale préoccupe les deux tiers des chefs d’entreprise interrogés.
Au-delà des préoccupations économiques, des préoccupations plus nouvelles émergent : risque d’image, crise médiatique, cyber risques…
61% des chefs d’entreprise se disent préoccupés par la gestion de l’image et de la réputation de leur entreprise véhiculées par Internet et un sur deux par le risque de crise médiatique. Amplifiés par la place croissante des réseaux sociaux, ces risques deviennent des préoccupations. Autre nouveauté : les cyber risques prennent une place notable parmi les sujets de préoccupation avec là aussi près d’un chef d’entreprise sur deux qui mentionne ce risque (46%).
Les PME restent confiantes. Dans un environnement peu favorable à l’entrepreneuriat, les chefs d’entreprise sont pourtant positifs sur la situation de leur propre entreprise. Les trois quarts des chefs d’entreprise interrogés considèrent qu’il est plus difficile de monter une entreprise aujourd’hui qu’il y a 20 ans. Pour autant, les dirigeants sont plutôt positifs sur la situation de leur propre entreprise : 58% estiment qu’elle se porte bien ou très bien, seuls 9% jugeant au contraire qu’elle va mal. De même, leur vision de l’avenir est plutôt positive, puisqu’un quart des chefs d’entreprise pensent que leur entreprise va connaître une croissance et seuls 6% que leur activité risque de se dégrader. Confirmation que les chefs d’entreprise gardent une certaine confiance : seulement 8% déconseilleraient à une personne tentée par la création d’entreprise de se lancer dans cette aventure.
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Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse -
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