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Prélèvement à la source : les futurs retraités, grands gagnants de la réforme ?
Prélèvement à la source : les futurs retraités, grands gagnants de la réforme ?
Comme on le sait, l’administration fiscale s’ingénie à rendre neutre pour le contribuable les effets de la réforme de l’impôt sur le revenu visant à aligner la perception de l’impôt sur l’année de perception des revenus.
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Jean-François Lucq, Directeur de l’Ingénierie Patrimoniale chez KBL Richelieu Banque Privée
Malgré ces efforts, le futur retraité y trouvera un intérêt financier, même décalé, comme un exemple chiffré permet de le comprendre.
Aujourd’hui, Monsieur Dupont âgé de 55 ans, acquitte un impôt de 100 sur ces revenus professionnels. Au moment de son départ en retraite, que nous supposerons intervenir en 2025, l’impôt dû sur ses pensions de retraite ne sera plus que de 50, eu égard à la diminution durable de ses revenus.
Dans le système actuel, l’année de sa retraite, Monsieur Dupont acquitte un impôt de 100 en 2025 (sur ses revenus d’activité 2024), puis l’année suivante, l’impôt tombe à 50 (sur ses pensions de 2025), ce qui entraine un décalage de trésorerie que Monsieur Dupont doit anticiper.
Avec le prélèvement à la source, Monsieur Dupont acquittera jusqu’au jour de sa retraite un impôt sur le revenu de 100, laquelle contribution tombera à 50 en 2025, année de sa cessation d’activité. Le décalage mentionné précédemment est donc gommé puisque le paiement de l’impôt devient contemporain de la perception des revenus. Il va donc réaliser à ce moment un gain de 50!
Ce gain s’appliquera à tous ceux encore en activité au moment de la réforme, et dont le passage à la retraite se traduira par une chute de revenus, soit une population conséquente.
Il est à noter, que les futurs retraités, dont la cessation d’activité interviendra en 2018, bénéficieront au titre de l’année de transition d’une exonération d’impôt sur leurs derniers revenus d’activité perçus en 2017.
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