Précisions sur la qualité d’une SA en liquidation judiciaire associée d’une SCI
Une SA associée d’une SCI a été mise en redressement judiciaire en 1993, puis en liquidation judiciaire. Les statuts de la SCI prévoyaient que celle-ci ne serait pas dissoute en cas de liquidation judiciaire d’un de ses associés, à charge pour les autres de rembourser à l’associé exclu le montant des parts d’intérêt qu’il pourrait alors posséder d’après leur valeur au jour de l’ouverture du droit de rachat. En 2011, l’assemblée générale de la SCI a retenu comme date de fixation de la valeur des parts la date du redressement judiciaire de la SA. L’expert-comptable recruté pour apprécier la valeur des parts, a estimé que la valeur des parts au 31 décembre 1993 était nulle. En 2012, l’assemblée générale extraordinaire de la SCI a décidé que la SA avait définitivement perdu la qualité d’associé le 5 mars 2012, date de réception par son mandataire du rapport d’expertise, et qu’il n’y avait lieu à aucun remboursement en sa faveur. Le liquidateur a assigné la SCI en remboursement des droits sociaux détenus par la SA.
Dans un arrêt du 31 mars 2016, la Cour d’Appel de Metz déclare irrecevable comme prescrite la demande du liquidateur de la SA, en retenant que le délai de prescription de dix ans a commencé à courir en juin 1993, date à laquelle elle a eu connaissance du redressement judiciaire lui ouvrant droit au remboursement de ses droits sociaux dans la SCI.
La chambre commerciale de la Cour de cassation casse et annule cet arrêt, le 27 juin 2018 (n°16-18687), estimant que «la perte de la qualité d’associé ne peut être antérieure au remboursement de la valeur des droits sociaux et qu’il revenait à la SCI de procéder à ce remboursement afin de faire perdre à la [SA] la qualité d’associé et donc de lui adresser une proposition à cette fin, laquelle aurait fait courir le délai de prescription».
A noter que la décision a été rendue avantla réforme de la prescription de la loi du 17 juin 2008. Le délai est aujourd’hui de cinq ans (C. com. art. L 110-4, I).
Plus d'articles du même thème
-
VanEck cote un ETF dédié à l'infrastructure physique qui entoure le développement de l'IA
VanEck cible l'infrastructure physique de l'IA, alors que les dépenses mondiales en data centers devraient dépasser 750 milliards de dollars cette année. -
PFA échoue à exiger de Meta plus de protection des enfants
A l’occasion de l’assemblée générale annuelle de Meta, le fonds de pension danois a déposé une résolution visant à engager le géant de la tech à faire davantage en matière de protection des enfants sur les réseaux sociaux. La résolution n’a pas fait l’unanimité. -
Princeton revient sur le désinvestissement de ses pétrolières et fixe un objectif net zéro à 2046
Le fonds de dotation de l’université américaine Princeton abandonne le désinvestissement volontaire des sociétés pétrolières et gazières cotées adopté en 2022 et se fixe un horizon à 2046 pour atteindre la neutralité carbone de son portefeuille de 36,4 milliards de dollars.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree commercialise WDIG pour investir dans les métaux stratégiques clés
- L’AMF s’apprête à clarifier les obligations des sociétés de gestion en matière de rémunération des distributeurs
- LBP AM et La Financière de l’Echiquier annoncent leur projet de fusion
- Le dispositif Jeanbrun doit être appréhendé comme un outil de transmission
- Baloise Vie Luxembourg franchit le milliard de collecte et change de braquet
- SCPI : les faits marquants du mois de Mai 2026
Contenu de nos partenaires
-
ConcurrenceRoberto Vannacci, le caillou dans la chaussure (de droite) de Giorgia Meloni
Avec son parti, l’ancien général séduit des électeurs déçus par la normalisation de la coalition au pouvoir. La Présidente du Conseil est face à un dilemme explosif : l’embarquer ou le laisser prospérer avant les législatives de 2027 -
Emploi ou retraiteCumul emploi-retraite : pourquoi des députés et DRH dénoncent une réforme contre-productive
Alors qu’elle vise à inciter les seniors à rester en emploi, des opposants de plus en plus nombreux à cette réforme affirment qu’elle produira l’effet inverse -
Violences après le sacre européen du PSG : Lecornu veut faire payer « celui qui détruit »
Mardi 2 juin, Sébastien Lecornu a dénoncé les débordements survenus après la victoire du PSG en finale de la Ligue des champions. « Un auteur d'un acte de violence ou de dégradation doit pouvoir réparer », a affirmé le Premier ministre à l'Assemblée nationale