L’inscription au RCS donne un caractère professionnel à la location
Un investisseur acquiert quinze lots immobiliers pour plus de deux millions d’euros, financés à 100 % par la Lyonnaise de banque. Le montant de remboursement annuel atteint plus de 200.000 € et devait être remboursé pour une grande partie par les revenus des locations. L’emprunteur a signé chacune des trois «fiches de réservation produit» pour un investissement Loueur en Meublé Non Professionnel (LMNP). Compte tenu de l’ampleur de son investissement immobilier, il a été dans l’obligation de s’inscrire au registre du commerce et des sociétés en qualité de loueur meublé professionnel.
Après avoir constaté le défaut de son client en 2009, la banque a fait pratiquer en 2013 des saisies-attributions des biens en remboursement de sa créance. Une action que son client conteste au motif qu’elle était prescrite. Selon lui la Lyonnaise de banque disposait d’un délai de deux ans pour agir, conformément aux dispositions du Code de la consommation.
Un moyen rejeté par la Cour de cassation, qui a jugé qu’il était incontestable que l’investisseur avait une activité professionnelle principale qui est celle de médecin, mais qu’il n’en demeure pas moins qu’il a également une activité professionnelle accessoire qui est celle de loueur en meublé pour laquelle il est régulièrement inscrit au registre du commerce et des sociétés.
La Cour de Cassation relevant que l’emprunteur était inscrit au registre du commerce des sociétés en qualité de loueur en meublé professionnel, en a déduit que le prêt contracté pour financer l’acquisition desdits lots était destiné à financer une activité professionnelle, fût-elle accessoire. Par conséquent le propriétaire ne peut pas se prévaloir de la qualité de consommateur pour invoquer la prescription biennale. Peu importe que l’acte notarié fasse référence au Code de la consommation, la banque disposait bien d’un délai de cinq ans pour procéder à la saisie-attribution des immeubles à compter du premier défaut de l’emprunteur.
Lire l’arrêt ici
Plus d'articles du même thème
-
Il y a bien une vie après la procédure de sauvegarde
Dette - La société de dispositifs médicaux Mauna Kea Technologies a eu recours aux classes de parties affectées. Depuis, le chiffre d'affaires poursuit sa hausse. -
Un nouveau coup gagnant pour Asmodee
L'éditeur de jeux poursuit sa politique de croissance avec le rachat d'ATM Gaming pour 180 millions d'euros au moyen d'un montage financier incluant l'émission d'actions de classe B. -
Sébastien Rouge (Eutelsat) : «Nous avons de gros investissements en face de nous»
Entre financement, innovation technologique, concurrence américaine et projet de souveraineté européenne, le directeur financier d'Eutelsat multiplie les défis pour accélérer la trajectoire de l'opérateur français de satellites.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
VanEck émet un nouvel ETF pour miser sur l’économie spatiale
- Philippe Zaouati quitte Mirova
- Bercy acte la fin du référencement des autres FIA en assurance-vie
- La déferlante IA menace l'équilibre des portefeuilles actions et obligataires
- L’AMF va se doter d'un plan pour renforcer l’investissement des femmes
- SCPI : une nouvelle solution de marché secondaire mise sur l'analyse des portefeuilles
Contenu de nos partenaires
-
Première!2025, l’année où les conflits ont fait exploser les déplacements internes de population
Publié mardi, un rapport d'organismes internationaux dévoile que les guerres et violences ont augmenté les déplacements internes de populations de 60 % à l'échelle mondiale. Un recensement alarmant que les coupes budgétaires dans les structures humanitaires compliquent -
Sous pressionInflation américaine à 3,8 % : mauvais timing pour Donald Trump
Les prix à la consommation ont augmenté en avril à un niveau record depuis trois ans, alors que Donald Trump poursuit sa guerre en Iran et que son candidat Kevin Warsh se rapproche de la présidence de la Fed -
Cellule dormante2027 : sur les réseaux sociaux, l'autre campagne qui vient
Entre mise en scène personnelle, stratégies d’influence et mobilisation de communautés en ligne, Jean-Luc Mélenchon, Jordan Bardella et Gabriel Attal redéfinissent les codes de la présidentielle