AccueilPatrimoineJuridique
Le versement d’une prestation compensatoire sous forme de capital peut être demandé à tout moment
Le versement d’une prestation compensatoire sous forme de capital peut être demandé à tout moment
L’article 276-4 du Code civil ouvre la faculté de demander la substitution d’un capital à la rente, quelle que soit la nature de celle-ci, rappelle la Cour de cassation.
Un jugement a prononcé le divorce de deux époux et homologué la convention fixant, en faveur de l'épouse, une prestation compensatoire constituée de la jouissance gratuite et viagère du domicile conjugal, du versement d’un capital et du paiement d’une rente mensuelle jusqu’au décès de l’époux. Ce dernier sollicite la substitution d’un capital à la rente.
Pour rejeter la demande, l’arrêt de la Cour d’appel de Nîmes de janvier 2018 retient que la rente litigieuse n'étant ni viagère, son versement prenant fin au décès du débiteur, ni temporaire, dès lors que son échéance est fonction d’un événement dont la date est inconnue, il est impossible de déterminer un capital conformément aux modalités fixées par le décret n° 2004-1157 du 29 octobre 2004.
La Cour de cassation, dans un arrêt n°18-13663 du 20 mars 2019, casse et annule cette décision, rappelant que l’article 276-4 du Code civil ouvre la faculté de demander la substitution d’un capital à la rente, quelle que soit la nature de celle-ci. «Le débiteur d’une prestation compensatoire, fixée par le juge ou par convention, sous forme de rente, peut, à tout moment, saisir le juge d’une demande de substitution d’un capital à tout ou partie de cette rente, sans qu’il y ait lieu, pour en apprécier le bien-fondé, de distinguer selon la nature viagère ou temporaire de la rente», explique la plus haute juridiction de l’ordre judiciaire.
Malgré l’incertitude économique, la croissance des prêts bancaires aux ménages et surtout aux entreprises a progressé en juillet en rythme annuel. Les chiffres, inférieurs aux moyennes historiques, devraient permettre une croissance modérée de l’économie européenne au second semestre.
La société de private equity américaine se voit reprocher par le département de la Justice d’avoir enfreint à au moins 16 reprises les règles de notification préalable des opérations de fusion-acquisition.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
Robert Zarader est co-fondateur de l’institut Bona Fidé, un cabinet spécialisé dans la communication politique et les stratégies d’influence. Il juge sévèrement le rapport au macronisme des deux anciens Premiers ministres et désormais candidats