Une proposition de loi déposée le 9 juin 2016 par le sénateur socialiste Jacques Bigot entend prolonger jusqu’au 31 décembre 2020 le dispositif d’habilitation des clercs permettant aux notaires d’autoriser leurs clercs à procéder à la lecture des actes et à recueillir la signature des parties, que la loi du 6 août 2015, dite «Macron» proposait d’abroger à compter du 1er août 2016.
L’auteur du texte estime en effet que la prolongation de ce dispositif «permettra d’ouvrir l’accès à la profession et constituera une alternative sociale aux clercs habilités. Pour ces personnes, la fin de leur habilitation signifie, en effet, le retrait d’une partie de leurs compétences et, pour leurs employeurs, la privation de personnel compétent, ce qui risque d’induire des problèmes sociaux notamment en termes de licenciements et, à tout le moins, des rétrogradations».
La proposition de loi a été adoptée par le Sénat le 29 juin dernier et a été transmise à l’assemblée nationale (texte n°3897). Le gouvernement ayant engagé une procédure accélérée sur ce texte le 10 juin 2016, il pourrait ne faire l’objet que d’une seule lecture au Parlement.
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