Le complexe crédit d’impôt de modernisation du recouvrement
Cette tribune a été rédigée par Deloitte et le cabinet d’avocats Taj
Pour éviter aux contribuables un double prélèvement, relatif à la suppression de l’année de décalage voulue par le système d’imposition actuel, un crédit d’impôt, le crédit d’impôt de modernisation du recouvrement (CIMR), sera mis en place pour les revenus non exceptionnels entrant dans le champ du prélèvement à la source.
En effet, le CIMR opère une distinction entre revenus non exceptionnels et revenus exceptionnels et doit permettre de neutraliser l’impôt sur le revenu dû sur les revenus non exceptionnels de l’année 2018. En revanche, l’impôt sur le revenu relatif aux éventuels revenus exceptionnels perçus en 2018 restera dû et devra être payé en 2019.
La difficulté de ce mécanisme réside dans la définition de ces différentes catégories des revenus.
Par conséquent, les employeurs devront s’informer sur ce dispositif afin de répondre aux questions potentielles des salariés et s’interroger sur le niveau d’accompagnement qu’ils souhaitent mettre en place sur ce sujet (information uniquement, rescrit sur des revenus professionnels particuliers, prise en charge du calcul de ventilation entre revenu exceptionnel et non exceptionnel…).
, En effet, bien que cette mesure transitoire prévoit que la détermination des revenus soumis au CIMR se fait sous la seule responsabilité du contribuable, il est probable que, pour certains versements spécifiques (primes, bonus, actionnariat salarié…), ce même contribuable se tourne vers son employeur afin d’obtenir de l’aide et des informations sur la qualification de ces versements.
, L’administration prévoit d’ailleurs que l’employeur a la possibilité de déposer une demande spécifique auprès de l’administration pour l’interroger sur l’éligibilité de ce versement au CIMR (procédure de rescrit).
Plus d'articles du même thème
-
Le dollar demeure une valeur refuge
Retrouvez comme chaque semaine le chronique de DeftHedge sur le marché des changes. -
Intesa Sanpaolo relève de 800 millions d’euros son offre sur MPS
La première banque italienne avertit qu’elle retirera sa nouvelle proposition si les actionnaires de sa cible approuvent fin octobre le projet alternatif présenté par ses dirigeants. -
Le choc sur les taux préoccupe les gérants crédit
Le Panel Crédit de L’Agefi se montre d’autant plus prudent sur les spreads, ce mois-ci, que la forte hausse des taux souverains commence à avoir un impact qui incite à la sélectivité.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
WisdomTree mise sur des ETF à rendement défini
Contenu de nos partenaires
-
DivanLycées, dette, budget : la France au bord du burn-out
L'accumulation inédite de crises intenses est révélatrice de l'attitude des Français face à l'école, au travail, à la politique, et à un modèle social qui n'a plus les moyens -
EditorialLycéens, actifs, retraités : la guerre des trois aura-t-elle lieu ?
Rien de ressoude plus une société divisée qu’un ennemi commun. Or, cet ennemi existe : c’est la dette ! -
Passage en caisseLycées bloqués et émeutes : qui va payer la casse ?
Le mouvement lycéen entamé le 21 septembre dernier ne faiblit pas et vire souvent aux émeutes urbaines. Face à la casse, collectivités, Etat, régions, et contribuables s'inquiètent de devoir payer la facture