Le 27 octobre 2017, le Conseil constitutionnel a déclaré inconstitutionnelle l’amende de 5 % qui sanctionne la non-déclaration des contrats d’assurance-vie souscrits à l'étranger.
A l’instar des comptes bancaires et des trusts, les contrats d’assurance-vie et de capitalisation détenus à l'étranger doivent être déclarés par leur titulaire (art. 1649 AA du CGI).
Jusqu'à présent, le contribuable qui méconnaissait ses obligations déclaratives était frappé d’une amende fixe de 1.500 euros par contrat dissimulé (10.000 euros pour les actifs souscrits dans un Etat non coopératif) et d’une amende proportionnelle de 5 % de la valeur de chaque contrat, lorsque le total des actifs atteignait un minimum de 50.000 euros.
A l’origine, la pénalité de 5 % était également applicable aux comptes et trusts non déclarés. Or, le Conseil constitutionnel a censuré «l’amende compte» le 22 juillet 2016 (1) et «l’amende trust» le 16 mars 2017 (2), jugeant cette sanction disproportionnée par rapport à la gravité des faits, puisque «cette pénalité pouvait être appliquée, alors pourtant que les biens ou sommes placés dans le trust n'étaient pas nécessairement soumis à l’impôt en France; la sanction de l’absence de déclaration de comptes bancaires à l'étranger pouvait quant à elle être prononcée alors même que les sommes placées sur un tel compte avaient été prises en compte dans les déclarations de revenus des contribuables» comme l’ont souligné les hauts magistrats.
Depuis, l’amende proportionnelle applicable à l’assurance-vie était en sursis. Ainsi, dans la droite ligne des décisions précitées, le Conseil constitutionnel a en toute logique déclaré inconstitutionnelle l’amende de 5 % pour défaut de déclaration de contrats d’assurance-vie. La censure prend effet immédiatement précise le Conseil.
L’assureur français voit sa croissance ralentir en dommages mais accélérer en vie santé sur les premiers mois de l’année. Son résultat opérationnel a progressé de 9%, à 4,5 milliards d’euros, et son chiffre d’affaires de 5%, à 66,3 milliards d’euros, sur le semestre.
Avec ce nouveau produit dédié à l'investissement durable, l'assureur veut répondre à une double attente des épargnants : donner du sens à leur épargne tout en conservant sécurité et rendement.
Selon les données publiées le 7 juillet par la Banque de France, les sociétés d'assurance et les fonds de pension affichaient 2.854,5 milliards d'euros d'encours de placements financiers fin mars 2026.
Dans son projet de big-bang institutionnel pour 2027, Gabriel Attal ressuscite une vieille promesse d'Emmanuel Macron, celle d'instaurer un « spoil system à la française ». Il serait temps