Si la performance énergétique est mauvaise pour plus de 23 millions de logements, la solution du crédit d’impôt rénovation énergétique pour favoriser leur rénovation est couteuse et jugée inefficace par l’UFC Que Choisir.
En effet, non seulement, ce crédit d’impôt n’a pas d’impact sur la performance énergétique globale des logements. En 2014, malgré l’existence du crédit d’impôt, moins d’une fenêtre installée sur deux (45 %) avait une performance thermique satisfaisante, et seulement 8 % des consommateurs allaient au-delà des performances minimales pour obtenir le CITE.
Mais qui plus est, les ménages restent peu sensibles à ce coup de pouce fiscal. Les dépenses réelles des ménages en travaux de rénovation énergétique sont restées stables depuis 2009, autour de 12 milliards € par an. L’UFC Que choisir est également interpellé par la concomitance des évolutions, à la hausse comme à la baisse, du crédit d’impôt et du prix moyen des travaux (+ 1500 € entre 2006 et 2008, puis - 1660 € jusqu’en 2013), «sans que l’on puisse constater en parallèle une variation de l’ampleur des travaux menés. C’est à se demander à qui profite réellement le crédit d’impôt !».
L’UFC-Que Choisir propose, dans le cadre du projet de loi de finances 2016 d’instaurer un crédit d’impôt progressif (en taux et en niveau), basé sur la performance thermique atteinte après travaux et non plus sur les équipements installés et créer une complémentarité entre l’Eco-prêt et le CITE afin que tous les consommateurs qui réalisent une rénovation énergétique lourde de leur logement puissent cumuler le CITE et l’Eco-prêt, là encore en fonction de la performance atteinte.
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