Le marché du neuf poursuit sa progression malgré l’atonie de l’accession à la propriété
La reprise du marché du neuf continue sur sa lancée. Selon les chiffres publiés jeudi 12 novembre par la Fédération des promoteurs immobiliers (FPI), lesventes totales de logements neufs ont augmenté de17,1%par rapport au 3ème trimestre 2014 avec 25.247 ventes. C’est un peu moins que le chiffre réalisé au deuxième trimestre (+23,1%, à +30,764 logements vendus). Mais la tendance est la même : c’est le quatrième trimestre consécutif de hausse des ventes dans le logement neuf.
A lire, l’article de L’Agefi Actifs que nous avons consacré aux chiffres du premier semestre
Comme lors des mois précédents, cette progression résulte uniquement des ventes au détail «qui progressent de +27,3% par rapport au 3ème trimestre 2014", explique la FPI. Car de leur côté, les ventes en bloc plongent de 9,4% après avoir lourdement chuté au premier semestre (-18,8%).
Sur les ventes au détail, le dispositif Pinel continue son rôle de moteur. «Les ventes aux investisseurs enregistrent une nouvelle augmentation de +55,5% ce trimestre, témoignant de l’intérêt des ménages investisseurs pour la pierre depuis la refonte du dispositif (Pinel + refonte du zonage)», précise la FPI. On se rapproche doucement des niveaux connus en 2011, même si la marge est encore grande (ils sont encore 15% supérieurs en volume).
A l’inverse, les ventes en accession poursuivent leur atonie. Alors qu’elles n'étaient que de 5% au premier semestre, elles se sont établies à 4,7% au troisième trimestre. Elles représentent 46% du total des ventes au détail alors qu’elles culminaient à 55% au troisième trimestre 2014.
Les mises en vente connaissent quant à elles une augmentation sensible de +10,2% par rapport au troisième trimestre 2014. Cela-dit, les niveaux sont encore bien inférieurs à ceux qu’ils ont été au troisième trimestre 2011 (-28,5%).
«L’inertie de l’offre témoigne des difficultés structurelles auxquelles les promoteurs sont confrontés : terrains constructibles à la vente toujours plus rares, obtention des autorisations de construire toujours plus complexe, regain des recours abusifs, poids des normes et règlementations, instabilité juridique et fiscale…", écrit la FPI.
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