Immobilier : «L'élargissement du délai de rétractation va ajouter de l’incertitude chez les vendeurs»
Pourquoi désapprouvez-vous cette mesure ?
Il faut bien sûr de la sécurité pour l’acquéreur. Mais il faut également un délai raisonnable qui ne pénalise pas le vendeur. Il a besoin de stabilité. Or que se passe-t-il ici : pendant 10 jours après la signature de la promesse de vente, l’acquéreur peut continuer ses recherches. Et puis il est sollicité par d’autres vendeurs. En attendant, le vendeur doit bloquer son bien. Donc cet allongement ne va pas dans le bon sens. Il vient ajouter de l’incertitude chez les vendeurs.
Passer de 7 à 10 jours va-t-il vraiment causer de l’incertitude ?
Il s’agit plutôt d’un équilibre à trouver. Un équilibre entre vendeur et acheteur. Quand le décalage devient excessif entre les deux cela pénalise tout un secteur. Le vendeur a aussi besoin de stabilité. Alors effectivement c’est une bonne chose que visiblement le délai ne double finalement pas comme c'était prévu initialement (ndlr : imposée via l’article 49-3, la loi n’est pas encore définitivement adoptée). Mais fondamentalement je ne vois pas vraiment l’intérêt d’adapter les dispositions de la loi Hamon à l’immobilier.
Que dites-vous à ceux qui estiment qu’au contraire ce délai va instaurer plus de confiance chez l’acheteur ?
Pensez-vous qu’un délai de trois jours supplémentaires rassurera davantage un acheteur ? Je ne le pense pas. Ce délai supplémentaire ne bouleverse pas grand chose et ne sert pas à grand chose. Mis à part le fait que pendant ce temps le vendeur est bloqué. La conséquence c’est que cette décision impose encore des longueurs dans le processus immobilier. Si l’on ajoute à cela l’augmentation des démarches administratives sur le compromis de vente, cela risque d’avoir des implications très négatives sur les délais, et notamment les rémunérations des agents.
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