Immobilier: des taux stables voire baissiers
La situation est toujours au beau fixe puisque les nouveaux barèmes communiquent des taux orientés à la baisse ou stables. Dans un contexte où l’inflation remonte, les taux restent à des niveaux historiquement bas et les durées de prêts s’allongent. Pour l’instant, selon Vousfinancer, rien n’indique une remontée des taux avant la fin de l’année.
Alors que traditionnellement les taux évoluent peu durant l’été, avec même plutôt quelques remontées destinées à freiner la demande durant les congés estivaux pendant lesquels les délais de traitement peuvent s’allonger, cette année, les banques restent présentes avec des taux très attractifs. Quelques banques ont même renvoyé de nouvelles grilles de taux, en baisse de 0,05 % à 0,20 % selon les établissements, les durées et les profils, quand d’autres banques ont opté pour la stabilité.
«Si les barèmes sont un indicateur de l’appétence des banques à davantage prêter et un moyen de cibler les emprunteurs qui deviendront leurs futurs clients, la plupart d’entre elles accordent des décotes supplémentaires importantes sur les taux affichés – pouvant aller jusqu’à 0,60 % de baisse - conduisant à un retour des taux à leur plus bas niveau historique pour certains emprunteurs » souligne Sandrine Allonier, porte-parole de Vousfinancer.
Les taux moyens sont actuellement à 1,30 % sur 15 ans, 1,50 % sur 20 ans et 1,70 % sur 25 ans avec des taux planchers négociés à 0,65 % sur 15 ans, 0,80 % sur 20 ans et 1,35 % sur 25 ans pour les meilleurs profils.
«Après un 1er trimestre 2018 marqué par un attentisme des acheteurs et une demande de crédits en baisse de 20 %, ces dernières semaines, le marché immobilier a retrouvé un dynamisme inédit en 2018. Les banques veulent ainsi profiter de ce regain d’activité pour rattraper le retard pris en début d’année sur leurs objectifs de production de crédits qui restent élevés dans un marché plus difficile qu’il ne l’était en 2017, notamment compte tenu de la baisse des renégociations de prêt, dont les volumes ont été quasiment divisés par trois» complète Sandrine Allonier, « toutefois, même avec ce regain d’activité constaté au 2ème trimestre, il est peu probable que les niveaux de production de crédit de 2017 (272 milliards d’euros) soient à nouveau atteints cette année. Nous devrions plutôt revenir au niveau - à l’époque record - de 2016, à 252 milliards d’euros de production de crédits ».
Alors que l’inflation repart, avec une hausse des prix à la consommation de 2,3 % en juillet, rien n’indique à ce jour que les conditions de crédit devraient se dégrader d’ici la fin de l’année.
« Le contexte, de ce point de vue-là, va donc rester très favorable aux emprunteurs qui pâtissent toutefois de la hausse des prix qui se poursuit dans les grandes villes et de la diminution des aides à l’achat pour les primo-accédants. En revanche, de nombreuses incertitudes demeurent pour l’année 2019, il est encore trop tôt pour se prononcer sur l’évolution des taux. Avec un risque tout de même d’ores et déjà identifié: la mise en place du prélèvement à la source pourrait avoir un impact psychologique négatif et déstabiliser les acheteurs potentiels en début d’année» conclut Sandrine Allonier.
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