Les investisseurs français toujours peu enclins à prendre des risques
Les investisseurs français sont allergiques au risque. C’est du moins ce qu’il ressort d’une étude publiée par Legg Mason auprès d’un panel international de 4.311 investisseurs particuliers fortunés (1). Parmi ces derniers,82 % des français interrogés (200 personnes au total) considèrent avoir un profil conservateur pour leurs investissements, contre 66 % pour la moyenne mondiale. Ils estiment également, que le manque de croissance du pays (pour 47 % d’entre eux), la faiblesse de l’économie européenne (41 %) et le contexte de taux bas (34 %) nuiront à leurs investissements, alors qu’au niveau mondial c’est l’inflation qui préoccupe presque la moitié des sondés.
La retraite comme préoccupation principale. Dans ces conditions, difficile pour les investisseurs français, de répondre correctement à leurs principaux besoins, à savoir, pour presque 60 % d’entre eux, la recherche d’une source de revenus pour la retraite et le maintient de leur train de vie actuel dans le futur ou encore, pour 47 % d’entre eux, protéger leur santé ou celle de leurs enfants. «Ce besoin de prévoyance s’explique par une vision pessimiste du futur: 78 % des investisseurs français sondés pensent que la vie sera plus difficile pour les générations futures», peut-on lire dans l’étude. «Le profil conservateur des français est très ancré aux craintes sur la pérennité du système de retraite», précise Vincent Passa, directeur commercial de Legg Mason France.
Le potentiel des actions. Les rédacteurs de l’étude constatent que l’allocation d’actifs des investisseurs français reste assez équilibrée entre les classes d’actifs traditionnelles (liquidité, actions et obligataire), avec un biais assez marqué sur l’investissement en immobilier, tout comme les allemands (respectivement 23 et 24% de leurs actifs). Pour cette année, les classes d’actifs identifiées comme offrant les meilleurs potentiels de rendement sont les actions (internationales ou locales) pour 71 %, l’immobilier pour 68 % d’entre eux, et en 3e position l’or ou les métaux précieux (41%). « Les actions arrivent donc en tête, avec une préférence marquée pour les actions internationales, et un quart des investisseurs français sondés a déjà prévu d’augmenter son exposition aux marchés actions cette année », observe Vincent Passa. Ce chiffre est encore plus important pour les autres pays d’Europe et s’élève à 37 % en moyenne au niveau mondial.
Les conseillers peu sollicités. Enfin, l’étude s’est attachée à analyser les relations des investisseurs avec leurs conseillers financiers. Sans surprise, les investisseurs français sont encore relativement peu nombreux à utiliser les services de conseillers financiers ; 31 % déclarent travailler avec un conseiller, contre 38 % au niveau mondial. Ainsi, les conseillers financiers sont surtout consultés pour leur connaissance des tendances de marché. Les principaux bénéfices tirés par les investisseurs sont l’accès à ces nouvelles opportunités d’investissement (49 %), d’éviter des erreurs qui peuvent s’avérer couteuses (38 %), et de s’assurer une certaine tranquillité d’esprit (38 %).
(1) enquête menée en décembre 2013 et janvier 2014 dans 20 pays différents. Les 200 français interrogés possèdent 1,8 million de dollars d’actifs en moyenne, pour un revenu brut moyen annuel de 339.000 dollars.
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