L'épargne salariale dans une tendance toujours positive
L’épargne salariale continue de faire des émules. En recensant 11,3 millions de salariés représentant un encours de 135,4 milliards d’euros au 30 juin dernier, l’Association française de la gestion financière (AFG) fait état d’une progression de 3 % sur 6 mois et de 3,8% sur un an. Et cette dernière hausse est essentiellement le fruit d’une augmentation de la collecte nette, précise l’AFG. Mis en perspective, la progression de l’encours sur les cinq dernières années, atteste du succès de l’épargne salariale. A fin 2013 où l’encours était de 104,4 milliards d’euros, la progression est de l’ordre de 30 %. Dans le détail, l’AFG relève que sur le 1er semestre 2018, les versements bruts (intéressement, participation, abondement et versements volontaires) atteignent près de 11 milliards d’euros, tandis que les retraits sont en baisse de 11% et passent de 8,3 à 7,4 milliards d’euros. De fait, la collecte nette a fait un bond en passant de 2,1 à 3,4 milliards d’euros sur 6 mois, soit une progression de 62%.
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, Par ailleurs, chaque salarié épargnant détient en moyenne 12.000 euros pour financer ses projets. L’étude par classe d’actifs met en évidence la prédominance des actions qui représentent près de 60% de l’ensemble dont 38% via les fonds d’actionnariat salarié, 12% via les fonds actions et le solde via les fonds mixtes. Cela étant, « elle contribue ainsi très fortement au financement de l’économie productive en fonds propres », indique l’AFG, même si il faut noter que les fonds monétaires à la rémunération nulle représentent encore 15 %. En outre, les fonds diversifiés atteignent 84 milliards d’euros et représentent 62% des encours. Ils sont en progression de 3,7% sur un an parmi lesquels les fonds ISR3 dépassent 20 milliards d’euros, soit une progression de 6%, supérieure à celle des autres placements. Ils représentent plus du quart de l’épargne salariale (hors actionnariat salarié). Les FCPE solidaires s’élèvent à 8,3 milliards d’euros, soit une augmentation significative de 15% sur un an. En revanche, on notera que les fonds monétaires à la rémunération nulle représente encore 15 % de l’ensemble. Pour leur part, les fonds d’actionnariat salarié atteignent 51 milliards d’euros en progression de 4% sur un an. Ils représentent 38% des encours d’épargne salariale. Ils ont collecté près de 2 milliards sur 6 mois contre 1,3 milliards à la même période en 2017.
En outre, effet Pacte ou pas, les entreprises continuent à s’équiper en Perco indique également l’AFG qui dénombre 14.000 entreprises supplémentaires en 6 mois à se doter de cette offre. Et qui séduit dans la mesure où 2 760 000 salariés ont déjà effectué des versements, soit une progression de 11% sur un an sur une population éligible de 8 millions de salariés. Sur 6 mois, les versements bruts sur le PERCO se sont élevés à 1,6 milliard d’euros, soit une hausse de 7% par rapport au 1er semestre 2017. La collecte nette atteint 1,1 milliard d’euros, en hausse de 10%.
Cela étant, plus de la moitié des entreprises ont transformé leur PERCO en PERCO Plus pour y intégrer un fonds PME et bénéficier du taux réduit de forfait social à 16% mais seulement 25% des salariés détenteurs d’un PERCO ont accès à un fonds PME. Ces fonds investis à 7% en titres de PME dépassent 1 milliard d’euros, et affichent une progression de 37% sur un an.
L’AFG s’est enfin félicitée de la loi PACTE qui sera votée courant 2019. «Elle devrait donner un nouvel élan à l’épargne salariale et à l’épargne retraite», indique l’association en pointant la suppression du forfait social, totale pour les TPE/PME (de moins de 50 salariés) et réservée à l’intéressement pour les entreprises de moins de 250 salariés, ou en évoquant l’abaissement du forfait social à 10% sur l’abondement et la possibilité de mettre en place un abondement unilatéral devraient favoriser le développement de l’actionnariat salarié et concourir à l’objectif fixé par le gouvernement d’avoir 10% du capital des entreprises françaises détenu par les salariés à horizon 2030.
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