L’AMF passe les FIA français au crible
L’AMF publie une étude réalisée à partir des reporting AIFM à fin 2017 et d’autres données à la disposition du régulateur, et relève plusieurs tendances:
-une faible représentation des fonds les plus spéculatifs (hedge funds) parmi les FIA faisant l’objet d’un reporting en France (0,6% de l’actif net total). La plupart des FIA présente des caractéristiques semblables à celles de fonds plus traditionnels, moins risqués : 59 % de l’actif net total est constitué de fonds actions, obligataires ou diversifiés;
-une liquidité des portefeuilles permettant de faire face à la temporalité des rachats des investisseurs en situation normale de marché. En-dehors des fonds immobiliers et de private equity, dont les détentions à l’actif sont à long-terme, les FIA peuvent liquider une majorité de leur actif en un jour ou moins;
-des niveaux de levier globalement en adéquation avec les stratégies d’investissement mises en œuvre;
-des expositions en cohérence avec les stratégies des FIA :les fonds immobiliers sont exposés à 71 % à des actifs physiques, les fonds de private equity à 85 % à des titres, les fonds de fonds à 58 % à des organismes de placement collectifs, et les fonds de stratégie «autre» à 60 % à des titres.
, Au-delà de ces tendances, l’étude démontre les limites du reporting issu de la directive AIFM. « Concernant la typologie des FIA, il apparait que la majorité des fonds déclare ne pas se reconnaitre dans les stratégies principales proposées par le reporting, ce qui empêche une classification correcte des fonds. Par ailleurs, le reporting AIFM repose en grande partie sur des variables facultatives, ce qui rend leur traitement statistique difficile. Ainsi, l’ampleur des données recueillies et le travail nécessaire à l’amélioration de leur qualité poussent à mettre en avant le caractère encore améliorable de l’utilisation de ce reporting. De futures éditions de ce panorama pourront ainsi inclure davantage d’indicateurs de risque ou d’outils de surveillance, une meilleure couverture des données ou de possibles révisions».
Plus d'articles du même thème
-
Londres dévoile sa base de données consolidée sur les actions
La Financial Conduct Authority a publié le 31 juillet une consultation sur son projet de «consolidated tape», destiné à accroître la transparence et l'attractivité du marché des actions britanniques. -
Les défauts publicitaires des sociétés de gestion sont détectés par l’IA en Espagne
L'intelligence artificielle, utilisée par le régulateur espagnol, a permis de détecter des irrégularités chez dix sociétés de gestion. -
La réforme de Solvabilité 2 limite son coup de pouce aux titrisations les mieux notées
Les analystes de Bank of America (BofA) ont analysé l'impact des modifications des exigences de fonds propres Solvabilité 2 entrées en vigueur en mars pour une application en 2027. Cette réforme profitera surtout aux notations AAA et, dans une moindre mesure, aux notations AA.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
Contenu de nos partenaires
-
Crise migratoire à Ceuta : l’Espagne riposte à l’Italie en imposant à son tour des contrôles aux frontières
Madrid va rétablir dès ce samedi des contrôles dans ses ports et aéroports pour les voyageurs en provenance d’Italie. Cette mesure de rétorsion intervient après le refus de Rome de lever les restrictions imposées à l’Espagne dans le sillage de la crise migratoire à Ceuta -
Les « MacronLeaks », première ingérence électorale massive… et ce qu’elle dit du risque pour 2027
En 2017, Emmanuel Macron avait été visé par un vaste piratage attribué à la Russie. Autre époque, autres modes opératoires… Mais des leçons pour la campagne qui s’ouvre, menacée par les ingérences -
Au Venezuela, des pourparlers décisifs s’amorcent dans l'ombre insistante de Washington
Des négociations portant sur l’avenir politique de Caracas s’ouvrent sept mois après la capture de Nicolas Maduro. Le pouvoir en place et l’opposition redoutent l'ingérence américaine