La BCE se donne du temps pour assouplir davantage son programme
L’institution de Francfort a maintenu ses taux inchangés et n’a pas ouvert la porte à une prolongation de l’assouplissement quantitatif pour le moment. Elle a également relevé sa prévision de croissance pour 2016.
Pedestrians pass a euro sign sculpture outside the headquarters of the European Central Bank (ECB) in Frankfurt, Germany, on Wednesday, March 5, 2014. A month after saying he needs more data to make a decision, stronger-than-expected output and inflation and rising economic confidence might spare the European Central Bank president for now from radical steps such as negative rates. Photographer: Ralph Orlowski/Bloomberg
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Ralph Orlowski/Bloomberg
Sans surprise, la Banque Centrale Européenne n’a pas annoncé de renforcement de son programme d’assouplissement quantitatif(QE), un statu quo largement anticipé par les marchés. Le taux directeur de l’institution reste ainsi à 0% , le taux de facilité de dépôt des banques à -0,4%, et letaux de prêt marginal à 0,25%.
Les principales Bourses européennes, àl’exception de Londres, ont terminé en baisse jeudi soir, mais nettement au-dessus deleurs plus bas du jour.À Paris, le CAC 40 a perdu 0,34%après avoir touché un creux à 4.485,47. Le Dax allemand a cédé 0,72%,l’indice EuroStoxx 50 0,26% et le FTSEurofirst 300 0,38%. A l’ouverture ce vendredi matin les marchés évoluaient toujours en-dessous de zéro. L’euro progressait quant à lui de0,15% contre le billet vert.
La BCE a toutefois surpris un certain nombre d’analystes en se privant d’annoncer un allongement de la durée de l’opération de rachat de dette d’Etats (80 milliards d’euros par mois) et d’entreprises. A l’image des mois précédents, elle a expliqué qu’elle achèterait ces titres jusqu’en mars 2017, voire au-delà si nécessaire en se privant de s’engager davantage. Depuis 18 mois, ce programme a fait culminer les rachats de dette publique en zone euro à plus de 1.000 milliards d’euros.
Des «comités» pour assouplir le QE
La question de l’efficacité de ces mesures se pose avec insistance alors que l’un des objectifs majeurs de cet assouplissement quantitatif est de relancer l’inflation en zone euro. En août, elle a été de 0,2%, la BCE a annoncé qu’elle s’attendait à un niveau similaire pour l’ensemble de l’année 2016 (revoyant à la baisse la prévision pour 2017 à 1,2% et maintenant celle pour 2018 à 1,6%). L’objectif de l’institution est de rapprocher ce niveau des 2%. Le président de la BCE Mario Draghi a qualifié la politique monétaire de la BCE d’«efficace» et a ajouté que des comités de la BCE qui auront «carte blanche» travailleront à une mise en oeuvre plus souple du QE.
L’un des objectifs de ces comités pourrait être de trouver une solution au risque de pénurie des titres que la BCE est autorisée à racheter sur les marchés. Les titres allemands notamment pourraient rapidement manquer, le taux au-dessus auquel la BCE est autorisée à acheter (-0,4%) ayant été dépassé par une partie de plus en plus croissante des maturités de dette du pays.
Par ailleurs, la BCE a légèrement relevé sa prévision de croissance pour l’année 2016 à 1,7% contre 1,6%. Elle a en revanche rabaissé sa prévision pour 2017 et 2018 à 1,6% contre 1,7% dans les deux cas.
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