iM Global Partner ravive les small & mid caps
Investir sur les leaders de demain. IM Global Partner (iMGP) a annoncé vendredi 10 juillet la commercialisation du fonds Oyster US Small and Mid Company Growth. Il permet aux investisseurs européens, institutionnels et privés, d’investir dans des small et mid caps américaines à forte croissance. « Ils auront la possibilité d’investir tôt dans le cycle de vie de sociétés de petites et moyennes capitalisations, dont le potentiel de croissance est très fort», résume Philippe Uzan, directeur général adjoint et directeur des gestions d’iM Global Partner.
Lancé en 2017 sous le nom d’Oyster US Selection, il était géré par Scout Asset Management et investissait uniquement dans les moyennes capitalisations. Suite à l’acquisition de la gamme Oyster par iMGP en début d’année, l’ensemble des 17 fonds fait l’objet d’un audit et celui-ci n’a pas échappé à la règle.
Un portefeuille concentré
Nouveau nom, nouvelle équipe de gestion : c’est Polen Capital, partenaire historique d’iMGP qui gère désormais le fonds et ses 35 millions de dollars d’encours. Son équipe de sept gérants, basée en Floride, fait appel à la stratégie US SMID equity lancée il y a deux mois.
« Cette stratégie innovante en Europe vise des rendements à deux chiffres, en évitant les entreprises cycliques et les résultats binaires tout en se concentrant sur la préservation à long terme du capital», explique iMGP dans un communiqué, précisant que la période de détention moyenne est de 5 ans.
« C’est la première fois que les investisseurs européens ont accès à la stratégie US SMID equity de Polen Capital», se réjouit Philippe Uzan.
Les gérants évaluent notamment la qualité du management, la robustesse du business model, l’existence d’un avantage compétitif durable, la résilience du processus de vente et la capacité à créer de la valeur via le réinvestissement. Les industries très exposées aux matières premières ou aux taux d’intérêt sont exclues. Au final, moins d’une centaine de valeurs remplit l’ensemble des critères de l’équipe de gestion et seulement une trentaine de lignes compose actuellement le portefeuille.
On y retrouve des entreprises issues essentiellement des secteurs de l’information & de la technologie, de la consommation non cyclique (ex : Etsy, plateforme de vente de créations personnelles) et de l’industrie (ex : Copart, société d’enchères automobiles). Ces firmes offrent une croissance durable et des rendements élevés sur le capital pendant de très longues périodes. Une concentration revendiquée par les équipes de gestion.
Investir autrement
Pas de stars mais des jeunes pousses donc. L’objectif est de proposer aux investisseurs de nouvelles opportunités, difficilement accessibles sans équipe locale. « Le marché US est de plus en plus polarisé autour de valeurs incontournables, que l’on retrouve dans beaucoup de portefeuilles», regrette Philippe Uzan.
Interrogé sur la pertinence de la période pour relancer un fonds, le dirigeant se dit confiant. Le contexte de cette année serait même « propice à proposer de nouvelles sources de valeur ajoutée, à côté de l’investissement plus mainstream dans des grandes valeurs américaines», avance-t-il. Alors que les investisseurs cherchent de plus en plus à donner du sens à leurs investissements, le potentiel de croissance des sociétés en portefeuille devra compenser l’absence de grandes valeurs US très attractives. Contrairement à beaucoup de ses concurrents, Oyster US Small and Mid Company Growth ne vise pas de labels ESG. iM Global Partner assure toutefois que les critères environnementaux, sociaux et de gouvernance sont pris en compte par les gérants et rappelle que Polen Capital est signataire des PRI depuis2018. Après Oyster Sustainable Europe et Oyster US Core Plus, il s’agit du troisième fonds de la gamme transformé depuis son acquisition par iMGP. De prochaines annonces devraient être faites d’ici à la fin de l’année.
,
Plus d'articles du même thème
-
Le cuivre électrise à nouveau le marché des matières premières
La perspective de droits de douane américains sur le cuivre a relancé les arbitrages entre le Comex et le LME, provoquant une pénurie sur ce dernier marché et propulsant les prix vers les sommets. Au-delà de cette question, ce métal clé dans les transitions énergétique et numérique dispose de fondamentaux solides. -
Bercy allège le cadre réglementaire des intermédiaires en crédit à titre accessoire
Le gouvernement revoit les seuils permettant aux professionnels de proposer des facilités de paiement sans relever du régime classique des IOBSP. Le nouveau cadre porte à 1.000 opérations annuelles le plafond applicable à certaines solutions de paiement différé de faible montant. -
Le repli de l’inflation aux Etats-Unis renforce le statu quo de la Fed
L’inflation a faibli en juillet pour le deuxième mois consécutif à 3,4%. La composante sous-jacente diminue également à 2,5%. Des chiffres bien accueillis par les marchés qui renforcent l’idée d’un maintien des taux par la Fed en septembre.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
VanEck s’apprête à lancer un ETF Ucits axé sur l’agroalimentaire
- Le gouvernement améliore la prise en compte de la parentalité dans la retraite des femmes
- Les agents immobiliers doivent repenser la prospection avec les nouvelles règles du démarchage
- Les victimes des incendies bénéficieront de la clémence du fisc
- La SCPI Elysées Pierre décote son prix de 17 %
- Le Suisse Cinerius se renforce au Luxembourg en rachetant le gestionnaire de fortune Nordlux
Contenu de nos partenaires
-
MatrixComment la France révolutionne l’IA de défense avec Arcadia
Le ministère des Armées et ses différentes entités numériques mènent tambour battant la mise en place de systèmes de commandement dopés aux intelligences artificielles. En voici les coulisses. -
Viser la luneBudget 2027 : les pistes sur la table du gouvernement
L’Inspection générale des finances a récemment dévoilé une palette de mesures d’économies dans différents domaines. Les arbitrages du gouvernement sont attendus à la rentrée -
Addiction aux réseaux sociaux : nouveau procès contre Meta, menacé d’une amende record
Le groupe de Mark Zuckerberg fait face à son troisième procès majeur cette année. Il est accusé d’avoir sciemment conçu l’algorithme de ses plateformes pour rendre addicts les mineurs.