Crowdfunding : l’ACPR et L’AMF s’intéressent au taux de défaillance des plates-formes
Elles adressent à l’intention des différents professionnels – intermédiaires en financement participatif (IFP), conseillers en investissements participatifs (CIP) et prestataires de services d’investissement (PSI) – leur position sur les modalités de calcul des taux de défaillance, une recommandation sur la gestion extinctive et une position sur la commercialisation des offres de financement participatif.
Les différents statuts d’intermédiaires énoncés ci-dessus ont été créés en 2014 et révisés en 2016. La réglementation qui encadre leurs activités prévoit notamment :
- Le calcul et la publication de taux de défaillance par les plates-formes ;
- la mise en place d’un dispositif de gestion extinctive pour les plates-formes.
,
,
La position 2017-P-02 de l’ACPR et la position-recommandation DOC-2018-02 de l’AMF précisent la méthodologie de calcul et de publication des taux de défaillance.
Ces taux de défaillance doivent permettre aux clients et aux prospects d’apprécier la qualité des plateformes au cours des trois dernières années d’activité.
Les précisions méthodologiques apportées par les deux autorités devraient contribuer à une homogénéisation des publications trimestrielles et annuelles des plateformes.
La recommandation 2017-R-02 de l’ACPR et la position-recommandation DOC-2018-02 de l’AMF relatives à la mise en place d’un dispositif de gestion extinctive ont pour objectif que les opérations de financement puissent être menées jusqu’à leur terme en cas d’arrêt d’activité de la plateforme.
La position-recommandation DOC-2018-02 de l’AMF apporte en outre des précisions sur :
- La mise en place d’un accès progressif réel à l‘information sur les offres ;
- l’équilibre, la clarté, l’exactitude et le caractère non trompeur de l’information sur les plates-formes, que ce soit sur les avantages et les inconvénients de leurs services ou des offres de financement qu’elles diffusent et ce par tout moyen y compris les médias sociaux ; en particulier l’ensemble des frais payés en rémunération des services des plates-formes et les risques inhérents à chaque offre.
,
,
Enfin, les plates-formes doivent être vigilantes quant à l’information publicitaire (dit « à caractère promotionnel ») qu’elles adressent à leurs clients.
Plus d'articles du même thème
-
L’AMF demande une information transparente, détaillée et spécifique dans les comptes 2026
Comme chaque année, le régulateur alerte sur les points de vigilance pour l’arrêté des comptes 2026, dans un contexte économique et géopolitique très tendu. -
La liquidité des obligations en euros résiste à la crise
A l’occasion de l’événement Fixed Income Leaders Summit (FILS), du 13 au 15 octobre à Antibes (France), L’Agefi publie pour la première fois, en partenariat avec Propellant Digital, un observatoire de la liquidité sur les obligations libellées en euros. -
Bank of America écope d'une amende de 1,2 milliard de dollars aux Etats-Unis
La banque est condamnée pour des manquements dans la détection du blanchiment d'argent. La sanction affectera ses comptes du troisième trimestre.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
- Les investisseurs anticipent une nouvelle saison de résultats exceptionnelle
- AllianzGI domine la collecte des fonds français au troisième trimestre
- L'investissement immobilier évolue pour s'adapter à l'incertitude
- La hausse des taux efface la performance positive des dettes émergentes
Contenu de nos partenaires
-
Liste de coursesNouveau nucléaire : les six verrous à lever d’ici à la fin de l’année
Face aux exigences tatillonnes de Bruxelles et aux impératifs budgétaires, le gouvernement et l'électricien jouent gros pour lancer la construction des nouveaux réacteurs -
LézardesBudget de la Sécurité sociale : des fondations fragiles
L'exécutif est-il trop optimiste dans ses prévisions macro-économiques ? L'exemple du dérapage cette année souligne la sensibilité du sujet -
ExpertiseComment le Conseil des prélèvements obligatoires entend éclairer en direct le débat budgétaire
L'organe d'experts considère que la baisse de la surtaxe d'impôt sur les sociétés sur les très grandes entreprises, exceptionnelle, va dans le bon sens. Il défend aussi le coup de rabot sur le régime d'apport-cession, ou la baisse de l'abattement fiscal des retraités