Conseil financier : l’AMF interroge les épargnants sur leurs perceptions des questionnaires
L’AMF a soumis six questionnaires de connaissance clients à vingt épargnants afin de recueillir leurs réactions.
Pourdélivrer un conseil adapté, un conseiller financier doit s’enquérir des besoins du client, de sa situation financière, ainsi que de ses connaissances et de son expérience en matière financière. À cette fin, les établissements financiers ont mis au point des questionnaires de connaissance de leurs clients.
Des questionnaires perfectibles
Bien que très différents, les six questionnaires ont le plus souvent été jugés précis, utiles et adaptés par les épargnants. Cependant, ceux-ci ont estimé qu’ils répondaient insufisamment à leurs besoins.
Certains les ont trouvés trop techniques, jargonneux, trop détaillés, réservés à des initiés, voire à des personnes aisées. Un manque d’« empathie » a été parfois ressenti, certains questionnaires apparaissant même comme étant« dans l’intérêt des banques ».
Il apparaît ainsi important que la démarche soit bien expliquée.
Les épargnants interrogés ont également émis le souhait de voir la notion de risque mieux développée et valorisée, de façon concrète, dans les questionnaires. Ils aimeraient qu’ils présentent davantage de messages de précaution. Ils regrettent que certains questionnaires utilisent l’auto-évaluation pour apprécier les connaissances et expériences sur les placements financiers.
Ils aimeraient que les termes utilisés dans les questionnaires soient plus accessibles pour les aider à comprendre un univers perçu comme opaque. Ils ont apprécié les questionnaires délivrantun diagnostic personnalisé.
Cette étude qualitative, commandée par l’AMF et menée en mai 2017, a eu pour but principal d’évaluer la compréhension et la lisibilité des questionnaires de connaissance clients par les épargnants. Plusieurs questionnaires réels de différents établissements, utilisés en agence ou en ligne, ont été testés sous la forme d’entretiens individuels auprès de clients déjà détenteurs de placements financiers. Il ne s’agissait pas de visites mystère : ces épargnants n’ont pas été placés en situation réelle de rendez-vous en agence, en face à face avec un conseiller, ou de souscription en ligne.
Source :Lettre de l’observatoire de l’épargne de l’AMF
Plus d'articles du même thème
-
Crispin Odey reste banni de l’industrie britannique de la gestion d’actifs
La Haute Cour britannique n'a pas été convaincue par la défense de l'ancien dirigeant du hedge fund Odey Asset Management. -
OpenAI renonce à s’introduire en Bourse cette année
Les risques de sécurité liés à l’IA préoccupent aussi Dario Amodei et Elon Musk, qui dirigent respectivement Anthropic et xAI. Donald Trump juge de son côté ces craintes exagérées. -
La Chine entend accélérer le déploiement des véhicules électriques autonomes
Selon le nouveau plan automobile publié par Pékin, les véhicules à énergie nouvelle représenteront 70% des voitures particulières neuves qui seront commercialisées en 2030.
ETF à la Une
La majorité des investisseurs professionnels sont prêts à basculer leurs encours vers des ETF actifs
Contenu de nos partenaires
-
« Un mauvais coup du Premier ministre » : où est passé le projet de loi sur les polices municipales ?
Le texte visant à élargir les pouvoirs des policiers municipaux patiente avant son inscription à l’Assemblée nationale. Le gouvernement reste muet malgré l’impatience du Sénat et des élus locaux. -
PromptitudeIA : l’Europe joue sa survie
Le retard européen est d’autant plus alarmant que l’intelligence artificielle est aussi stratégique – et potentiellement dévastatrice – que l’arme atomique hier -
Changement d'èreDéfense : le gouvernement vise 100 000 recrutements d'ici 2030, sur fond de déclin de l'automobile
L’exécutif souhaite développer le taux d’emploi dans la défense, porté par la nouvelle donne géopolitique. Énième reflet des mutations du tissu industriel tricolore, sur fond de déclin de l'industrie automobile