Alors que la taxonomie verte est devenue réalité, le président de la commission de l'Environnement au Parlement européen revient sur les avantages de ce texte et les futurs projets en matière de finance durable.
L'immobilier est un secteur qui n'est pas encore reconnu ISR. Il cache pourtant une pépite que beaucoup d’investisseurs méconnaissent dans le domaine de l’investissement responsable : le fonds viager.,
Dans le cadre du projet de loi Accélération et simplification de l’action publique (ASAP), présenté par Bruno Le Maire, ministre de l'Économie et des Finances et Gérald Darmanin, ministre de l’Action et des Comptes publics, la liberté de résiliation de l’assurance emprunteur pourrait encore franchir un pas.
Un deuxième assureur-vie va-t-il déréférencer les fonds H2O AM de ses contrats ? Spirica, le réseau du Crédit Agricole dédié aux CGP, fut le premier à suspendre la semaine dernière la commercialisation des véhicules gelés. Et aujourd’hui, Allianz France pourrait lui emboîter le pas. «Nous sommes clairement en train de regarder [la question] de déréférencer ces fonds pour tous les nouveaux versements potentiels sur les contrats», a ainsi déclaré ce mercredi aux Echos Françoise Heckmann, la directrice des produits épargne chez Allianz France. Interrogé en début de semaine par la plateforme Nortia sur le risque de voir ses fonds déréférencés par les assureurs, Bruno Crastes s'était montré pourtant confiant. «A ce jour et à notre connaissance, [Spirica est] le seul assureur à avoir pris cette décision. Il peut s’agir d’une disposition temporaire qui pourrait être levée par la suite», avait-il ainsi déclaré. Le gérant est par ailleurs soutenu par le directeur général de Nortia, Philippe Parguey, qui a déclaré dans ce même article des Echos : «pour un assureur, il est un peu tard pour arrêter la commercialisation des fonds H2O, sauf à ce qu’il y ait eu une faute de gestion, ce qui reste à démontrer». Le risque d’effet domino pourrait cependant se matérialiser prochainement...
BNP Paribas Cardif a dévoilé ce matin les résultats de son 14ème baromètre des CGP, en partenariat avec Kantar. Le métier semble renforcé et profondément changé de la crise sanitaire actuelle.
La plupart des produits d'épargne à long terme et d'épargne-retraite de l'Union européenne "n'ont pas eu, en moyenne, un rendement réel proche" de celui des marchés des capitaux au cours des 20 dernières années, révèle une étude de Better Finance, la fédération des investisseurs particuliers européens.
Centré sur la relance, le PLF 2021 laisse peu de place à la fiscalité hormis la suppression de certains niches et différentes mesures de soutien à la transition énergétique.
HSBC achève des discussions avec le fonds américain Cerberus et une autre société d’investissement pour la cession de sa banque de détail en France, selon Reuters. Les deux candidats souhaitent que la banque britannique soit entièrement recapitalisée par HSBC en y injectant au moins 500 millions d’euros, avant de pouvoir l’acquérir au prix d’un euro symbolique, ont indiqué les sources de l’agence de presse. «Cerberus est effectivement en concurrence avec un autre fonds », déclare à L’Agefi un bon connaisseur du dossier. Le concurrent du fonds américain serait le britannique AnaCap, propriétaire de Milleis Banque (ex-Barclays France). Tous deux sont cités depuis plusieurs mois sur ce dossier.
Le plan “France Relance” présenté par le Gouvernement doit conduire à une véritable refondation économique, afin que notre pays renoue avec la compétitivité et la croissance suite à la crise sanitaire. C’est pourquoi, 100 milliards ont été mobilisés pour aider la France dans sa relance. Espérons que cette enveloppe conséquente permettra le retour de la confiance auprès des Français et les incitera à retirer les 100 milliards épargnés pendant le confinement pour les destiner à la consommation. Dans l’intervalle, pour atteindre à nouveau notre souveraineté en la matière, des dispositions ont été prises en faveur des entreprises, de sorte à ce qu’elles confirment leur robustesse et leur attractivité sur les marchés français et européens. Deux mesures ont retenu l’intérêt des experts financiers que nous sommes : la baisse des impôts de production et le financement des entreprises.
Séparer le bon grain de l’ivraie dans la masse toujours croissante des sociétés de gestion qui se disent ISR (investissement socialement responsable). C’est un des objectifs d’EOS Allocation, une sociétéqui s’est spécialisée dans l’allocation d’actifs et la sélection de fonds auprès des conseillers en gestion de patrimoine, des banquiers privés et des investisseurs institutionnels. A l’occasion d’une conférence dédiée à ses clients, son fondateur Pierre Bermond, a annoncé le lancement d’une notation des process ESG des sociétés de gestion. «Il s’agit de noter le process ESG, la sincérité de son approche et le respect des valeurs affichées par la société de gestion. On ne note pas la performance financière des fonds, ni la pertinence des choix de gestion, ni son approche plutôt qu’une autre comme le best in class, le best in universe ou l’impact», a explique Pierre Bermond. L’objectif est de faire gagner du temps et de donner des outils aux conseillers en gestion sur leur sélection des meilleurs fonds ISR et de s’y retrouver dans la jungle des labels. Et pour cela, il estime important que les conseillers puissent juger de la sincérité des gestionnaires à travers une analyse indépendante. L’idée est d’identifier le côté obscur des sociétés de gestion. Il cite ainsi l’exemple d’une grande banque qui a nommé récemment un responsable de la communication comme responsable ESG. «C’est très révélateur de la vision de la banque sur l’ESG» a-t-il expliqué. De même, on peut douter de la sincérité d’une approche lorsque la société dit seulement que «tous les 5 millions d’euros, ils vont construire des ruches sur les toits». EOS Allocation estime aussi qu’un fonds qui ne note en critères ESG qu’une partie de son portefeuille ne va pas au bout de la démarche " On pense qu’il faut que la totalité du portefeuille soit notée». De même, une société de gestion qui n’aurait aucune politique interne ESG qu’elle applique à elle-même, ne va pas au bout de ses convictions. «C’est un peu du faites ce que je dis mais pas ce que je fais». Et de citer encore, les sociétés de gestion qui ont une approche uniquement quantitative par rapport à une approche qualitative.» Certaines sociétés comparent les notes ESG de leur portefeuille avec l’indice et disent j’ai une meilleure note, donc je fais de l’ESG. On ne pense pas que ce soit une approche sincère», a-t-il commenté. Approches idéales Selon lui, il existe des approches idéales qui mixent plusieurs critères, mais qui sont encore peu répandues. Telle serait le cas d’une société qui cumulerait par exemple une certaine harmonie de sa politique ESG externe avec ses propres valeurs de gouvernance (comme sur l'égalité hommes femmes, la politique de rémunération, ...), ou d’environnement (ses politiques de déplacements, le contrôle de ses émissions carbones, ). La société ESG «idéale» aurait aussi une équipe de gestion expérimentée, une approche fondée sur le positif plus que sur le négatif, noterait toutes les sociétés détenues en portefeuille, aurait des reporting de qualité et transparents, et enfin, reverserait une partie des frais de gestion ou de son résultat à une association ou une fondation. Elle aurait enfin, «une politique claire de vote en assemblées générale et une approche ESG étendue à toute sa gamme de fonds» a-t-il ajouté L’outil mis en place par EOS Allocation ambitionne de donner une note globale sur 100 grâce notamment à des rencontres régulières avec les gérants. Cette note serait pondérée à 30% sur la société elle-même (l’expérience de son équipe, sa politique RSE, sa contribution, etc), à 50% sur le process (en analysant la relation des analystes ESG avec les gérants, son approche quantitative et qualitative, sa politique de vote en AG, etc) et à 20% sur les fonds (qualité du reporting, structure les frais, etc). «Lorsqu’on fait de l’ISR, la finalité c’est de faire bouger les choses. C’est ce que nous voulons faire en orientant les sociétés de gestion vers les meilleures pratiques», a-t-il conclu. Contrairement à certaines agences de notation et afin d'éviter tout conflit d’intérêt, EOS Allocation ne sera pas rémunéré par les sociétés notées mais par ses clients CGP, banques privées et investisseurs institutionnels.
Les syndicats de l’assureurs ont été reçus par le cabinet de Bruno Le Maire et ont dénoncé les risques inhérents à la cession. Le ministre s’est engagé à rencontrer la direction.
L’horizon s’est assombri pour les places boursières. Leur évolution dépend désormais de l’attitude des investisseurs à l’égard des grandes valeurs technologiques.
La cour d’appel de Paris a confirmé vendredi le caractère exécutoire de la condamnation de Cetelem, la principale filiale crédit de BNP Paribas en février, dans l’affaire des prêts Helvet Immo, imposant à la banque de verser immédiatement 120 millions d’euros aux emprunteurs. La cour d’appel a débouté BNP Personal Finance, qui avait demandé l’arrêt de l’exécution provisoire des très importants dommages et intérêts prononcés par le tribunal le 26 février, selon une ordonnance citée par l’AFP. Cette filiale, connue en France sous la marque Cetelem, avait été condamnée à payer 187.500 euros - l’amende maximale - et à d'énormes dommages et intérêts, pour avoir dissimulé les risques induits par ses prêts en francs suisses, au détriment de plus de 4.600 emprunteurs. BNP Paribas Personal Finance, filiale à 100% de la première banque française, a été reconnue «coupable de pratique commerciale trompeuse» et de «recel» de ce délit pour la commercialisation, en 2008 et 2009, de prêts à haut risque, libellés en francs suisses mais remboursables en euros. La banque, qui réfute toute pratique illégale, a fait appel. Elle doit être rejugée dans les mois qui viennent.
Suite à l’annonce mercredi dernier d’un possible rapprochement entre les réseaux Société Générale et Crédit du Nord, dans un communiqué publié vendredi, la CFDT Banques et Assurances a interpellé le groupe bancaire et «exige des réponses claires sur le projet de rapprochement, la stratégie, la préservation de l’emploi et l’avenir professionnel des collaborateurs des deux réseaux bancaires». Si la fusion n’est pas encore actée, les syndicats restent dubitatifs. Selon SNB-CFE-CGC, cité par Les Echos, 1.500 à 2.000 de postes seraient menacés par la seule fusion des fonctions supports dans les deux réseaux. La CFDT Crédit du Nord table sur 2.500 à 5.000 départs.
Crédit agricole a vendu le solde de sa participation dans Saudi Fransi, mettant fin à un investissement de plusieurs décennies dans l’une des plus grandes banques d’entreprises d’Arabie saoudite, rapporte dimanche Bloomberg. Selon l’agence de presse, qui cite une source au fait du dossier et s’appuie sur des informations publiées par la bourse saoudienne, la transaction a été conclue dimanche pour un montant d’environ 1,4 milliard de riyals (386 millions de dollars).
«Un épargnant bien conseillé est un épargnant protégé : pourquoi faire appel à un conseil en gestion de patrimoine de la CNCGP ?» sera le thème des travaux.