La vente d’Aviva France prend une tournure politique
Les syndicats de l’assureurs ont été reçus par le cabinet de Bruno Le Maire et ont dénoncé les risques inhérents à la cession. Le ministre s’est engagé à rencontrer la direction.
Publié le
Franck Joselin
La complexité de la vente d’Aviva France se confirme.
-
Photo Aviva.
La politique s’en mêle. Les syndicats d’Aviva France sont vent debout contre la tournure que prend la vente de la filiale française du groupe. Réunis en intersyndicale, ils ont obtenu vendredi dernier une rencontre avec le cabinet du ministre de l’Economie, des finances et de la relance Bruno Le Maire, pour exposer leurs craintes. «L’écoute a été attentive», se félicite l’intersyndicale. Après la rencontre, Bercy s’est engagé à recevoir la direction du groupe pour discuter de cette cession. «Le précédent de la fermeture de l’usine de Bridgestone et la difficulté de discuter avec ses actionnaires japonais a certainement aidé à ce que l’intersyndicale soit reçue par le ministre», glisse un syndicaliste.
Les syndicats ont d’abord mis en avant le risque qu’un fonds domicilié aux Bermudes puisse devenir propriétaire d’Aviva France. Même si rien n’est encore décidé, les représentants du personnel redoutent en effet une reprise impliquant l’assureur Athora, détenu par la société de capital investissement Apollo. «Aviva paye 100 millions d’euros d’impôts en France, et 75 millions de charges sociales, ce qui a son importance, surtout en ce moment. Si le groupe passe aux mains d’une société aux Bermudes, il ne versera plus d’impôts», dénonce l’intersyndicale.
Ensuite, ils ont souligné la participation de l’assureur à l’effort de financement du tissu économique français. «Au total, ce sont plus de 2 milliards d’euros qui sont aujourd’hui investis par Aviva dans le capital des moyennes entreprise hexagonales, le plus souvent non cotées. Il n’est pas certain que le nouveau repreneur respectera cet engagement», ont expliqué les syndicats aux équipes du ministre.
Enfin, ils ont mis en avant les risques de démantèlement du groupe, rappelant la reprise par Athora de la compagnie d’assurance Vivat aux Pays-Bas en 2019, et la vente conjointe de ses activités non-vie au groupe NN. «Il n’y a pas de raison qu’ils agissent différemment avec Aviva en cas de reprise», redoute l’intersyndicale. Sur ce point, les revendications des personnels d’Aviva ont rejoint celles faites au ministre quelques jours plus tôt par Gérard Bekerman, le président de l’Afer.
La complexité de la vente d’Aviva France se confirme, alors même que le groupe doit faire face à plusieurs fronts. Il cherche aussi à se séparer de ses activités en Italie et, selon des sources citées par l’agence Reuters, réfléchirait à l’avenir de ses deux joint-ventures avec UniCredit et UBI.
Doublant la taille du précédent millésime, Blackstone Capital Partners Asia III dépasse son objectif de 10 milliards de dollars, confirmant la prééminence des plus grandes plateformes dans la région.
Le multi-family office franchit le cap des 6 milliards d'euros d'actifs sous conseil et structure sa gouvernance en confiant à Nour Bendimered le poste, nouvellement créé, de responsable des investissements (CIO).
Lors d'une étude de phase 3 sur son traitement contre la rectocolite hémorragique, quelques patients ont développé des cancers. Abivax estime qu'il n'y a aucun lien mais les investisseurs sanctionnent lourdement le titre.
Le fonds coté multi-actifs géré activement vise à offrir une diversification du capital à long terme, au-delà des actions et obligations traditionnelles.
L’ancienne ministre de l’Ecologie, retirée de la vie politique depuis 2017, a annoncé son souhait d’être désormais « utile » aux côtés du maire du Havre
Le bitcoin peut avoir une place dans une stratégie patrimoniale, mais il est recommandé de limiter son exposition aux crypto-actifs à 5 % de son patrimoine financier
Giorgia Meloni semble vouloir privilégier le soutien aux ménages plutôt que le réarmement : Rome envisage de renoncer à une partie des 14,9 milliards d’euros du programme européen SAFE