Vilipendé par la cryptosphère, le règlement TFR entériné mercredi soir vise à tracer les flux en cryptoactifs pour lutter contre le blanchiment d'argent, l'évasion fiscale et le financement du terrorisme.
Les chiffres de France Assureurs dévoilés le 30 juin pour le PER assurantiel montrent une croissance depuis le début de l’annéeplus fortede 44% par rapport à la même période en 2021 en termes de cotisations (2,7 milliards d’euros). Pour le mois de mai 2022 (524 millions d’euros), ramené à mai 2021, c’est une hausse de 35%.
En mai, 41.500 constructions ont été autorisées, soit 8% de plus que la moyenne des 12 mois précédant le premier confinement. Les mises en chantier en revanche accusent un passage à vide.
Le secteur du courtage en assurance français est en effervescence. CVC Capital Partners, propriétaire du groupe lyonnais de services en assurance April, se prépare à solder sa participation majoritaire. Selon nos informations, deux banques d’affaires ont été mandatées par le puissant fonds européen: Rothschild & Co et Deutsche Bank. Des établissements qui connaissent parfaitement le dossier. La banque de l’avenue Messine, représentée par son associé-gérant Grégoire Chertok, avait déjà travaillé sur la vente du courtier grossiste en 2018, lorsque CVC avait racheté 65% des titres à son fondateur Bruno Rousset, sur la base d’une valorisation d’entreprise de près de 900 millions d’euros. En 2020, elle avait aussi épaulé le groupe dans la cession d’Axéria Prévoyance, sa filiale de portage de risque spécialisée dans l’assurance santé, la prévoyance et l’emprunteur, rachetée par Malakoff Humanis. Quant à l’établissement d’origine allemande, il avait conseillé CVC sur cette même opération, aux côtés de Lazard. Vers une transaction à 2,5 milliards d’euros Après moults rebondissements, CVC était parvenu à finaliser la sortie de cote d’April en 2020. L’opération avait été rendue périlleuse en raison du blocage opposé par l’homme d’affaires Christian Burrus – lequel avait fédéré près de 10% des actionnaires pour empêcher le fonds d’atteindre les 90%, seuil à partir duquel le retrait devient obligatoire. Aujourd’hui, CVC est bien décidé à tirer profit de son investissement. April a affiché un chiffre d’affaires de 544 millions d’euros l’an dernier, grâce à une présence dans 16 pays. Son résultat brut d’exploitation (Ebitda pré-IFRS) atteint actuellement environ 130 millions d’euros, selon nos informations. De quoi espérer une valorisation de quelque 2,5 milliards d’euros, même si le marché arrive à un tournant. «Par rapport à Odealim, racheté près de 950 millions d’euros par Ardian le mois dernier, April devrait pouvoir bénéficier d’une prime de multiple liée à sa taille. Mais le prix pourrait en rebuter plus d’un, étant donné le contexte macroéconomique», estime un gérant. En dépit d’un actif considéré par de nombreux fonds comme de grande qualité, le marché du LBO a changé de paradigme. La guerre en Ukraine et les hausses de l’inflation et des taux d’intérêt amènent les acteurs du private equity à une plus grande prudence. «Le démarrage de l’enchère n’aura lieu qu’au deuxième semestre, quand les incertitudes sur le marché de la dette seront levées», estime un banquier. Même si, à ce jour, tous les grands fonds de la place sont attendus sur le dossier, à commencer par Cinven, KKR et Advent International. Au cours des dernières années, le groupe présidé par Eric Maumy n’a cessé de «rendre la mariée plus belle » en se recentrant sur ses principaux marchés, à savoir la santé-prévoyance, l’assurance emprunteur et l’assurance dommages. A contrario, les cessions de certaines de ses sociétés d’assurance, de brokers et de sociétés de gestion se sont multipliées. Al’image de Cetim, rachetée l’an dernier par le spécialiste de la délégation en assurance santé et prévoyance GFP, contrôlé par Blackfin Capital Partners. Contactée, la direction d’April n’était pas disponible pour commenter. Cet article a été publié en premier lieu dans L’Agefi Quotidien du 30 juin
Etaient notamment proposées la modification des modalités de prélèvement des frais de gestion et l'examen des propositions d'Aéma Groupe en termes de titres financiers.
Le dynamisme du marché ne cache pas une baisse du volume de ventes par rapport aux records de 2021. Mais certains indicateurs alertent déjà sur un ralentissement plus fort dans les prochains mois, notamment à cause du moral en berne des ménages.
Les cryptos-actifs font maintenant partie intégrante de l’univers d’investissement des épargnants Français. Mais cette classe d’actifs reste complexe à apprivoiser et souffre encore d’un déficit d’image. Alors est-il pertinent de l’intégrer au sein d’une allocation patrimoniale ?
BNP Paribas Wealth Management lancera en juillet une nouvelle plateforme dédiée aux actifs privées sur l’ensemble des territoires où la banque privée est présente. Accessible d’ici la fin du troisième trimestre 2022, le Private assets portal proposera des fonds en capital investissement, en immobilier et en infrastructure. Le client aura accès à un reporting détaillé sur la performance de chaque fond et du portefeuille consolidé, avec une granularité en termes de géographie, de stratégie ou de devise. Des contenus spécifiques aux classes d’actifs proposés seront également disponibles.
La présidence française du Conseil de l’UE avait placé la barre très haut en inscrivant cinq des projets les plus emblématiques, mais aussi les plus sensibles du paquet climatique de l'UE, à l'agenda de son ultime réunion ministérielle. Pari remporté.
La Commission européenne vient de clôturer sa consultation publique sur le futur des retenues à la source sur les distributions de dividendes au sein des marchés de l’Union européenne. Un futur que l’association des gestionnaires d’actifs européens (Efama) rêve harmonieux depuis plusieurs années comme elle l’a rappelé dans sa réponse vendredi dernier à la Commission européenne. Un rêve qui reste pour l’heure une chimère. La retenue à la source des dividendes et les procédures de récupération de retenues à la source prélevées à tort, telles qu’elles existent dans leur forme actuelle en Europe, peuvent s’avérer un frein pour investir sur le continent. Les taux de retenue à la source, les règles d’application, la définition des entités éligibles à la récupération de retenues à la source de dividendes diffèrent d’un pays membre à l’autre. Procédures longues et coûteuses La fintech britannique Goal Group, spécialiste du sujet, estimait que les investisseurs transfrontaliers européens avaient renoncé à 6,86 milliards de dollars de retenues à la source injustement perçues par diverses autorités fiscales en Europe en 2020 alors qu’ils étaient en droit de la récupérer via des procédures de recouvrement légales.Cet abandon s’explique par le fait que les procédures de récupération de retenues à la source prélevées à tort ou en surplus, quand il en existe, sont longues et extrêmement coûteuses. Elles finissent régulièrement devant les tribunaux comme la Cour de justice de l’Union européenne. Cette dernière a récemment répété dans plusieurs décisions qu’une Sicav luxembourgeoise et un fonds local ne devaient pas être traités de manière différente sur le plan fiscal, ouvrant parfois la voie à un remboursement du trop-perçu de taxes aux fonds et gestionnaires concernés. Cependant, lorsqu’elles arrivent à leur terme, ces procédures ne donnent lieu, dans la plupart des cas, qu’à un remboursement partiel. Les pays européens dans lesquels les processus de récupération de retenues à la source sont identifiés comme étant «problématiques» peuvent amener à un exode des investisseurs sur ces marchés, prévient l’Efama dans sa réponse à la Commission européenne. Les autorités fiscales des pays nordiques, d’Allemagne,d’Espagneou encoredu Portugal ont particulièrement été ciblées par de telles procédures ces dernières années. La France n’a pas été épargnée, ces affaires se réglant fréquemment soit au tribunal administratif de Montreuil soit à la cour administrative d’appel de Versailles. L’association relève aussi que les performances des fonds européens, affaiblies car impactées par des retenues à la source de dividendes injustifiées, peuvent conduire des investisseurs à réduire leur exposition aux actions européennes au profit d’autres régions géographiques comme l’Amérique du Nord. Selon Goal Group, la récupération d’une partie de la retenue à la source par les fonds d’investissement augmente le rendement d’au moins 25 points de base par an. Abolition ou taux unique à 15% La Commission européenne avait visé mi-2022 pour formaliser sa proposition d’un système standardisé pan-européen de réduction de retenue à la source de l’harmonisation des formes et définitions fiscales.L’institution veut en finir avec le phénomène de double taxation des fonds d’investissement et améliorer les procédures de récupération de retenues à la source prélevées en surplus au mépris des clauses des conventions de double taxation entre Etats membres. «Les problèmes liés aux retenues à la source de dividendes peuvent être résolus par une exonération de taxe locale, une convention d’allègement de retenue à la source et/ou des processus de récupération de retenues à la source. L’industrie de la gestion d’actifs préfère un système de réduction de retenue à la source des dividendes. L’Efama estime par ailleurs que les fonds d’investissement doivent bénéficier d’une manière générale des conventions de double imposition, afin que les fonds eux-mêmes puissent en réclamer les avantages en leur nom propre »,explique l’Efama. Le lobby entend plaider l’abolition des retenues à la source des dividendes payés aux fonds Ucits et alternatifs (FIA). Mais si cela n’est pas faisable, elle défendra un taux unique de retenue à la source plafonné à 15% sur les dividendes payés à ces fonds dans l’ensemble des marchés de l’UE ainsi que la reconnaissance du droit conventionnel des fonds Ucits et des véhicules d’investissement locaux. En d’autres termes, un fonds d’investissement doit être considéré comme le principal bénéficiaire sans autre critère requis. Dans ce cas, les autorités fiscales ne demanderaient plus par exemple des informations sur les résidences des investisseurs finaux. Pour l’organisation, cela devrait profiter autant aux fonds d’investissement européens que non-européens. Remboursement dans un temps imparti Même s’ils notent les efforts faits dans plusieurs juridictions, les gestionnaires européens souhaitent par ailleurs l’harmonisation et la digitalisation des procédures de récupération de retenues à la source. En clair, un processus unique avec un formulaire unique qui éviterait une procédure par juridiction. Aussi souhaitent-ils que les Etats membres envisagent l’introduction d’une période de temps définie – par exemple un an – pour que les autorités fiscales répondent aux demandes de récupération de retenues à la source des fonds et les rembourser. Dans certains cas, des fonds ont dû attendre 7 à 8 ans avant d’être partiellement remboursés en raison de batailles judiciaires avec des autorités fiscales. En cas de dépassement de ce laps de temps imposé, des intérêts courus devraient être réglés en plus par les autorités fiscales, selon l’Efama. Le dernier point abordé par l’association des gestionnaires d’actifs européens concerne la conduite des procédures de récupération des retenues à la source par des intermédiaires financiers spécialisés.Pour l’Efama, il doit être très clair pour les autorités fiscales que ces demandes de récupération émanent de l’investisseur qui est le bénéficiaire final mais que les intermédiaires financiers facilitent ces démarches en agissant pour le compte de l’investisseur. «Le fait de ne pas autoriser ces intermédiaires financiers à déposer des réclamations au nom des investisseurs créerait une inefficacité dramatique, car les investisseurs n’auraient pas les connaissances, la technologie/les systèmes ou le réseau/les connexions de marché nécessaires pour le faire eux-mêmes», avertit l’Efama.
La maison Laplace est à peine mise sur pieds qu’un nouvel acteur la rejoint déjà. C’est au tour de Lector Consulting, CGP de 140 millions d’encours basé à Bordeaux, d’entrer dans le giron du pôle de conseil en gestion privée et gestion de fortune du groupe Crystal. Charles-Henri Pignol, dirigeant du cabinet de la Nouvelle-Aquitaine, est nommé directeur associé senior de la place. Laplace, de son côté, renforce un peu plus sa présence dans les grandes métropoles françaises avec cette acquisition. La stratégie du groupe Crystal est simple : se positionner commele leader de la gestion privée en France. Il compte aujourd’hui 6,6 milliards d’euros d’actifs conseillés auprès de 20.000 familles par 350 collaborateurspour 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. «Au sein de cet ensemble, Laplace doit constituer une marque référente dans les activités de gestion de fortune et demulti familyoffice, indiquait en février à L’Agefi Actifs Benoist Lombard, président de Laplace. Notre cœur de cible sont les particuliers disposant entre 500.000euros et plusieurs dizaines de millions d’euros d’actifs financiers.L’objectif est de tutoyer les 10 milliards d’euros d’actifs conseillés d’ici à la fin 2022 grâce à la croissance externe et organique»
La loi confortant le respect des principes de la Républiques créée un prélèvement compensatoire dans les successions transfrontalières où la loi étrangère ne prévoit pas de mécanisme réservataire. Les héritiers lésés peuvent demander à être dédommagés sur les biens situés en France. Problème, la mesure se heurte frontalement au règlement européen sur les successions internationales. L'Agefi Actifs fait le tri entre annonce politique et portée juridique avec Angélique Devaux, notaire à Cheuvreux.
Outre une amende de deux millions de francs suisses, la Cour a prononcé la confiscation pour l’équivalent de plus de 12 millions de francs de fonds liés à l’organisation criminelle et déposés auprès de Credit Suisse.
La jeune pousse de gestion de fortune Colbr accélère. Ses deux fondateurs Romain Joudelat et Gustav Sonden, deux anciens de Corum, ont entamé un tour de table en vue de lever un million d’euros cet été, a appris L’Agefi Actifs. «Nous avons déjà sécurisé une bonne partie du montant cible, notamment auprès de business angels et de clients», indique Gustav Sonden. Ce capital sera notamment utilisé pour financer le développement d’outils technologiques. Pour répondre à ce défi, Colbr s’est renforcé avec l’arrivée de Mickael Juvenelle comme nouvel associé et directeur technologique. Celui-ci arrive de Tikehau Capital, dont il était IT business manager depuis huit ans. Dans ses nouvelles fonctions, il sera notamment chargé de créer une application maison d’agrégation de comptes et de placements, d’améliorer le parcours client en ligne, et d’automatiser les contraintes réglementaires. Il devrait être prochainement rejoint par deux développeurs informatiques. L’entreprise, qui se perçoit comme la première «néo-banque privée», mise beaucoup sur la fluidité du parcours client en ligne afin de séduire des millenials connectés. «Nous avons jusqu’ici rencontré très peu de nos clients en physique. Presque tous les rendez-vous se sont faits en ‘visio’», raconte Romain Joudelat. Son offre est encore fortement orientée vers une clientèle aisée. Avec un seuil d’entrée de 50000 euros d’encours conseillés, et 500000 euros pour l’offre «family office», nous sommes bien loin des robo advisors. Mais les deux entrepreneurs comptent toutefois abaisser cette limite au fur et à mesure de leurs investissements technologiques. Ils réfléchissent également à utiliser de l’intelligence artificielle pour exploiter les données collectées dans le cadre du conseil patrimonial. 22 millions d’euros d’encours conseillés Attentifs au mouvement de consolidation dans la gestion de patrimoine, les deux associés estiment que le secteur va désormais se diviser entre de grandes structures capables d’absorber les coûts réglementaires, et les petits acteurs sans passif informatique, capables de développer des outils innovants et de s’adresser aux épargnants de la génération Y. Mais la jeunesse de leur entreprise n’a pas effrayé certains prospecteurs. «Nous recevons beaucoup d’appels de petites banques d’affaires pour savoir si nous voulons vendre notre société ou en racheter d’autres», s’amuse Romain Joudelat. Il faut dire qu’avec 22 millions d’euros d’encours sous conseils (dont un tiers en placements financiers), leur portefeuille client entre déjà dans les critères de rachat des grands groupes. Dans une fintech, il n’y a pas que l’informatique qui compte. La croissance indépendante de l’entreprise va donc également se faire via des recrutements dans les départements financier et marketing. Un gérant de fortune senior devrait ainsi rejoindre la société d’ici la fin de l’été, ainsi qu’un analyste de supports d’investissements, et deux rédacteurs de contenus. «Nous avons été étonnés en bien par la qualité des profils que nous avons reçu pour les postes en gestion de fortune et en analyse financière», relate Gustav Sonden, citant pêle-mêle des CV de banquiers privés de France et de Suisse, et de multiples titulaires de la certification CFA. La start-up a également mis en place un comité stratégique composé de trois membres, par ailleurs actionnaires de Colbr: Etienne Gorgeon, associé-gérant chez Sanso IS, Vincent Ravat, directeur général du groupe coté Mercialys, et Raphaël Prat, cofondateur et directeur technologique de TokyWoky.