Des mutuelles d’assurance créent leur métavers
L’industrie financière continue d’avancer à tâtons dans le métavers. Né dans l’univers des jeux vidéo, ce nouveau monde immersif pourrait bouleverser les échanges marchands, prédisent les plus optimistes. Après Axa France, qui s’est offert une parcelle de réalité virtuelledans la plateforme la plus en vue, The Sandbox, c’est au tour des assureurs mutualistes de se lancer dans l’aventure.
L’association Roam (Réunion des organismes d’assurance mutuelle), créée en 1855 pour fédérer les assureurs de taille modeste en France, prend le virage de la modernité en créant son propre métavers. Baptisé «MetaRoam», ce nouvel univers créé grâce à un partenariat avec la start-up tricolore Workadventure sera mis à disposition de ses 71 assureurs adhérents et leurs collaborateurs dès lundi 4 juillet.
Des cas d’usage à inventer
Les cas d’usage dans l’assurance restant encore à inventer, l’initiative vise surtout à familiariser les membres de Roam avec cette nouvelle réalité. Pour l’heure, MetaRoam, créé dans le web 2.0, permet aux assureurs adhérents de communiquer et de partager des informations. A terme, il s’agit de joindre leurs forces pour explorer de nouveaux services à valeur ajoutée pour leurs clients.
Tandis que deux agents du réseau Axa ont ouvert des agences dans le métavers, les mutuelles d’assurance y voient l’opportunité de «simplifier la relation avec leurs clients en matière de souscription comme de gestion de sinistres», explique David Bigot. De la même manière que la téléconsultation a pris son essor dans la santé, le métavers pourrait demain s’imposer comme un nouveau canal relationnel. «L’information sur le produit d’assurance et le bien qui est assuré, le e-constat, la gestion de sinistres, le conseil et le suivi en matière de prévention : tout pourrait être fait demain dans le métavers», estime David Bigot.
L’expansion du métavers avecle développement de son économie parallèle, un potentiel évalué par Citi entre 8.000 et 12.000 milliards de dollars à horizon 2030, pourrait aussi être l’opportunité de créer de nouveaux produits d’assurance. «Le métavers et les échanges à base de jetons non fongibles (NFT) qui sont réalisés dans cet univers constituent une nouvelle matière assurable. Certains de nos membres sont en train d’étudier quel type de garantie ils peuvent offrir, et avec quel tarif, en cas de perte ou de détérioration de la clé cryptographique derrière ces NFT», précise David Bigot.
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