Si, comme le veut l’adage, rien n’est possible dans l’UE sans l’assentiment de Paris et de Berlin, l’idée d’interdire les rétrocessions versées aux distributeurs de produits d'épargne a désormais du plomb dans l’aile. Alors que le ministre des Financesallemand Christian Lindner avait déjà exprimé son opposition à un tel projet, Emmanuel Moulin, le directeur général du Trésor, a fait de même mardi à Bruxelles au nom de la France, lors d’un débat au sein du Conseil Ecofin, selon des propos initialement rapportés par le média bruxellois l’Agence Europe. Poussée par la commissaire européenne aux services financiers, Mairead McGuinness, la mesure pourrait être proposée dans le cadre du paquet législatif de l’exécutif communautaire destiné à encourager la participation des investisseurs particuliers aux marchés de capitaux, attendu pour début avril. « Cette stratégie doit permettre d’améliorer encore davantage le conseil fourni aux investisseurs particuliers afin de permettre une meilleure adéquation avec leurs besoins, tout en assurant que l’allocation de l'épargne européenne contribue au financement des objectifs collectifs», a d’abord expliqué Emmanuel Moulin, avant d’estimer qu’« une mesure générale d’ interdiction des rétrocessions conduirait à mettre en risque l’accès au conseil en investissement» et serait ainsi «contraire à cet objectif ». L’ex-directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy a ensuite invité la Commission européenne à explorer des «approches alternatives». Récemment relancée par Mairead McGuinness, l’idée d’une interdiction générale des «inducements», déjà expérimentée depuis 2013 aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, donne lieu à un vif débat entre associations d’épargnants et lobbyistes du secteur financier. La France n’avait jusqu’ici pas pris position. «Nous sommes pour la transparence mais pas pour une interdiction générale qui remettrait en cause l’organisation de la distribution des produits financiers», confirmait-on mercredi à Bercy. Si, néanmoins, la Commission venait à inclure la mesure dans son paquet législatif, les oppositions de la France et de l’Allemagne - auxquelles s’ajoute celle de l’Autriche - rendraient très peu probable son adoption ultérieure par les co-législateurs. En effet, le feu vert du Conseil de l’UE nécessiterait le soutien de 15 États membres regroupant au moins 65% de la population totale de l’UE. En vertu de ce second critère, les trois pays sont déjà très près de constituer à eux seuls une minorité de blocage.
Sesame Financial a officialisé l’ouverture d’un bureau à Paris début février. La société suisse fournit des conseils en allocation d’actifs et des solutions d’investissement qui se veulent sur mesure en commercialisant notamment des fonds thématiques et des produits structurés. Ce bureau, qui s’ajoute à ceux de Genève, Zurich et Lugano, est dirigé par Christophe Durand, recruté en qualité de directeur commercial institutionnels en juin dernier.Il évoluait auparavant chez Equitim en tant que spécialiste en solutions de placement de trésorerie et a travaillé dans les produits structurés au sein de la SFIL et de la banque d’investissement de Société Générale. «Nous agissons en tant que distributeur de solutions d’investissement sur mesure auprès d’investisseurs qui peuvent être des clients directs, comme des entreprises ou des institutionnels par exemple. Nous pouvons également proposer des solutions à des spécialistes du conseil financier en investissement : banques privées, family officers, conseillers en gestion de patrimoine indépendants… Ainsi, nous ciblons les professionnels souhaitant conseiller leurs clients pour des problématiques et des enjeux forts de placement», indique Christophe Durand sur le site internet de Sesame Financial.
Réunis à Paris pour une journée d’échanges, les représentants du financement participatif européen ont souligné à la fois les difficultés et le grand intérêt du nouveau cadre règlementaire.
A l’été 2023, le taux d’usure sera mieux corrélé aux conditions de marché, les coûts de refinancements des banques seront stabilisés, comme les taux directeurs de la Banque centrale européenne.
Cyril Blesson des Cahiers de l'Epargne - Pair Conseil et également enseignant à l'universitéParis-Dauphineen magistère Banque-Finance-Assurance a rejoint le plateau de l'AGEFI Actifs pour décrypter le comportement des épargnants face à la crise. L'économiste aborde notamment l'impact de l'inflation sur le marché du crédit et ce que cela implique pour le marché.
Le deuxième rapport du Conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment et financement du terrorisme s'intéresse pour la première fois aux NFT, qui présentent des risques élevés.
Les détenteurs de 3,8 milliards d’euros de dettes sont invités à départager deux projets concurrents pour la restructuration financière du groupe de maisons de retraite.
L'accord rendra obligatoire la mise en place d'un dispositif de partage de la valeur à partir de 2025 pour les entreprises de moins de 50 salariés sous certains conditions.
Directeur de l’Ingénierie Patrimoniale en France, Vincent Aubuchou, est nommé directeur adjoint de la Banque Privée Edmond de Rothschild en France, en charge de la Transformation et de l’Innovation.
Après plusieurs articles de presse faisant part d'un possible abaissement de la hauteur minimum sous plafond à 1,80 mètre, le ministère de l'Ecologie a nié en bloc.
L'AMF n'est pas le premier régulateur à imaginer des exigences minimales pour les fonds durables mais il est en revanche le premier à le demander à l'échelle européenne et dans le cadre de SFDR.
C’est une partie stratégique qui se joue dans les coulisses des banques et des sociétés de gestion, mais qui n’en a pas moins son importance. Natixis Investment Managers, la filiale de gestion du groupe BPCE, a réalisé en toute discrétion un appel d’offres géant dans le courant de 2022 sur les prestations de conservation/dépositaire de l’ensemble de ses fonds au niveau mondial, indiquent plusieurs sources. Tous fonds et mandats confondus, Natixis IM gérait plus de 1.000 milliards d’euros fin 2022. C’est la première fois que Natixis remettait si massivement en cause une prestation jusqu’ici réalisée largement par son ancien partenaire capitalistique et historique Caceis. Caceis est né du rassemblement des activités titres du Crédit Agricole SA et des Caisses d’Epargne en 2005 puis de Natixis lorsque le groupe BPCE s’est formé en 2009. Après une longue période de réflexion, durant laquelle des offres de BNP Paribas et State Street auraient aussi été sur la table, Natixis IM a choisi de conserver Caceis pour l’administration de ses FCP et Sicav françaises mais aurait modifié certaines attributions revenant à Caceis à l’international, indiquent plusieurs sources concordantes. Ainsi, selon ces sources, Caceis a perdu plus particulièrement la conservation/déposition de l’ensemble des Sicav luxembourgeoises du groupe Natixis, y compris celles des affiliés américains, a appris NewsManagers. Concernant les affiliés européens, la bascule concerne les Sicav luxembourgeoises des affiliés Mirova et d’Ostrum, Mirova Funds et Natixis AM Funds (on trouve dans cette dernière des fonds d’Ostrum mais aussi de Seeyond et H2O). C’est le groupe Brown Brothers Harriman (BBH) qui aurait remporté l’essentiel du nouveau contrat. Le groupe américain travaillait déjà pour Natixis IM et ses affiliés mais sur une partie nettement moins importante. Difficile d’avoir le périmètre exact des encours concernés, aucune des sociétés interrogées n’ayant souhaité faire de commentaires ou répondre à nos questions. Effort sur les prix D’après une source proche des négociations, «Natixis IM souhaitait un prestataire qui lui permette plus particulièrement de répondre aux attentes de ses clients asiatiques. Le groupe voulait aussi en profiter pour revoir les prix à la baisse. Caceis a accepté de réviser ses marges pour gagner l’essentiel du contrat sur les fonds français. C'était très important car Natixis IM est son deuxième plus gros client après Amundi (filiale de gestion du Crédit Agricole, ndlr)». Selon cette même source, BBH a été privilégié pour les prestations internationales car Caceis est comparativement très peu présent en Asie. Certains observateurs font aussi le lien avec le fait que Caceis n’a pas hésité fin 2022 à entrer en négociations pour racheter les activités européennes d’asset servicing mises en vente par RBC Investor Services et surtout son centre associé situé en Malaisie qui emploierait près de 1.500 personnes. «Il a fait une offre alors même qu’il sortait d’un plan de «transformation». L’annonce de l’opération avec RBC a surpris plus d’une personne en interne car le groupe a conduit en 2021 un plan de suppression de 250 postes en France. Or, racheter ces activités de RBC Investors ramène près de 2.400 nouveaux salariés au niveau mondial», commente un observateur proche. En France, il s’agirait d’environ 150 personnes de plus qui pourraient rejoindre à terme le nouveau siège de Caceis, désormais basé sur le campus Evergreen du Crédit Agricole à Montrouge. «Il y a aussi des risques de gros doublons au Luxembourg où chaque groupe a plus de 800 personnes», ajoute la source. Le métier titres est toutefois sous la pression de l’atteinte d’une taille critique en permanence relevée en raison de l’augmentation des coûts. La gestion post-rapprochement ne sera pas menée par le directeur général actuel Jean-François Abadie qui a " fait valoir ses droits à la retraite», selon un communiqué de Caceis publié le mois dernier. L'équation inconnue entre BBH et State street Ce devait être l’opération de l’année dans les métiers titres: le rachat par State Street de BBH pour plus de 3,5 milliards de dollars. Le projet a finalement été abandonné de façon surprenante en décembre en raison des exigences des régulateurs, ont expliqué les deux groupes. Nul ne sait si l’annulation de cette opération a pu avoir, ou aura, des conséquences sur les relations entre Natixis IM et BBH puisque le deal était déjà annoncé.
Concordia,la holding de la famille Rothschild, - qui avait indiqué vouloir engager plusieurs investisseurs, agissant de concert, dans le projet de retrait de la cote de Rothschild & Co - a levé lundi soir une partie du voile sur l’identité de ses alliés et sur la future géographie du capital de la banque d’affaires. En cas de succès, le futur tour de table serait composé de Concordia à 55%, suivi d’un groupe d’investisseurs familiaux français et européens détenant un total d’environ 35% du capital. Six d’entre eux détiendraient des blocs de l’ordre de 5%, sans possibilité de sortie avant huit ans, ni garantie de liquidité secondaire à ce terme. La famille Maurel et Edouard de Rothschild, déjà présent dans le concert actuel, disposeraient respectivement 5,5% et 5,3% du capital de Rothschild & Co, tandis que les familles Dassault – à travers «Groupe Industriel Marcel Dassault» - et Giuliani, elles aussi déjà présentes - se «reluraient» pour passer d’environ 2% du capital actuel à 5%. L’italien mais résident suisse Giammaria Giuliani qui interviendrait via différents véhicules d’investissement est un investisseur connu dans le secteur pharmaceutique. Il est notamment actionnaire de Royalty Pharma, un des spécialistes du mode de rémunération des «royalties» dans le secteur de la santé. Enfin, la famille Peugeot – via Peugeot Invest – ainsi que les familles Wertheimer et Heilbronn – via leur family office Mousse Capital - feront leur entrée au capital. Peugeot Invest a précisé hier soir s’être engagée à investir aux côtés de Concordia et d’autres investisseurs de long terme et pourrait détenir, en cas de succès de l’offre, jusqu’à 5,1% du capital de Rothschild & Co. Peugeot Invest aurait vocation à être représentée au conseil de surveillance de Rothschild & Co. Les «partners» à 10% La composition du dernier bloc de 5% n’est pas précisée. Elle comprendrait des «investisseurs familiaux de long terme», présents avec des tickets de taille plus réduite, notamment des membres de la famille Rothschild anglaise (dont Hannah Rothschild). Le nom de la famille Dentressangle est également évoqué. Enfin, les banquiers-associés de Rothschild & Co, regroupés dans une nouvelle entité baptisée «Rothschild & Co Partners», pourraient se partager jusqu’à 10% du capital.
Quelques jours après l'entrée en négociations exclusives avec le groupe LFPI qui souhaite prendre le contrôle de son entreprise, Marc Renaud, président de Mandarine Gestion, explique les enjeux autour de cette opération.
La commission ITRE a renforcé, dans le cadre de la révision de la directive EPBD, les objectifs de performance énergétique du parc public comme privé. L'obligation pour les banques d'augmenter la performance énergétique de leur portefeuille de prêts reste encore floue.
La filiale de La Banque Postale offre aux entreprises l’opportunité de financer une partie du crédit de leurs employés. Des structures comme Sage et Eurotech Dental sont déjà intéressées par le dispositif.
Le fonds de capital-investissement à impact Alter Equity et le cabinet de conseil spécialisé dans l’environnement Carbone 4 annoncent ce lundi le développement de la première méthodologie d’évaluation des impacts environnementaux des entreprises adaptée au private equity. Cette méthodologie a pour ambition de mesurer l’impact des entreprises au-delà du seul bilan carbone, en évaluant également leur impact sur la biodiversité et les ressources naturelles abiotiques (non vivantes). «Nous voulions mesurer l’impact de nos participations mais nous ne trouvions pas d’outil transversal de qualité. Il nous semble qu’il s’agit d’un développement historique pour la finance à impact, car il rendra accessible aux fonds d’investissement ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises une méthode d’évaluation globale de leur impact sur l’environnement», se féliciteFanny Picard, présidente d’Alter Equity. En matière de climat, la méthodologie utilise l’expertise déjà éprouvée de Carbone 4 dans la mesure de l’empreinte carbone et les calculs d’émissions de gaz à effet de serre évitées. La nouveauté réside donc dans la manière d’évaluer l’impact de l’activité des entreprises sur la biodiversité et les ressources naturelles abiotiques. Pour la première, «nous avons développé un indicateur qui repose sur les définitions et standards établis par l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, ainsi que la base de données ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure», explique Clémence Lacharme, manager chez Carbone 4. «Nous nous appuyons sur ces travaux scientifiques et les rendons accessibles et opérationnels pour les entreprises», ajoute-t-elle. Sur la partie ressources, la méthodologie s’appuie sur les sept piliers de l’économie circulaire de l’Ademe et sur la classification des 30 matières premières critiques définies par la Commission européenne en 2020. Mesure sociale en parallèle Une première version de la méthodologie a été finalisée et testée sur des participations d’Alter Equity. «L’objectif est d’identifier les entreprises qui ont un impact positif sur un des trois piliers et d’analyser comment améliorer les autres piliers, indique Clémence Lacharme. De cette façon, nous pouvons identifier les pépites en matière d’impact et les aider à se développer sans dégrader leur impact environnemental. Et cela permet de sensibiliser les entreprises, qui portent déjà une forte attention à l’empreinte carbone, aux sujets de la biodiversité et des ressources naturelles.» «Par exemple, si une entreprise a évité des milliers de tonnes de CO2 grâce au recours à l’énergie solaire, mais avec des panneaux photovoltaïques qui utilisent des ressources critiques, l’outil permettra d’en rendre compte, ce qui nous conduira à travailler cet aspect», illustre Fanny Picard. Une fois éprouvée, cette méthodologie est appelée à être partagée au-delà d’Alter Equity, d’abord à destination des PME jugées plus agiles que les grands groupes cotés pour améliorer leur impact rapidement. En parallèle, Alter Equity a développé sa propre méthode de mesure de l’impact social et sociétal des entreprises, qui complète la partie environnementale. Elle permettra aussi d’identifier d’éventuelles problématiques non communiquées par la direction de l’entreprise. «Nous interrogerons également les salariés afin de percevoir des signaux sur d’éventuels problèmes au sein des entreprises et de les traiter au plus vite», détaille Fanny Picard.Une manière d’éviter un nouveau scandale Orpea.
La Commission de contrôle des activités financières (CCAF) a agréé la branche monégasque du groupe de gestion d’actifs et de gestion privée Iris Finance, a appris NewsManagers. Iris Finance fait partie de la holding Iris Finance International, par ailleurs propriétaire du gestionnaire d’actifs Chahine Capital. Iris Finance Monaco a été agréée à la mi-novembre 2022. Sa licence couvre la gestion de portefeuilles pour le compte de tiers; la réception et la transmission d’ordres pour le compte de tiers;le conseil et l’assistance dans les activités mentionnées précédemment.
La nouvelle unité de compte est accessible par les clients de la banque privée du groupe via les contrats d’assurance vie, de capitalisation et les supports retraite.