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10 questions sur le crédit privé

Apollo
Alors que le crédit privé poursuit son expansion, il est plus important que jamais pour les investisseurs de bien se renseigner avant d’investir. Nous répondons aux dix questions clés à poser aux gestionnaires de crédit privé.
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Tout d’abord, quel vintage de prêts avez-vous dans votre portefeuille ?

Avant que la Réserve Fédérale américaine (Fed) ne commence à relever les taux, le levier financier octroyé aux entreprises était nettement supérieur à celui accordé depuis. Lorsque les taux directeurs ont ensuite fortement augmenté, les ratios de couverture des intérêts de ces prêts plus anciens ont chuté, augmentant ainsi la probabilité d’un défaut de paiement ou d’une conversion des intérêts en paiement en nature (payment in kind ou PIK). En conséquence, nous avons constaté une importante dispersion des indicateurs de crédit en fonction du millésime des fonds, à savoir l’année au cours de laquelle les fonds ont effectué leurs premiers investissements.

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Alex Wright, Global Wealth Strategist  - 

Quelle proportion des revenus issus de votre investissement dans le crédit privé est payée en nature ?

• Nous soulignons l’importance de bien comprendre le mécanisme du paiement des intérêts en nature, dans un environnement où les taux d’intérêt restent durablement élevés. Pour ceux qui ne connaissent pas bien ce concept, le PIK consiste à capitaliser les intérêts plutôt que de les verser au prêteur sous forme de coupons en espèces. Par exemple, si un prêt de 10 000 $ est assorti d’intérêts PIK de 10 %, son principal se verra porté à 11 000 $ et les intérêts de 10 % s’appliqueront désormais à ce nouveau solde, le tout étant remboursé à échéance.
• Ce mécanisme est couramment utilisé par les fonds de crédit privé.
• Plus précisément, vous pourriez vous renseigner sur le niveau des PIK en pourcentage du revenu net des investissements du fonds. Pourquoi est-ce important ? Pour plusieurs raisons. Les PIK peuvent signaler une détérioration de la qualité de crédit d’un portefeuille et constituer les premiers signes avant-coureurs de tensions appelées à s’accumuler. Plus important encore, les PIK ne sont pas versés en espèces à l’investisseur, ils sont cumulés au principal d’un prêt que l’entreprise doit rembourser à échéance. Nous pensons que les revenus en espèces sont préférables étant donné que le crédit privé est une stratégie axée sur le rendement.

Quelle est la part de PIK prévue à la structuration du prêt, et quelle part provient d’un amendement pour permettre un allègement de la charge?

• Tous les PIK ne se valent pas. Ils peuvent prendre différentes formes et engendrer différents niveaux de risque. Le PIK décidé lors de la structuration du prêt, permet à l’emprunteur de payer les intérêts en nature au cours de la première année. Lors de la structuration du prêt, une analyse approfondie des conditions de financement sont effectuées par le prêteur afin de s’assurer de la bonne utilisation des liquidités ainsi économisées.

• Le PIK mis en place par amendement est différent et pourrait refléter une plus grande instabilité chez certains emprunteurs ou au sein des portefeuilles. Pour éviter le défaut, le prêteur et les emprunteurs peuvent convenir d’un paiement des intérêts en nature, masquant ainsi la véritable qualité du crédit de l’emprunteur et reportant à plus tard un éventuel défaut.

Quel est le ratio dette totale/EBITDA sur les quatre derniers trimestres ?

• L’endettement par rapport à l’EBITDA est un indicateur de crédit qu’il est important de surveiller au sein d’un fonds. On l’appelle plus communément « effet de levier ». Si vous constatez une hausse du ratio dette/EBITDA, cela peut traduire une détérioration des flux de trésorerie des entreprises sous-jacentes, offrant ainsi un autre indicateur de la solidité financière du portefeuille.

Quel est l’effet de levier au sein des fonds de crédit privé ?

• Certains fonds sont autorisés à utiliser un effet de levier pouvant aller jusqu’à 2x.
• Les profils d’endettement varient d’un fonds à l’autre. Dans certains fonds cotés aux États-Unis, qui tendent à se négocier comme des actions, il n’est pas rare d’observer un effet de levier supérieur à 1x. En d’autres termes, un fonds emprunte 1 dollar pour chaque dollar de fonds propres.
• Pour certains fonds traditionnels non-cotés en bourse, les niveaux de levier sont restés inférieurs à 1x et peuvent descendre en deçà de 0,5x. Il est essentiel de surveiller ce paramètre : si l’effet de levier peut amplifier les rendements, il accentue également les pertes en période d’instabilité.

Quel est le ratio EBITDA/charges d’intérêts sur les quatre derniers trimestres ?

• C’est comme si l’on additionnait les EBITDA de l’ensemble des entreprises du portefeuille, puis que l’on divisait ce total par la somme de leurs charges d’intérêts. Un niveau plus élevé est préférable car il reflète une plus grande solidité des fondamentaux de crédit du portefeuille.

• Si une entreprise venait à connaître des difficultés ou si l’économie entrait en récession, disposer d’une couverture des intérêts solide offrirait une meilleure sécurité ; même avec un EBITDA en recul, l’emprunteur resterait en mesure d’assurer le service de sa dette. Toute tendance à la baisse de ces ratios au cours de l’année écoulée pourrait signaler que les entreprises commencent à rencontrer des difficultés.

Quel est le pourcentage du portefeuille dont le ratio de couverture des intérêts est inférieur à 1:1 ?

• La couverture des intérêts est un concept assez simple à comprendre : combien de fois une entreprise peut-elle assurer le paiement de ses intérêts ? Lorsque les taux d’intérêt sont bas, les emprunteurs peuvent aisément honorer le paiement de leurs intérêts car le coût du capital n’est pas trop contraignant. Lorsque la Fed a commencé à relever ses taux en 2022, le coût du capital a grimpé en flèche pour les emprunteurs, à mesure que les taux directeurs augmentaient.

• Alors que les taux sont restés élevés sur une période prolongée, nous avons constaté que les entreprises à fort effet de levier étaient confrontées à davantage de difficultés, avec notamment une baisse des ratios de couverture des intérêts.

Quel est votre ratio prêt/valeur (loan-to-value, LTV) ?

• La LTV, ou ratio prêt/valeur, est une notion clé pour les investisseurs en crédit privé. Elle représente la marge de sécurité dont dispose l’investisseur avant d’enregistrer des pertes sur son investissement. Prenons l’exemple d’une maison d’une valeur d’un million de dollars, qui pourrait nécessiter un apport initial de 30 %, le reste étant financé par un prêt hypothécaire de 700 000 $. Cela équivaudrait à une LTV de 70 %.

• La LTV est un ratio important pour les investisseurs car elle est étroitement liée au vintage des prêts. De 2018 à 2021, les SDC ont consenti des prêts à des LTV élevées, de l’ordre de 50 à 70 %. Ces niveaux restaient gérables lorsque les taux directeurs étaient à zéro, mais nous avons constaté que les prêts plus anciens étaient plus vulnérables dans un contexte de taux durablement élevés.

• Sur le marché actuel, les emprunteurs qui ont contracté des prêts avec une LTV élevée peuvent être amenés à devoir se refinancer avec une LTV plus faible et des taux plus élevés, ce qui représente un véritable défi de refinancement.

Quel pourcentage du portefeuille est directement affecté par les droits de douane ?

• Voilà une autre question à se poser pour mieux comprendre la composition d’un portefeuille. Des secteurs comme l’automobile, la distribution et l’industrie pourraient être confrontés à des vents contraires en raison des droits de douane et de la nature de leurs chaînes d’approvisionnement.

• Les droits de douane pourraient fausser les revenus des emprunteurs dans ces secteurs et avoir un impact négatif sur leurs indicateurs de crédit, tels que la couverture des intérêts et l’effet de levier. Les droits de douane pourraient conduire les entreprises à gonfler leurs stocks, ce qui reviendrait à immobiliser une part accrue de leur trésorerie dans le cycle d’exploitation. Les secteurs orientés vers les services, tels que les médias, les télécommunications et les logiciels, pourraient se révéler moins sensibles à ces taxes.

Enfin, la question la plus importante reste à savoir, dans quelle mesure l’intérêt du gestionnaire et ceux des investisseurs sont alignés ?

• C’est un élément essentiel à prendre en compte lors de l’évaluation d’un investissement. Si le gestionnaire investit aux côtés de l’investisseur, cela crée un alignement des intérêts et des résultats. Si le gestionnaire investit son propre capital au bilan, il sera forcément amené à faire une analyse détaillée du risque de crédit et à rechercher le maximum de rendement par unité de risque.

Informations importantes

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