Raisin obtient une licence bancaire grâce à MHB Bank
La plate-forme allemande d’open banking va pouvoir accélérer son développement à l’international.
Publié le
Ajouter à vos sources préférées
Ajouter en favori
Daxia Rojas
Dr. Frank Freund, Dr. Tamaz Georgadze et Michael Stephan, les cofondateurs de Raisin.
-
Photo Raisin.
Raisin ne s’arrête plus. Après une levée de fonds de100 millions d’euros début février, la plate-forme d’open banking berlinoise annonce ce jeudi le rachat de la banque allemande MHB Bank. L’opération reste soumise à l’approbation finale de l’autorité financière allemande et de la Banque centrale européenne.
«Cela fait plus d’un an que nous travaillons sur cette acquisition. À mesure que nous devenons plus mature, plus international, l’obtention d’une licence bancaire est devenue essentielle pour croître en Europe», explique à L’Agefi Tamaz Georgadze, directeur général de Raisin. Grâce à cette licence bancaire et au mécanisme de passeport européen, la plate-forme qui disposait jusqu’à maintenant d’une licence de courtier et d’intermédiaire en opérations de banque, pourra accélérer le déploiement en Europe de sa gamme de produits de dépôt et d’investissement, comme les portefeuilles ETF accessibles uniquement aux consommateurs allemands pour l’instant. C’est un atout de taille pour Raisin qui veut s’implanter en Irlande, en Italie et doubler son nombre de clients, s'élevant à 165.000, d’ici 2020.
Contrôlée par le fonds américain de private equity Lone Star, MHB Bank compte 35 employés basés à Francfort et travaille depuis cinq ans avec Raisin. «MHB gère la partie bancaire de notre plate-forme, notamment les tâches d’identification clients (KYC) et les paiements depuis nos débuts, détaille Tamaz Georgadze. Avec ce rachat, Raisin ne devient pas une banque. Il n’y aura pas de fusion, les deux entreprises seront séparées», précise-t-il. L’opération entraînera tout de même une simplification des formulaires de conditions générales pour les clients de la fintech et une meilleure intégration des services de la plate-forme pour ses 67 partenaires bancaires.
Raisin souhaite, par ailleurs, étoffer les équipes de MHB et investir dans l’amélioration de son interface de programmation (API) et de ses technologies de paiement. Pour ce faire, Tamaz Georgadze mise sur l’augmentation de partenariats entre MHB Bank et des fintech, comme celui signé en janvier par la banque avec la plate-forme allemande de prêt instantané Vexcash.
En 2017, MHB Bank a généré un chiffre d’affaires de 4,3 millions d’euros. Raisin de son côté, qui ne communique pas sur sa rentabilité, a vu son volume de dépôts doubler pour atteindre 11 milliards d’euros. Elle n’exclut pas d’autres acquisitions dans le futur, notamment au Royaume-Uni, où elle a déjà racheté son concurrent PBF Solutions, et au Moyen-Orient.
Le gouvernement revoit les seuils permettant aux professionnels de proposer des facilités de paiement sans relever du régime classique des IOBSP. Le nouveau cadre porte à 1.000 opérations annuelles le plafond applicable à certaines solutions de paiement différé de faible montant.
Le fonds de capital-investissement cède, aux côtés d'autres actionnaires, sa participation dans la société israélienne spécialisée dans la détection de la fraude en ligne par biométrie comportementale.
Organisé par L’Agefi, l’AM Tech Day 2026 réunira les professionnels de l’asset management, du wealth management, du trading et des technologies financières autour des grands enjeux de souveraineté numérique, d’IA, de cybersécurité, de blockchain, d’exécution et d’innovation.
Les deux fonds ciblent respectivement l'inférence des modèles d'IA et les systèmes de refroidissement et d'alimentation des centres de données. Une manière de fractionner davantage l'exposition des investisseurs à la chaîne de valeur de l'IA.
SERIE D’ETE (2/5). Deux droites, une même étiquette, mais parlent-elles vraiment la même langue ? Entre Les Républicains français et le Parti républicain américain, les lignes bougent, se croisent et parfois s’opposent
En affectant l'agriculture, la productivité mais aussi l'investissement, le changement climatique risque d’agir comme un amplificateur des inégalités entre pays
Dans son thriller politico-militaire, « Un état-major particulier », Ivan Sand, fin connaisseur des armées, plonge son lecteur dans une opération extérieure rendue avec réalisme