N26 vise large pour grandir en France
Malgré la pandémie, la néobanque allemande N26veut montrer qu’elle se porte bien. Elle lance aujourd’hui « N26 Smart », une nouvelle offre premium à moins de 5 euros par mois. «L’offre va s’intercaler entre N26 Standard et N26 You. Le client aura accès à des outils de gestion plus fine, par exemple à l’aide par téléphone 24h/24», précise à L’Agefi Jeremie Rosselli, directeur général de N26 France et Benelux.
L’offre qui se veut «compétitive» donne accès à certains services (assurance…) ou encore permet d’épargner grâce à la fonctionnalité ‘arrondis’, arrondissant chaque achat à l’euro supérieur. N26 Smart sera disponible dans 23 des 25 marchés où N26 opère déjà. Elle ne sera pas accessible en Suisse ni aux Etats-Unis où la néobanque s’est lancée il y a peine un an, et où elle revendique 500 000 clients.
Avec cette offre qui vise à la fois les particuliers comme les auto-entrepreneurs, la néobanque aux 5 millions de clients, ambitionne d’atteindre 100 millions de clients dans les prochaines années. «Nous voulons proposer une offre qui s’adresse à plus de clients. Nous sommes déjà rentables en France, cette offre devrait nous permettre de développer notre croissance et notre nombre de clients», explique le dirigeant.
La néobanque revendique 1,6 million de clients en France. «Dans les prochains mois, nous arriverons aux 2 millions de clients en France. Ce type d’offre nous permettra de passer au delà et de viser les 5 millions de clients», ajoute-t-il. Les clients N26 France sont présents dans plus de 12.000 villes, 40 % d’entre eux ont plus de 35 ans.
Cette nouvelle offre s’inscrit dans une stratégie plus large pour la néobanque. N26, qui compte plusieurs milliards d’euros sous gestion, souhaite miser sur l’épargne en 2021. «Nous avons noué un partenariat avec Raisin en Allemagne, qui ne concerne à ce jour que les clients allemands. L’idée est d’étendre ce partenariat au reste des pays où N26 est présent, en visant la France au départ», souligne le patron français.
Pendant les périodes de confinement, ses clients français ont épargné 300 euros par mois. Depuis fin octobre, N26 applique une taxe de 0,5% aux dépôts détenus au-dessus de 50.000 euros, l’idée étant de réorienter les dépôts de ses clients vers les solutions d’épargne.
N26 vise un nouveau tour de table en 2021, qui pourrait lui faire dépasser sa valorisation actuelle de 3,5 milliards de dollars.
Plus d'articles du même thème
-
CDP Venture Capital SGR soutient les start-up de la deeptech italienne
La filiale de la Caisse des dépôts et consignations italienne a investi dans le cinquième fonds du gérant français Jolt Capital, visant à financer la croissance internationale des start-up de la deeptech en Europe. -
Crédit Agricole Assurances fait ses premiers pas dans la finance tokenisée avec Amundi
Le premier assureur de France a réalisé un investissement de 100 millions d’euros dans un fonds tokenisé par le gérant maison. -
Spiko lève 90 millions de dollars en série B
Le leader français des fonds monétaires tokenisés a levé 120 millions de dollars depuis sa création en 2023.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
Sociétés civiles de placement immobilier : la crise n’est pas finie !
Vendue avant 2020 comme étant un placement sans surprise, la société civile de placement immobilier ne l’est pas. Le marché a fait le tri entre les patrimoines. Certaines SCPI n’ont pas vu leur valeur liquidative chuter et affichent des rendements alléchants, mais d’autres en revanche ne sont toujours pas tirées d'affaire. Des investisseurs qui veulent sortir restent piégés, d’autres sortent à tout prix. Même si cela ne représente qu’une partie du marché, cela oblige à repenser l’investissement dans la pierre-papier. D’autant que la hausse des taux pèsera sur les prix de parts. -
Marine Le Pen et le Conseil constitutionnel : les dessous d’un bras de fer
En réclamant la démission de Richard Ferrand, Marine Le Pen entre en conflit ouvert avec les Sages. Derrière l’affrontement, une question stratégique : comment appliquer son programme sans se heurter aux règles constitutionnelles, ni donner le sentiment de vouloir passer en force ? -
Seine colèreAnne Hidalgo sera-t-elle rattrapée par le « tsunami judiciaire » du périscolaire ?
Une nouvelle plainte vient d’être déposée par 24 familles contre Anne Hidalgo, ses anciens collaborateurs et toute la chaîne hiérarchique pour « mise en danger d’autrui », « non-dénonciation de mauvais traitements ou agressions sexuelles sur mineurs », et « non-assistance à mineurs en danger »