N26 ambitionne d’être la première banque digitale en France en 2019
Où s’arrêtera l’ascension de N26 ? La banque mobile allemande a annoncé mardi, à l’occasion du Paris Fintech Forum, sa volonté d’atteindre 8 millions de clients dans tous ses marchés existants, plus aux Etats-Unis – où elle prévoit de s’implanter au premier semestre –, d’ici à la fin de l’année. En France, N26 table sur 2 millions de clients en 2019. «Nous sommes déjà la néobanque à la plus forte croissance en France. Nous doublons notre nombre de clients tous les huit mois», explique à L’Agefi Maximilian Tayenthal, cofondateur et directeur financier de N26. «Le but, c’est d’être la première banque digitale du territoire français», complète Jérémie Rosselli, directeur général de N26 France. Si la banque refuse de donner ses objectifs précis pour le marché américain, Maximilian Tayenthal assure qu’ils visent «des millions de clients» au sein d’un environnement bancaire «gigantesque» et «très fragmenté». «Il n’y a aucun concurrent qui propose une vraie alternative aux comptes bancaires traditionnels aux Etats-Unis», selon lui.
En attendant, N26 compte déjà une base de clientèle de 2,3 millions de clients en Europe en 2018, dont 600.000 en France. Parmi eux, 50% à 60% seraient des clients actifs. «Pour nous, la domiciliation des salaires n’est pas l’indicateur le plus important, nous voulons que nos clients utilisent nos produits, nos cartes et que cela génère de l’activité», indique le directeur financier. Pour accompagner cette courbe de croissance exponentielle, en forme de «crosse de hockey», la néobanque a levé en janvier 300 millions de dollars (260 millions d’euros), ce qui la valorise à 2,7 milliards. C’est l’un des plus gros tours de table pour une fintech en Europe. N26 compte doubler ses effectifs, d’aujourd’hui 800 employés entre ses bureaux à Berlin, Barcelone et New York. Par ailleurs, chaque nouveau client rapproche la banque mobile de la rentabilité, même si «les flux de trésorerie que nous générons sont réinvestis dans nos équipes et dans le développement de notre base de clientèle», affirme Maximilian Tayenthal.
Côté produits, la banque veut proposer à ses clients d’ouvrir et de fermer des comptes instantanément, d’utiliser des cartes dédiées qu’ils puissent partager en fonction de l’usage. «Il faut que l’ouverture d’un compte devienne aussi facile que la création d’un groupe WhatsApp», souligne Maximilian Tayenthal. Ces innovations devraient être lancées dans le courant de l’année.
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