Dédiée aux projets de développement durable, le site de financement participatif espère mieux répondre aux demandes des emprunteurs et des institutionnels.
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Solenn Poullennec
Lendosphere est une plate-forme de financement participatif dédiée aux projets de développement durable. Capture écran.
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La plate-forme de financement participatif Lendosphere va proposer d’ici à la fin de l’année aux particuliers et institutionnels d’investir via des obligations, ce qui devrait lui permettre de mieux répondre aux attentes des emprunteurs tout en élargissant sa base d’investisseurs.
Dédiée aux financements de projets liés au développement durable, la plate-forme offrait jusqu’à encore peu de temps de réaliser des prêts classiques et de recourir à des bons de caisses. A la suite de l’encadrement de ces derniers, rebaptisés minibons, Lendosphere a troqué début novembre son statut de statut d’intermédiaire en financement participatif (IFP) pour celui de conseiller en investissements participatifs (CIP) et a recentré son offre sur les seuls minibons et obligations.
«Ces deux outils sont complémentaires à beaucoup d’égards», explique la co-fondatrice de la société Laure Verhaeghe. Les minibons ont une maturité pouvant aller jusqu'à cinq ans et les remboursements doivent se faire sur une base trimestrielle au maximum. Autant de contraintes qui peuvent refroidir les emprunteurs et que ne présentent pas les obligations, dont les émissions seront cependant limitées à 2,5 millions d’euros par projet (contre 2,5 millions par émetteur sur 12 mois glissants pour les bons de caisse). «Aujourd’hui, les fonds d’investissement ne peuvent pas acheter de minibons. En revanche, ils peuvent souscrire à des obligations», souligne Laure Verhaeghe.
Signe que les obligations permettent d’attirer les institutionnels, Allianz France devrait participer à la première levée obligataire de Lendosphere via son fonds dédié géré par Eiffel Investment Group. L’assureur avait annoncé en 2015 la signature d’un partenariat avec la plate-forme pour investir dans des projets liés à la transition énergétique et sélectionnés par Eiffel. Il s’était alors engagé à miser le double des montants investis par ses clients et les habitants des collectivités concernées par ses projets. Selon Laure Verhaeghe, la société a déjà investi dans deux projets.
A ce jour, Lendosphere, qui revendique quelque 4.300 inscrits, a mené des collectes pour 44 projets et prêté un peu plus de 10 millions d’euros. Selon le baromètre établi en début du mois par le site crowdlending.fr, Lendosphere était la deuxième plate-forme de financement participatif des entreprises via des prêts (crowdlending) française avec quelque 7,48 millions d’euros prêtés en 2016. Même si elle reste loin derrière Lendix, elle se place devant Unilend.
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