Lendix renforce son modèle et s’exporte
Après trois ans d’activité, non seulement Lendix est toujours là, mais c’est aussi la première plate-forme de crowdlending en France avec une part de marché de 56%, soit plus de 60 millions d’euros prêtés en 2017 et autour de 130 millions d’euros octroyés au total depuis avril 2015.
Le chiffre d’affaires de la plate-forme représentant 5% des montants prêtés, il devrait s’établir autour de 3 millions d’euros pour l’année 2017. Selon Olivier Goy, son fondateur, le modèle fonctionne et s’améliore en continu.
Côté investisseurs, Lendix compte environ 11.000 prêteurs actifs (30.000 inscrits) qui contribuent à hauteur de 20% des prêts consentis. Le reste est apporté par des institutionnels, compagnies d’assurance, asset managers, family offices mais aussi Bpifrance ou la BEI, par le biais de plusieurs fonds, le premier de 26 millions d’euros en 2015, puis 90 millions d’euros en juillet 2017 et le plus récent de 200 millions d’euros qui seront investis sur les 12 à 18 prochains mois.
Côté emprunteurs, Lendix cible des PME établies et en bonne santé qui cherchent un financement rapide et sans garantie, même si le taux proposé est plus élevé que celui des banques. Le premier fonds a financé 106 projets et le deuxième 234. Le taux de défaut s’établit à 0,78%.
Pour «grandir vite mais de manière raisonnée», Lendix a étoffé son équipe d’analystes crédit grâce au recrutement d’anciens de GE Capital, notamment, et constitué un pôle européen dans la mesure où la plate-forme est présente en Espagne et en Italie depuis l’année dernière. L’effectif total atteint les 75 collaborateurs. Lendix a également amélioré sa technologie pour affiner son analyse des dossiers et ainsi sélectionner plus rapidement les projets les plus à même d’être financés après examen par les analystes. Les données peuvent être fournies en téléchargeant les pièces mais aussi en permettant à Lendix d’accéder directement aux relevés bancaires de l’entreprise. L’enrichissement des sources de données, y compris en Espagne et en Italie, contribue également à renforcer les modèles d’octroi. Ainsi, l’acceptation d’un crédit, qui prend en moyenne 48 heures, devrait se réduire à 24 heures d’ici fin 2018. Lendix envisage même d’ouvrir sa plate-forme en lending as a service, comme l’a fait Kabbage avec ING pour les prêts aux professionnels. La fintech prévoit désormais de s’installer en Allemagne et aux Pays-Bas où elle recherche ses représentants locaux.
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